Heure du bilan avant la fête

Samedi 31 décembre 2005
Dernier jour de 2005. Faisons une petite rétrospective nombrilo-professionnelle de l’année !

Elle a commencé par le tournage du dernier plan de « Cache-cache ».

S’en est suivi une longue période de tournage sur « Indigènes » qui aura été l’événement majeur.

En mai, je suis descendu à Cannes pour « Cache-cache » qui était présenté à la quinzaine. Moment très agréable !

Nous n’avons pas pu terminer le film de Philippe Fernandez. On s’en chargera au printemps.

J’ai incarné des petits rôles dans des téléfilms et un joli dans « la Désobéissance » de Patrick Volson.

Je n’aurai décidément pas touché un centime du long-métrage que je suis allé tourner du côté de Rouen (l’arnaque de l’année !).

Une apparition dans le court métrage d’Olivier Volcovici.

Vivement 2006 pour voir éclore tout ça !

Très gauche…

Mardi 27 décembre 2005
Français, tu n’as pas assez d’argent ? Grâce au gouvernement, si tu es propriétaire, tu pourras emprunter ce que tu veux pour acheter plein de trucs inutiles. Et quand tu ne pourras plus payer, ça ne sera pas grave. On prendra ta maison. Pour te sortir de la merde, tu pourras demander à ton frère ou à tes parents d’hypothéquer à leur tour leur maison.

Dire qu’en 2002 les électeurs ne voyaient pas de différence entre la gauche et la droite…

Heureusement que mon agent ne lit pas ça. Elle ne souhaite pas qu’on affiche ses opinions politiques.

et pan, sur les fesses!

Je hais les critiques quand ils s’attaquent aux personnes, au-delà de l’œuvre.

J’ai fait un cauchemar cette nuit dans lequel tout ce que je faisais démontrait ma bêtise et mon mauvais goût. J’ai réalisé à mon réveil que c’était trois mots d’Antoine de Baecque dans Libé d’hier qui m’avaient atteint. Il termine son article consacré à « Angel A. » de Besson par « vulgarité du parvenu ».

On a tous vu Besson à la téloche, ces jours-ci. Il nous a rappelé qu’il a commencé comme technicien, manutentionnaire… Je me souvenais pour ma part qu’il m’avait bluffé avec son « dernier combat », petit bijou en noir et blanc que bien des gamins de ma génération ont imité pendant des plombes. Alors bien sûr, quand on est un « parvenu » (quelqu’un qui est riche mais qui ne le fût pas de naissance (c’est dingue ce que la pensée peut être aristo !)), on aime à rappeler qu’on est parti de rien. Et quand on est un parvenu, on doit se contenter de singer les élites. On devient poète, écrivain, philosophe… mais pour de faux. De façon un brin forcée. Démonstrative.

Souvenez-vous quand tonton Marcel s’est fendu d’un poème qu’il nous a servi dans le micro de l’église, pour le mariage de sa fille. N’espérait-il pas secrètement qu’on dise de lui : « putain de Marcel, il a pas l’air, comme ça mais quelle plume ! ». Et nous, plus malins, à qui on ne la fait pas, nous qui côtoyions la pensée véritable, dont le goût se forme ailleurs qu’à la télé, nous pouffons de cet agglomérat acidulé de bons sentiments. Pour peu qu’on soit le fils, on frise la honte apoplectique. Et pourtant, cette moquerie, cette honte nous placent "au-dessus". Pas de quoi être très fier.

Et oui, Antoine, Luc est beaucoup plus riche que toi et pourtant il a fait beaucoup moins d’études que toi, il a beaucoup moins lu aussi. Sa culture est bien inférieure à la tienne. Mais dis donc gamin, qui es-tu pour être aussi méchant avec tonton Besson ?

 « Vulgarité du parvenu ! » et la connerie du critique ?

PS : Afin de rassurer mes amis et tous les gens de bon goût (caste à laquelle il me plaît de m’illusionner parfois d’appartenir), je suis le premier surpris de prendre la défense de L.B..

Il m’énerve. Je sais, j’ai tort de m’énerver puisque c’est ce qu’il veut

Dimanche 25 décembre 2005
Le petit a l’art de m’agacer avec son cynisme et sa perversité. Pour faire une étude sur le travail de mémoire demandé par les « Indigènes de la République », blacks et beurs, descendants des colonisés, chair à canon des diverses guerres, le nain confie cette mission à Arno Klarsfeld, avocat des déportés dans le procès Papon qui s’est illustré en s’engageant dans l’armée colonisatrice israélienne. Pour faire naître un consensus, c’est le choix idéal ! (second degré). Ce mec (le nain) est un vrai pervers.

De retour à la maison. Un peu de fignolage dans l’appart avant son occupation à partir de vendredi et plongée tranquille en Scopitone. Tel est le programme de la semaine.

