Il pleut sur la pensée

Dimanche 20 mai 2007
Chouette, il pleut ! Je vais pouvoir faire mes papiers, mes impôts et lire deux scénarios.
.
Enfonçage de porte ouverte : .
 –  Ségolène Royal est allée en vacances à Djerba en vol charter. Elle n’est pas du tout démago. Elle ne fait rien par rapport à Sarkozy. Elle fait preuve d’une grande finesse. Elle ne nous prend pas pour des cons. Lionel ! Lionel ! Lionel ! Lionel ! Lionel !…

Viquinde

Samedi 19 mai 2007
Hier, Camille Bialestowski m’a proposé de tourner dans son futur très très joli court-métrage. J’ai déjà hâte d’y être. Ça sera à l’automne.

Trois jours de repos, c’est énorme.

Dans ma rubrique politique « enfonçage de portes ouvertes », deux pensées :

    – Le concept d’identité nationale ne me choque pas. On l’a souvent entendu lors des débats    d’Indigènes. Le plus gros travail est d’admettre qu’aujourd’hui l’identité de la France est multiculturelle. Ceux qui la combattent ont dans un coin de la tête une vieille identité, blanche, à baguette (pas de sourcier) et béret.

    – Sarkozy joue la rock star. Mais les étoiles s’éteignent vite. Cela dit, dix ans…

Cannes, 5ème, ça tourne…

Jeudi 17 mai 2007
Ça y est ! Mystère est terminé pour Castanéda. Hé oui, encore un jour férié travaillé… Très heureux de ce tournage. Ça va cartonner !

Je me prenais la tête pour Cannes mais je viens d’apprendre que je ne tourne pas le 25 pour La main courante. J’ai donc pris illico mon billet. Départ vendredi prochain (le 25) à 7h30, retour le dimanche. Encore des émotions en perspective (pas question, après Indigènes de faire le blasé !). Demain, je vais m’acheter une chemise noire et une cravate rouge. Si, si !

Un grand merci au producteur qui me fait venir car, même en compétition, les acteurs ne sont pas invités par le festival (court-métrage).

Dans 10 minutes, j’essaie mon costume de Marat (pas celui de la baignoire).

Voyeurs !

Mercredi 16 mai 2007
C’est bien la première fois que j’avais à jouer une scène d’amour. Et pour une première fois… Bon, c’était habillé, dans les toilettes de l’avion, avec une comédienne que je ne connaissais pas.

L’équipe attendait cette scène avec impatience. Alors que d’habitude beaucoup se demandent ce qui va se tourner, ce n’était pas le cas ce matin. Depuis hier, nous avions droit aux insinuations les plus graveleuses.

Pour ma part, je suis arrivé comme n’importe quel jour, n’importe quelle scène, avec moins d’appréhension même que pour les scènes de bagarres. Après tout, il y a ce qui est écrit sur le scénario et ce que décide le réalisateur. J’allais quand même pas m’entraîner devant le miroir de ma salle de bain ! On verrait bien.

Bon, je dois avouer que, la veille, je suis allé sur Internet voir la tête de ma partenaire. Le matin, j’ai dû un peu mieux me laver les dents et forcer sur le parfum. Pas par désir de séduction. Par respect.

Tout s’est passé comme prévu, tranquillement, dans la chorégraphie imaginée par le réalisateur. Rien d’impudique, rien de volé. Je me suis juste empêché de fumer afin de ne pas incommoder l’hôtesse par une haleine de cendrier froid. C’est exigu, un WC d’aéroplane !

Une fois terminé, on s’est fait des bises de collègues, sans complicité particulière.

Voilà. J’ai satisfait votre curiosité, petits canaillous ? Parce que ça y allait du commentaire, hein ! Ah, l’amour, le sexe…

15 est un bon numéro

Mardi 15 mai 2007
En voilà un bon jour ! Je viens d’apprendre que « Les boules » (mon projet de court-métrage) était en plénière au CNC. Très bonne nouvelle. Ça veut dire que le projet a passé la première étape très sélective. La prochaine est en juin. On y croit !

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la réalisatrice qui me l’a annoncée en a profité pour me dire que je tournerai avec elle à la rentrée.

La journée sur Mystère a été excellente. Demain, scène hot dans les toilettes d’un avion en plein crash.

L’éclate sur Mystère

Lundi 14 mai 2007
J’avais prévu une genouillère pour La scène de bagarre. Elle ne m’a pas été utile. On s’est payé des scènes de jeu plus qu’agréables avec Arnaud Binard. Sacré Castanéda, il est bien barré ! J’avoue être surpris par la liberté de jeu. Dans une saga de TF1, ça n’était pas couru d’avance. Comme quoi, les a priori…

Bon mais avec tout ça, je n’ai toujours pas géré mon voyage à Cannes. Et il faut que je bosse mon texte pour demain. Allez, je ne vais pas me plaindre. Le réalisateur, lui, après la journée de tournage devait se rendre à la projo d’un épisode pour la chaîne et poursuivre avec du montage et la préparation de demain. Les 35h, il les fait en un jour et demi !

