Je pourfends les dragons, les moulins à vent…

Mercredi 31 octobre 2007
C’est normal ! Quand on est placé sur les hauteurs, c’est normal qu’il n’y ait plus de Vélib. Ils sont utilisés pour descendre. Le retour se fait à métro. Je descends donc, croisant plusieurs parcs vides. Gare du Nord, enfin, un Vélib au voyant vert m’attend. Un petit passage de carte Navigo, clic clac, vélo libéré ! Merde. Il n’a plus de chaîne.

Plus loin, un autre est libre. La chaîne est déraillée. C’est une technique utilisée par les petits malins pour s’assurer qu’ils le retrouveront libre à leur prochain passage. Je remets la chaîne, passe le Navigo et… chlock, voyant rouge. Mrrrrr. Un passant vient à mon secours : quand vous venez de reposer un vélo, il faut attendre 5 minutes avant d’en prendre un autre. Merci Monsieur, je vais attendre. 5 minutes, clic clac, j’suis le chevalier pédalant !

Je tenais à raconter aux provinciaux. Hé hé hé !

Ça y est, la machine a retrouvé son rythme. Les rouages sont nettoyés, huilés, comme une chaîne de Vélib ! A ma grande surprise, en quelques enveloppes, signatures et coups de téléphone, ma fameuse liste de choses à faire s’est retrouvée entièrement barrée. Le cerveau est débarrassé de ces scories embrouilleuses. Je peux à nouveau penser et agir. Et je ne m’en prive pas. Plus de nuages. Le soleil brille.

Pimpon

Mardi 30 octobre 2007
Professionnellement ? Pas grand-chose de neuf. Pause relative. Une impression de presque vide. Plein de choses à faire, pourtant et du mal à m’y mettre. Sentiment d’arythmie, de contretemps. Je serai dans cet état tant que je ne me serai pas débarrassé des petites obligations administratives, paperasse et autres contraintes, petits grains de sable qui se glissent dans les rouages de la vie qui avance.

Allez, je me remue ! Au moment où j’écris ces mots, un scooter se fait renverser en bas de chez moi. Brrrr. Allez, on se réveille un peu ! Le monsieur, lui, il a la jambe cassée. Il ne va pas pouvoir bouger pendant un moment.

Un dimanche

Dimanche 28 octobre 2007
J’attends toujours. Je dois tourner avec les Frères Larrieu la semaine prochaine mais je ne sais pas quand. Une question de météo. Beaucoup de mal à planifier quoi que ce soit dans ces circonstances.

Alors, en attendant, j’irai faire ma visite médicale demain et j’ai listé 28 choses à faire sans en avoir entamé une. Il y a des moments, comme ça. Vous les connaissez, mes périodes en roue libre, celles avant lesquelles tout s’emballe.

Quant à la remarque de Guy… j’y réponds en commentaire !

La science et les sources

Vendredi 26 octobre 2007
Ça ne sera pas facile ! J’ai eu une conversation, hier, avec Etienne Klein, physicien spécialiste en physique quantique. Dans mon projet de documentaire sur mon expérience sourcière (pas sorcière !), je voulais transmettre mes interrogations à la science. Qu’on m’explique comment je parviens, sur plan, à distance, à savoir où se trouvent veines d’eau et cavités !

Au cours d’un entretien très sympathique, il en est ressorti que si tout le monde n’est pas capable de savoir ce qui se trouve en sous-sol, la science ne peut s’intéresser au phénomène. Le sujet (individu) n’intéresse pas la recherche (sauf en psychologie). Pour définir des lois et expliquer des phénomènes, il faut qu’ils soient reproductibles, vérifiables, avec un coefficient de réussite supérieur aux lois de la statistique et applicables au plus grand nombre. Dans ces conditions, même en multipliant les expérimentations, les vérifications, les classifications, je ne resterai qu’un vilain petit canard, un être à part dont on ne peut rien tirer aucun enseignement pour le plus grand nombre. Bouhhhhh… !

Entre parenthèse, il m’a conseillé de ne pas perdre de temps avec la physique quantique qui ne m’apportera aucune réponse.

Mais pourquoi vouloir partir forcément du grand nombre, du commun, pour tirer des enseignements ? C’est justement parce que je pense que je ne suis pas extraordinaire qu’il me semble que mon expérience vaut précisément pour le plus grand nombre. C’est exactement ce qui anime ce blog. Une expérience individuelle, à la première personne, parle à d’autres et pour d’autres.

JT

Jeudi 25 octobre 2007
Petite porte ouverte.
pub.jpgHier, dans ma boîte aux lettres, je dois faire le tri entre mon vrai courrier et les pubs telles celle-ci. Comme dans Enfin Disponible, passons cette publicité par le prisme du marxisme :

–    Le document est encadré d’un large ruban noir. On est dans la symbolique du deuil destinée à évoquer la mort et la grande peur.
–    L’écriture calligraphie est grosse. On peut penser que ce document est destiné à être épinglé et permettre aux personnes âgées de pouvoir de le lire facilement.
–    « Informations utiles de Paris 2008 ». Le titre semble nous indiquer que nous avons à faire à un document d’information. Presque un service public.
–    La plupart des numéros sont des numéros d’urgence. Police, pompiers, SOS. La liste éveille elle aussi les peurs. Elle est anxiogène.
–    Évidemment, parmi tous les numéros de service d’aide à la personne soumise à un problème, 6 correspondent à une seule entreprise, celle qui  est l’auteur de ce pense-bête (au passage, interrogeons-nous sur le concept de « pense – bête » et dont les informations légales ne sont lisibles qu’à l’aide d’une loupe.