On pourra voir "Cache cache" au MK2 à côté de la maison (quai de Seine)! Et la bande annonce va passer tout le mois de janvier. Bon, le seul truc pas top, c’est que vous ne m’y verrez pas puisque la bonne idée de la B.A. est de cacher Raymond… mouais…. je me demande si Sarko n’est pas pour quelque chose dans ce choix…

Saint Nicolas

Vendredi 23 décembre 2005 Sarko est très fort. Je le soupçonne d’être d’extrème gauche et un brin islamiste. Ces déclarations insultantes à l’encontre de Jamel et autres participants à cet appel à l’inscription sur les listes électorales donnent raison aux gentils (précisément à ceux qui lancent cet appel). Sacré Nicolas! Et dire que j’ai failli le prendre pour un facho! Allez, bon Noël !

incident mineur

Jeudi 22 décembre 2005

14h32, hier, remonte-pentes du Lys. Paul est à terre (à neige), victime d’un malaise (rien de grave) et moi, son père, téléphone à l’oreille, je réponds à la costumière qui veut tout savoir de mon tour de cou, pointure et taille de pantalon. "Tout va bien?" demande un skieur. "Oui, oui, les secours arrivent!".

Bon. Le traîneau l’a emporté au poste de secours et le médecin a décidé de le garder une heure en observation. Rien de grave… l’âge… l’altitude… pas assez mangé… tension faible… manque de magnésium… la croissance… anxiété…

Mon beau sapin

Mardi 20 décembre 2005

Quelques jours en famille pyrénéenne.

Comme le signale EJ dans son commentaire, on m’a pris pour Pascal et non pas Jean-Pascal. Désolé mais je n’avais rien suivi de la dernière Starac et j’étais resté coincé sur la première pour laquelle je portais le plus vif intérêt.

Après une bonne séance de travail avec Philippe Lespinasse, on tient la structure de Scopitone ! Février sera actif.

Allez, joyeux Noël!

Mais comme, même à Oloron il y a du cyber, peut-être aurai-je deux mots à glisser d’ici là…

non mais…

Dimanche 18 décembre 2005 Arrivé hier à midi à Bordeaux. Place du Parlement, un monsieur m’arrête : – Jean-Pascal!… Jean-Pasacal de la Staraaaac! – Heu non. – Allez, Jean-Pascal, trente-sept ans… – Non, vraiment, désolé! – Tu veux pas le dire ?! – Non, non, c’est vraiment pas moi. Aurevoir! – Putain de Jean-Pascal… Rendez-vous à L’utopia pour déjeuner de travail autour de la rencontre qui aura lieu à La Machine à Lire pour les 20 ans de Script. Je lis à l’occasion un article méchant de Sud-Ouest sur le sujet, écrit par un jeune cynique qui veut faire ses armes de "rebelle" en critiquant vertement les spectacles et les associations. Un nouveau courageux! Du coup, ma participation à la fête est toute trouvée. J’ai proposé de faire une lecture publique commentée de l’article. Facile, je sais, mais efficace. Puisque j’étais justement à L’Utopia, j’en ai profité pour transmettre les inquiétudes de Yves concernant la sortie de "Cache cache" à Bordeaux. Il semblerait en fait que l’on s’achemine vers une sortie le 1er au Vigo, l’Utopia prenant le relai à partir du 15. Très bonne nouvelle!

Niveau insuffisant

Vendredi 16 décembre 2005
J’ai joué de l’accordéon toute la matinée. Tout seul, comme toujours, ça pouvait le faire. Mais ça n’a pas vraiment été le cas en situation.

L’assistante du casting a commencé par me demander comment s’épelait « Campan ». J’ai dû lui préciser que moi, c’était Blancan.

La scène de jeu s’est pas mal passée mais l’accordéon, évidemment… J’ai demandé au casting s’il fallait vraiment très bien jouer. Il m’a répondu qu’il fallait un niveau plutôt élevé. On a convenu sans mal que ça n’était pas vraiment ce qui me caractérisait. Mais tout ça s’est fait dans la bonne humeur et la décontraction. Quand je suis sorti, j’étais quand même plus serein qu’à l’allée.

Karl Z. a bien aimé et on enregistre un numéro zéro début janvier, juste avant mon départ pour le Brésil. Ceux qui suivent auront compris qu’il ne s’agit plus d’accordéon…

Reçu le projet de générique d’Indigènes pour validation. Alors, sur un premier carton vous aurez avec Melja Deb., Samy N., Rochdy Z., Samy B. puis sur le suivant « avec BB, Mathieu Simonet. et Benoît Giros. » et sur le suivant « avec la participation d’Antoine Chappey ». Je trouve ça bien. Et puis on sent approcher la sortie.

Demain, départ pour Bordeaux. Réunion de présentation des projets hébergés et produits par Script (dont Scopitone). A propos de Scopitone, vue la tournure que prend le calendrier, l’écriture sera très différente de celle que j’avais imaginée au départ. Je renonce notamment à toute une partie d’utilisation d’images anciennes. Trop de boulot de recherche qu’on n’aura pas le temps de mener à bien. Du coup, la part de création sera beaucoup plus présente, dynamique et excitante. Je vous tiens au courant…

accordéon pathétique

Jeudi 15 décembre 2005
Ça va commencer à criser avec la sortie de « Cache cache » ! Il semblerait que mes amis « art et essai » de Bordeaux ne le prennent pas (Utopia et Vigo) ! Tant pis pour eux ! Pffffff

J’ai repris l’accordéon pour le casting de demain. Parfois, je me demande jusqu’à quel point d’humiliation on peut aller ! Je crois que je vais me contenter de jouer mes trois compositions et j’espère ne pas leur faire perdre trop de temps.