Cannes bis, sans modération

Mardi 24 avril 2007
Concernant la plomberie, j’ai passé un coup de fil à un service d’assistance pour dépannage urgent. N’ayant pas de nouvelle dans l’après-midi, j’ai rappelé. On a enregistré ma demande en me disant qu’un technicien allait venir. Mais tout s’est passé comme si ma demande du matin n’avait pas été enregistrée. Pour finir de me rassurer, l’opérateur m’a dit que le plombier m’appellerait quand il arriverait chez moi, me précisant que, comme ça, au moins, je serai prévenu. Ils nous prennent vraiment pour des cons ! Sans doute le sommes-nous…

En attendant, j’ai fait le vitrier. Les pompiers avaient laissé le verre explosé tel quel dans l’appart comme preuve de leur passage. Maintenant, je sais pourquoi je fais toujours le ménage avant de partir : n’importe qui peut débouler en votre absence.

Vous vous souvenez qu’à peine Indigènes sorti, je partais pour un court-métrage à Martigues (déjà). Tel père telle fille (c’est le titre) est sélectionné à Cannes dans la Quinzaine des réalisateurs. Et de deux ! Salomé Stévenin joue la fille, je joue le père et Sylvie Baillot réalise. On attend encore une réponse pour un autre film. J’en parlerai le moment venu, évidemment.
    
Suite plomberie
Il est venu ! Le seul truc, c’est qu’il n’a pas réparé non plus. C’est juste un joint difficile d’accès. Il a fait un devis de 1.734,40 euros (sans changement de baignoire). Bizarrement, j’ai refusé. Si j’avais le temps, je le ferai pour quarante. Mais je ne l’ai pas. Je vais donc penser à refermer l’arrivée d’eau avant de partir et attendre ceux qui doivent venir le 7 mai pour trois fois moins cher (ce qui est déjà énorme mais avec une baignoire neuve !).

Pour remercier ce sympathique plombier d’avoir passé un quart d’heure à faire le devis, j’ai dû faire un chèque de 75 euros (déplacement et une heure de main d’oeuvre facturée automatiquement, même si le plombier n’a fait que regarder). Je lui ai néanmoins rappelé que la petite carte publicitaire de son entreprise annonçait un devis gratuit "même si travaux non acceptés". Il m’a répondu que ça n’était valable que pour les gros travaux. Je lui répondais illico que 1.700 euros, ça n’était pas du bricolage. Oh, vous savez, c’est rien. On peut faire des chantiers à 20.000! C’est vrai que, vu sous cet angle…

A peine parti, le patron appelait : mon ouvrier est venu ? Oui, oui et je refuse le devis. Pourquoi ? J’en ai un autre trois fois moins cher. Combien? 600. Bon… Et à ce prix, je me demande si je ne vais pas le faire tout seul (j’ai menti). D’accord, au revoir, Monsieur! Au revoir.

Vous noterez au passage la stratégie de base des plombiers. L’ouvrier vous fait un devis disproportionné et le patron vous rappelle derrière pour vous faire une fleur (un rabais de 25% par exemple qui le laisse encore très à l’abri de l’honnêteté).

La morale de cette histoire est que je peux payer pour trouver matière à alimenter le blog.

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11 commentaires pour Cannes bis, sans modération

  1. Smoking ou tablier de soubrette, Notre Bernard National hésite : aidez-le à choisir ! Pour le smok, c’est un investissement nécessaire, vous ne pensez pas ? A l’allure où les choses s’accélerent pour Cannes… On attend la suite… Va finir par nous avouer qu’il joue dans le Tarantino… Coquin, va ! Claire

  2. Julien Courbet, si tu lis ce blog, avoues que Bernard et sa baignoire, c’est un cas pour Sans aucun doute ! Trêve de plaisanterie, c’est la saga du printemps, ce machin ! Suite et épisode, heu… 10 ou 11, je sais plus, le 7 mai sur vos écrans ! Le 8 étant férié, je sens l’embrouille, pas toi…? allez courage, encore et sache que te lire est ces jours-ci jouissif ! On est pas les seuls à nous dépatouiller avec des problèmes quotidiens… Vengeance ! Tes deux zozos, l’autre abruti de ce matin, son patron, la voisine, les pompiers de Paris (au passage, chapeau bas messieurs !)… Ca ferait pas un chouette scénar de court, genre « Bernard chez les oufs » ou « La vengeance de Martinez » ou mieux  » La plomberie par Bernard Blancan en 10 leçons », HEIN ???? On suit le feuilleton, on se délecte de tes malheurs, les nôtres nous semblent plus légers… Hi ha ! Claire qui cherche une maison à Limoges et galère… donc, exutoire= blog de Bernard ! Et ça rime ! Yallah !