Un prospectus publicitaire reposant sur les peurs qui se déguise en information, ça ne vous rappelle rien ?

C’était des vacances !

Mercredi 24 octobre 2007
De retour dans mes pénates ! Une grosse lessive ne suffira pas.

Ces dix jours en Rouergue ont été un vrai bonheur. Un hébergement de rêve (hum, non fumeur quand même), un scénario mignon tout plein, un rôle sur mesure, une équipe très cool, de la musique à faire, un tour de chant pour le plaisir, un spectacle improvisé dans lequel je me suis amusé à imiter chaque membre de l’équipe (une de mes spécialités en petite équipe), la campagne… Bref, comblé !

hotel2.jpg (vue de l’hôtel)

Bilan. Je vivrais bien à la campagne avec une bande de foldingues qui font du cinéma et de la musique. Ou tout simplement, multiplier les tournages à la campagne. Comme ça, on change de décor à chaque fois !

N’empêche que j’ai dû refuser un super court-métrage en novembre. Je bouge déjà beaucoup, je ne peux pas non plus passer ma vie dehors. Sans compter que je vais bientôt me payer un déménagement.
pont.jpg

(pont roman à Peyrusse le Roc)

En attendant demain…

Dimanche 21 octobre 2007
Aujourd’hui, scène de pluie. Mais je ne vais pas me plaindre.
Je vous laisse un aperçu de l’endroit où nous logions.

La campagne alentour, outre les paysages de carte postale entre Rouergue et Quercy, offre un riche panel d’architecture médiévale et romane qu’affectionnent les Anglais, incendiaires des prix de l’immobilier. J’ai eu le loisir de m’y promener. Dès le premier jour, j’ai traîné mes godasses et baguettes dans le site incroyable de Peyrusse le Roc. En dévalant du village au ruisseau en contrebas, la forêt nous livre des ruines de tours, églises, ancien hôpital, chapelle, un petit pont qui aurait pu servir de modèle aux posters muraux qui ornant les murs de cafétérias des grandes entreprises dans les années 80.

Hier, pour mon jour de repos, je me suis offert Conques, village médiéval en surplomb de vallée.

Aujourd’hui, nous tournions (pas de dimanche pour les braves). Néanmoins, j’ai eu ma matinée. Petit balade sur les chemins bordés de murets, dans les champs blanchis par les premiers froids mais qu’un soleil sans nuage effaçait à toute vitesse. Après près de deux heures de marches dans les environs de l’hôtel, l’aubergiste m’a accompagné à Villeneuve, très mignonne bastide dont l’église romane s’est vue flanquée d’un curieux clocher carré.

Avant de partir sur le tournage, le propriétaire m’a demandé de lui trouver l’endroit idéal pour creuser un puits (on est sourcier ou on ne l’est pas).

18h45, fin de journée. Pas de match, ce soir. Sacrée Cécilia !

Campagne, encore

Vendredi 19 octobre 2007

L’homme danse un tango avec la robe de son ex. Il va falloir assurer. Eviter le mélo, le pathos, la mièvrerie. Une scène comme ça se répète le moins possible. Hélas. Grand classique en la matière, j’ai joué la scène à la répétition et c’était très réussi. Ça l’était moins dans les prises qui ont suivi. Ça va marcher, bien sûr mais…

Vraiment comblé artistiquement sur le tournage de Dos à dos. On est en train de faire un très joli film, j’en suis sûr.

 Pour l’instant, je n’ai fait que la musique du tango que je dansais avec la robe. Camille est satisfaite et moi soulagé. Je crois que je vais bien m’amuser à composer. Une expérience qui marque.

J’ai appris, hier, qu’un des scénarios qui m’étaient destinés, en début de production, vient d’obtenir l’avance sur recettes du CNC. Une super nouvelle ! C’est rare d’être associé à un projet très tôt et de le voir avancer et trouver les moyens de sa réalisation. Pas gagné d’avance. J’ai lu d’autres scénarios, avec de beaux personnages qui ne verront jamais le jour.

On s’habitue très vite à la campagne, aux saisons qui se voient, se sentent, au calme, à la nature, à l’air pur. Cette nuit, j’ai fait un cauchemar de violence urbaine.

Vraiment comblé artistiquement sur le tournage de Dos à dos. On est en train de faire un très joli film, j’en suis sûr.

Pour l’instant, je n’ai fait que la musique du tango que je dansais avec la robe. Camille est satisfaite et moi soulagé. Je crois que je vais bien m’amuser à composer. Une expérience qui marque.

J’ai appris, hier, qu’un des scénarios qui m’étaient destinés, en début de production, vient d’obtenir l’avance sur recettes du CNC. Une super nouvelle ! C’est rare d’être associé à un projet très tôt et de le voir avancer et trouver les moyens de sa réalisation. Pas gagné d’avance. J’ai lu d’autres scénarios, avec de beaux personnages qui ne verront jamais le jour.

On s’habitue très vite à la campagne, aux saisons qui se voient, se sentent, au calme, à la nature, à l’air pur. Cette nuit, j’ai fait un cauchemar de violence urbaine.

Rouergue profond

Hello chers amis lecteurs!

En fait, pour Internet, c’est bien plus compliqué que je le pensais. Donc, d’ici le 24, il ne faut pas vous attendre à avoir beaucoup de nouvelles.

Le tournage se déroule à merveille. Mais comme je suis quasiment de chaque plan, pas de repos. En plus, je travaille la musique qui sera utilisée dans le film (en particulier un tango que je devrais avoir terminé ce soir ou demain).

Sinon, la bouffe est bonne (pour Claire) mais trop copieuse !