Scopitone, tu m’étonnes!

lundi 19 septembre 2005
A la terrasse d’un café, sur mon petit carnet noir en moleskine, j’avais noté le plan de mon intervention à la présentation de saison de l’OARA. C’était clair et concis. Je ne sais pas ce qui m’a pris, peut-être l’effet des projecteurs, le public composé du microcosme du théâtre bordelais, je me suis mis à bafouiller n’importe quoi, à dire ce que je m’étais juré d’éviter de dire, à ne rien dire de ce que j’avais pris soin de noter sagement quelques dizaines de minutes plus tôt. Je me suis rassis à ma place tout rouge, feignant la décontraction, pétri de honte, imaginant les excuses que j’allais pouvoir servir à ceux qui me donnent l’immense privilège de créer mon «Scopitone » en février 2006.

En fait, mon intervention semble avoir plu. Ce flot de maladresse avait dû mettre un peu d’animation dans le ronron des voix posées et des mots pesés.

Le rendez-vous a en tout cas été très fructueux. Il a officialisé l’existence du projet, m’a fait rencontrer des partenaires potentiels et a attisé mon imaginaire scopitonien. Il faut d’ailleurs que je note plusieurs idées qui me sont venues !

Un seul regret : celui ne n’avoir pas filmé mon intervention. Elle aurait eu sa place dans le spectacle !

Demain, changement de décors. Je vais à Pau pour présenter Connaissance du Monde avec Philippe Fernandez et Cache cache avec Yves Caumon, dans le cadre des Rencontres du Cinéma Français.

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