Bouts de ficelle

Dimanche 13 mai 2007
Finalement, la lecture de Charlotte Corday fût sympathique (c’était en fin d’après-midi). J’ai eu l’occasion de parler de certaines répliques un brin artificiellement chargées en éléments historiques mais on a trouvé un angle d’attaque du personnage qui me permettra de m’amuser. De toute façon, j’ai pas droit à l’à-peu-près.

Comme je ne sais pas rester inactif, j’ai entrepris de déblayer le dessous de ma baignoire. Et là, voilà que je mets à jour la présence d’une seconde micro fuite. Celle fabriquée par le plombier à la base du robinet. Il a fait un trou dans le tuyau, l’idiot ! Bon, ce coup-ci, je n’ai pas retroussé les manches. J’ai employé une astuce relevée quand j’étais gamin dans un Pif ou un journal de Mickey : le petit bout de ficelle ! J’en ai noué un à la base du robinet et je l’ai laissé retomber à l’intérieur de la baignoire. Voilà la fuite maîtrisée, canalisée, guidée vers l’évacuation. Pfff, sacré Marat, sacré sourcier !

Demain, nouvelle scène de bagarre. Pour Mystère, cette fois. La semaine sera mystérieuse, jusqu’à jeudi inclus. La suivante sera entièrement Main courante.

Humeur…

Samedi 12 mai 2007
Grasse mat. Deux jours avec des scènes de jeu dans « la main courante » dont une dans laquelle je mets un coup de boule à Pascal Elbé (pour de faux !). Mon Wazemme a pris sa forme, éloignée de ce que j’avais imaginé. Je trouve qu’il gueule trop. Mais comme on confond souvent volume sonore et expressivité, ça passera sans doute… Mais enfin, je me suis amusé.

Épisode houleux pour le planning à venir. Je ne peux pas faire le court-métrage prévu début juin. En même temps, je suis tellement à bout que ça me va bien.

J’ai été à deux doigts d’annuler ma participation au téléfilm « Charlotte Corday ». Mon agent était furieuse car les producteurs lui proposent un tarif à moins trente. J’avais accepté ce rôle par amitié pour eux, par politesse ou tout simplement parce que je ne sais pas dire non. Marat est en la circonstance un petit rôle dont les répliques évoquent plus l’information historique que la profondeur et l’ambiguïté d’un personnage. Si j’en avais eu, j’aurais laissé tomber. Mais comme je suis encore (pour longtemps ?) un gentil, je vais le faire. Résultat, je vais bosser à 170% pour essayer de faire passer le texte en étant payé à 70. Mais je vais me fendre illico d’un mail à mes « amis » producteurs (histoire d’en avoir un peu…).

Je ne dirai plus oui sans réfléchir, je ne dirai plus oui sans réfléchir, je ne dirai plus oui sans réfléchir, je ne dirai plus oui pour faire plaisir, je ne dirai plus oui par peur de décevoir…

Petit café ce matin avec Olivier Hémon. On a papoté costard pour Cannes.

MySpace

Jeudi 10 mai 2007
Très tôt, je me suis intéressé à l’informatique. En bon mec, j’adore les gadgets électroniques. Et Internet, j’ai l’impression qu’il a été inventé pour moi. Avant même que le mot entre dans notre vocabulaire, je créais un blog en 2004.

Dans cette logique de branchitude et de soif de communication, je viens de créer mon MySpace avec vidéo et musique, plus facile d’accès que mon site un brin lourd.

l’adresse : http://www.myspace.com/bernardblancan

Si vous en avez un, n’hésitez pas à me solliciter comme « ami » !

Allez, on va bosser !

Jeudi 10 mai 2007
Un jour de repos, hier. A rien faire. Enfin… je suis quand même allé à Neuilly s/Seine. Pas en vacances, ni en pèlerinage. Juste y faire la post-synchro de Mystère. Je n’avais qu’une séquence de parloir. Ça a été réglé en deux prises. Dix minutes. Les techniciens ne voulaient pas que je leur raconte la fin. Trop accros.

En fin de journée, je suis passé chez mon agent. Je lui ai dit ma fatigue et la nécessité de passer à une phase de choix plus affirmés. Certes, c’est moi qui ai voulu signifier qu’après Cannes, je voulais continuer à faire des courts-métrages et de la télévision. Les deux courts vont à Cannes ( !). Mais de là à trop enchaîner, il y a une marge. Je ne veux pas de cette boulimie dans laquelle je finirais par être riche mais aussi à me perdre. Gardons le plaisir intact !

Pour Cannes, on me paie l’hébergement mais ni l’une ni l’autre prod ne prendra en charge le transport. Court-métrage.

Aujourd’hui, j’ai une vraie séquence de jeu dans La main courante. Si je le précise, c’est qu’il m’arrive (trop) souvent de passer des journées en présence, sans texte. On joue aussi sans texte mais dans des séquences bavardes, il ne reste pas grand-chose du personnage muet. Un ou deux plans d’écoute. Tout au plus.

Quant à la politique… oui, j’en parlerai encore quand j’en éprouverai la nécessité. Pardon. Il faut bien admettre que la période et les événements s’y prêtaient.