Maxillaire

 Mercredi 17 août 2005

Apprendre quelque chose, c’est toujours positif. Mais repenser à ce que l’on a fait jusqu’alors, dans l’ignorance de ce qu’on vient d’apprendre…


Prenons un exemple! En tournant, ce matin, des scènes relativement burlesques du pilote, j’ai enfin compris que je pouvais éviter de tendre les muscles de ma mâchoire. Oui, je sais, ça a l’air dérisoire et pourtant…

Jusqu’alors, dès que je m’engageais sur la voie du burlesque, je me façonnais une espèce de masque, le bas du visage tendu à la fois vers le bas et sur les côtés (un peu comme Chirac quand il fait croire qu’il pense), comme si les muscles en jeu agissaient sur tout le reste du corps et voulaient signifier en prime : "attention, ça va être drôle!". Souvent, les enfants, dès qu’ils veulent faire les "rigolos", se croient obligés de loucher. Moi, je titille le maxillaire!

J’avais beau savoir ça depuis longtemps, je ne pouvais pas m’en empêcher : je crispais!


Allez savoir pourquoi, aujourd’hui, je suis arrivé à faire l’idiot avec ma propre tête.


Il y a bien évidemment des raisons. La première est sans doute les enseignements que j’ai tiré de "Cache-cache". La seconde est que Philippe Fernandez voulait que ce personnage soit un mélange du personnage que je jouais dans son premier film (en en faisant des tonnes) et celui, plus discret que je jouais dans les suivants. J’ai donc choisi de détendre le burlesque du premier. Et ça marche! Enfin… j’espère.

Vous me direz en voyant le film!

 
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