A vous !

Mardi 28 août 2007
Pas grand-chose à vous raconter. Quand vous étiez en vacances, je ne l’étais pas et maintenant que vous regagnez vos pénates, je glande.

Bien sûr, je bosse sur mon projet de documentaire, je réfléchis aux sources, je regarde les nuages, je me promène. Mais tout ça n’alimente pas un blog.

Allez, je vais faire un effort ! J’ai rencontré, hier, une jeune scénariste (connue par le blog). Elle me proposait de jouer dans un court-métrage qu’elle a écrit. Hé ben, j’ai dit non. Elle est super sympa mais j’accroche pas au scénario.

Ah oui, j’ai aussi perdu mon agenda. C’est un signe ?

Après une longue période d’activité, il y a toujours ce temps mort où l’on se demande si l’on retravaillera un jour. Je sais bien que la question n’a pas lieu d’être puisqu’il y a des rendez-vous en perspectives, courts-métrages, spectacle, tour de chant mais on ne se refait pas. L’acteur est un inquiet par nature (non, s’il vous plait, ne me rassurez pas ! Je ne dis pas ça pour éveiller votre compatssion.).

Alors, bon, allez-y, commentateurs, racontez-vous !

On est bien, chez soi.

Samedi 25 août 2007
Déjà de retour ? Hé bé oui. Et vous ?

Bon, pour moi, j’ai tellement bougé, que j’aspire à me poser. Tout simplement.

Cela dit, dans mon petit déplacement, j’ai rencontré une commentatrice gastronome, un réalisateur en vacances, un berger allemand nain, un physicien archéologue curieux de ma sourcellerie.

Lundi aura des allures de pré-rentrée.

Petite pause

Jeudi 23 août 2007
L’acteur va prendre l’air (comme dirait Guy). Petite virée en ma région, enfants et amis. Profiter de la pluie. Déconnection du boulot et du quotidien. Je me promets à moi-même que je partirai avant la fin de l’année, dans un pays étranger peut-être, quelque chose qui ressemble à des vacances au sens où on l’entend habituellement.

Fourbu

Mardi 21 août 2007
Juste un cri et une phrase. Voilà ce que j’avais à faire pour Marat. L’image est belle et on y croit ferme. Ça a de la gueule. Mais je n’ai pas vu grand chose.

Nous avons passé la soirée avec le réalisateur, une assistante et mon assassine. Bouchon, bar à cocktails. Ne pas trop boire. Demain, j’ai les souterrains !

Et demain, c’est aujourd’hui. Je commence à le connaître, le Domaine de la Combe à Irigny ! J’y avais tourné dans un La Brocante puis j’y avais pris un bain dans la peau de Marat. J’ai appris par le propriétaire qu’on appelle Comte que le premier tournage en ce lieu date de 96 et que c’est Olivier Schatzky qui en était le réalisateur. Décidément.

Mais venons-en aux faits ! Oui, il y a des souterrains. Ça ne manque pas, même. La difficulté est de choisir celui qu’il faut ouvrir et le bon endroit pour éviter des dégâts visibles. On a trouvé l’endroit. Suspense : pourvu qu’on ne creuse pas pour rien…

Ce midi, je fus invité par le Comte.

Atchoum grincheux

Lundi 20 août 2007
En ce mois de septembre… heu, non, août, c’est ça ? De toute façon, depuis les élections, il fait un temps de merde ! Comment, ça, rien à voir ?!

A 13 heures, départ pour Lyon. Petit tour à France Télévision, face à la gare, refaire trois phrases en auditorium et train retour à 18 heures. Peut-être même 17 ! Prévoir un bon bouquin, envisager une bonne sieste. Tiens, ils m’ont pris un billet deuxième classe ! Pour aller tourner, c’est de la première. Sans doute pour nous (les acteurs) préserver, pour nous donner l’illusion de notre importance.

Ça me fait tout drôle de me savoir en vacances. Fatigue, mollesse, petite crève. Le soufflet retombe.

Mots passant

Samedi 18 août 2007
Pas facile, ce plan séquence. Longue mise en place, jouer avec le ciel qui menace, les acteurs doivent se glisser dans des créneaux coïncidant avec le trajet de la caméra et les changements de perspectives qui en découlent. Un plan = 5 heures.

C’aura été un tournage qui rend heureux. Grâce à Maupassant et son jeu de destruction des idées reçues, aux scénaristes qui ont su faire d’une nouvelle très courte un film d’une heure sans trahir l’auteur, grâce à Olivier Schatzky, le réalisateur, qui envisage le cinéma dans son immédiateté, sa sensibilité (sensualité), son ancrage dans la vie et son amour de la liberté, aux acteurs, producteurs, équipe, tous se donnant sans compter dans la bonne humeur imprimée par le réalisateur, aux figurants échappés directement des pages jaunies, à la Normandie qui fournit naturellement les décors d’origine, au ciel qui a su, en cette été pourri, nous permettre de passer entre les gouttes en nous offrant de belles lumières.