  3. Heureux de vous amuser !La bise et merde pour la maison!Au fait, j’ai bien reçu le DVD! Merci. Je te dis quand j’ai vu.b

  4. Tiens c’est marrant j’ai eu aussi un devis de tarés facturé lui aussi à 75 €. Mais le plus drôle pour celui-ci c’est que le devis m’avait été envoyé par un plombier mandaté par le syndic à qui je n’avais rien demandé.L’interlocutrice du syndic a eu le malheur de nous prendre de haut avec mon amie et elle n’a pas été déçue du voyage et au résultat on la rembarré purement et simplement avec sa facture de 75€ dont on n’a plus jamais entendu parler …Suite à mes mésaventures avec les déménageurs je sais maintenant qu’il ne faut pas ne pas payer car ça peut être interprété comme de la mauvaise volonté etc. mais par contre tu peux très bien payer moins, au prix que tu juges toi juste. Ça coûte bien plus cher au type après de lancer une démarche judiciaire pour récupérer ce qu’il te réclame… puis tu as montré ta bonne volonté en payant en partie ce qui complique encore…Ici notre baignoire n’est toujours pas réparée non plus et j’ai eu des nouvelles d’une amie qui rejoint notre club très select de « ceux qui ont leur baignoire qui fuit ».Ça m’étonne que dans son populisme Sarko n’est pas encore parler de ces pratiques « inacceptables » de la part des plombiers qui travaillent moins pour gagner plus !! Que fait Sarko ??? :DEncore une raison de lui couper l’herbe sous les pieds dans 10 jours, tiens ! ;)@+ et bravo pour les bonnes nouvelles ! Chev

  5. serge barande dit :

    A mon esprit, vient un mot : ESCROCSSSS. Les Salauds!!! (2 mots, plutôt…). Heureusement que la famille Stèvenin est là… après le père, la fille pour « Tel père telle fille », on ne peut plus raccord l\’affaire et Salomé est un magnifique prénom. Puis Martigues, je sens une certaine logique dans tout cela, pour ne pas parler de cohérence. Celle-là même qui te replonge dans Cannes et les courts qui, me semble-t-il, t\’accompagnent depuis un bail. Bon… tu donnes aussi dans les longs, les séries estivales, les soaps (baignoire-pin-pon), les one man, le théâtre, la chanson, la pétanque de haut niveau, la baguette et la source, plombier, vitrier… et j\’en oublie sûrement ! Quelle diversité ! Après le futur « Kill boule » à quand un court, qui pourrait d\’ailleurs être traité aussi sous un ton de suspens, et qui pourrait s\’intituler « Chercheur d\’Eau » ? Tu connais la future préocuppation de la Société moderne à ce sujet : jusqu\’à quand nos réserves d\’eau ? Tu resterais dans le même bain, si j\’ose dire sans remuer de vieux soucis. Sorti de ces couillonnades, je te félicite pour le « et de deux », et te propose une ristourne de 25% sur la pénibilité possible des jours à venir.  

  6. Martinez, Lartigue (nom de mon personnage dans le spectacle précédent et de celui de mon court métrage), ça donne Martigues (Mystère y a tourné aussi).Et depuis que je me sais sourcier, la fuite, la baignoire, Marat, le plombier, les pompiers, me voilà cerné par l’eau.Stévenin, partenaire de jeu dans le film de Ramos, sa fille dans tel père telle fille…On pourrait s’amuser à voir les signes (cygnes) (bip) (pour ceux qui ont vu le spectacle) d’une cohérence, de convergences du destin. Mais comme je le dis dans « enfin disponible », il n’est jamais bon d’imaginer que le monde s’organise autour d’un nombril, que l’univers envoie à chacun des signes particuliers, réservés. Plutôt que penser que le hasard a de l’humour, contentons-nous d’avoir l’humour de sourire du hasard!Bon, ben je vais reprendre mon train. C’était pas mal un petit jour de Paris.

  7. Un président de le république peut-il changer le quotidien des citoyens? Sans doute puisque dès la campagne électorale, ils nous inquiètent ou nous agacent. Il va falloir dépasser ces sentiments primaires. Derrière chacun il y aura la droite libérale pour l’un et la gauche sociale-démocrate pour l’autre. Des deux maux, j’ai fait mon choix. Car il y en a un.Chaque jour est un combat.@+, Chev!b

  8. Mine de rien ces plombiers ont un sacré sens de l’humour combiné à leur savoir et leur compétence en matière d’escroquerie. bon courage pour trouver un plombier compétent et honnête sur Paris. A+

  9. serge barande dit :

    Que d’eau, que d’eau… Hasardons nous donc à sourire des maux de la politique à venir, bien que quelque note d’humour leur échappe sinon au travers de phrases caustiques ou sarcastiques plutôt  prononcées par leurs lieutenants et seconds couteaux (plantés dans leurs dos) que par eux-mêmes. Bon gré mal gré, j’ai bien évidemment fait moi aussi mon choix entre la peste et le choléra (bien qu’un léger rhume me suffirait amplement). Bon train, bon Sud !  

  10. D&D dit :

    Entre le titre et la morale du billet, décidément, la période n’est pas triste !…Mais c’est vraiment étrange de retraverser cette période des élections aujourd’hui. C’est l’une des rares où j’étais scotché aux moindres mouvements des uns et des autres… de peur que… comment dire… là, moi, j’ai eu le stress sans le happy end   :-)Bref, tout cela paraît curieusement loin, déjà, non ? Et je n’irai pourtant pas jusqu’à dire que ça passe vite… avec… bref.

  11. Bernard Blancan dit :

    Si, si, ça passe vite !

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