Laboratoire

Lundi 12 septembre 2005
La distribution d’un film est une affaire complexe. Date, nombre de salle, type de promotion, presse.

Pour la presse, on n’a pas vraiment le choix. Elle aime ou elle n’aime pas. Il suffit d’écouter le Masque et le Plume ou de lire Libé pour constater le décalage entre le goût des journalistes et celui du public. Si encore on pouvait dire que les journalistes détestent ce qu’aime le public, ça serait simple. Mais c’est ailleurs que ça se joue. Les journalistes sont souvent de parti pris pour des raisons étrangères au film lui-même : l’actualité du moment, les prises de position d’autres journaux, les relations personnelles… Difficile de compter sur eux pour se faire une idée. Et pourtant, une critique incendiaire ou nonchalante est toujours un handicap pour le film !

La date de sortie devant être choisie longtemps à l’avance, il est impossible de savoir dans quel contexte elle aura lieu. Quelle sera l’humeur du public, la tendance du moment ?

Après, le nombre de copies et le type de promotions sont des paris financiers qui peuvent tenir de la roulette. Les produits commerciaux ciblés sont assurés d’un remplissage minimum mais pour les autres…

Hé bien, cette semaine, nous allons nous livrer à des expériences avant la sortie de « Cache cache ». On sait déjà que la presse est partagée. Mais le distributeur se demande si ce film tout public ne mériterait pas d’être ciblé aussi « jeune public ». C’est en effet un conte qui met en scène des enfants et un « fantôme ». Pour tester cette hypothèse, des projections ont été organisées pour un public scolaire. Mercredi et jeudi, on aura une idée plus précise.

Pour vous, il faudra attendre début janvier !

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