Lundi, j’ai rendez-vous avec Marat. Post-synchro. Ça sera l’occasion de voir des images. En attendant, c’est le week-end et il fait beau.

Bien commun

Vendredi 17 août 2007
On va terminer notre Maupassant par un plan-séquence sur 30m de rails de travelling, 45 acteurs et figurants costumés. La séquence fête. Belle fin pour un tournage.

Hier, j’ai eu l’occasion de constater que les archéologues qui travaillent à enrichir le patrimoine commun ont tendance à considérer que les petites gens ne méritent pas leurs découvertes et sont des importuns. Mais je le savais déjà.

Dès ce week-end, Paris va commencer à se remplir des amis éloignés.

Zéro faute au château !

Mercredi 15 août 2007
Je n’ai pas pu m’en empêcher. Avant de partir vers Rouen, j’avais passé le château Gaillard des Andelys à la baguette magique de mon ordinateur. Je m’y suis arrêté et, sous un ciel bas et venté, j’ai retrouvé tout ce que j’avais détecté, y compris un souterrain accessible. Plus fort que la NASA. Vous n’avez pas l’impression que vous êtes en train d’assister à ma reconvertion ?

Pour revenir à nos moutons, l’équipe du Maupassant aurait bien pu me faire arriver aujourd’hui. En effet, je ne tourne qu’à 17h ! J’erre comme une âme en peine dans un Rouen de 15 août, moitié fantôme, moitié patûrage à troupeaux de touristes. C’est tout de même une ville agréable. Le temps est normand.

Bien avancé, hier, sur mon dossier de documentaire. Comme beaucoup de mes projets, j’ai écrit d’une traite, ne lâchant pas l’affaire tant que je n’avais pas terminé. Il va me rester à corriger, compléter, développer, couper dans cette partie centrale et ajouter les parties complémentaires.

Demain, jour off pour Maupassant. N’en déplaise à GG, je vais aller explorer un site archéologique avec le radiesthésiste rencontré au château d’Arques-la-Bataille.

Sens des aiguilles d’une montre

Mardi 14 août 2007
Je viens d’entendre que le temple d’Angkor, selon des archéologues américains qui ont utilisé des radars, ferait partie d’une ancienne gigantesque cité de plus de 3000 kms2. Voilà une destination paradisiaque avec mes baguettes et mon pendule ! En allant voir sur Google Earth, on devine très facilement les traces d’une ville, en effet très importante. N’importe qui peut le constater.

Je n’arrête pas de m’ébahir devant le progrès que constitue Internet. Accéder à une masse inouïe d’informations (comme cette possibilité, en quelques clics, de se retrouver en survol de n’importe quel endroit). Et c’est une avancée démocratique, accessible à tous (pourvu qu’on vive dans un pays riche) !

Naïf ? Non. Pas blasé. L’étonnement, c’est la vie !

N’empêche que, comme vous le voyez (on parle beaucoup de voir, décidément), dès qu’il s’agit d’opportunités de faire tourner mes baguettes (mes baguettes, Pascale !), je suis prêt ! Ce matin, une de mes lectrices fidèles qui ne doute en rien de mon nouveau don m’appelle pour me demander de retrouver les clés qu’elle a perdues. Elle se demande si elles sont dans son entrée, sa cuisine, le salon, dans des cartons ou sur un meuble. Pas de problème, je prends mon pendule et je te rappelle ! Cuisine ? Non. Entrée ? Non. Chambre ? Je sais, elle ne m’a pas demandé la chambre mais il doit bien y avoir une chambre et les clés peuvent y être. Et si elles ne sont nulle part, elle peut les avoir perdues à l’extérieur. Donc, chambre ? Non. Hé bé… Salon ? Oui. Sans l’ombre d’un doute. Un oui franc. Cartons ? Non. Et au moment où je vais tester « meuble », dring, elle a retrouvé ses clés. Merde, j’aurais voulu aller au bout de ma recherche ! Elles étaient au salon ? Oui ! sur un meuble ? Oui, sur la planche à repasser, sous des papiers.

Cette recherche surprenante, ma première dans le domaine (je l’avais fait pour moi, cherchant un tube de pâte à joint dans une de mes multiples caisses d’outils, à l’aide de mes baguettes), je l’ai faite sans douter de moi, au culot, avec l’assurance que c’était vrai.

Alors si vous avez des demandes du genre, n’hésitez pas, je suis gracieusement à votre service!

Bon mais c’est pas tout. Je suis en train de travailler au dossier du projet de documentaire dont j’ai déjà glissé quelques mots ici, en attendant de connaître le sort des Boules. Tout à l’heure, retour en Normandie pour la fin du Maupassant !