C’est en La Mineur

Dimanche 30 décembre 2007
Quand vouliez-vous que je trouve le temps de faire la musique ? Je parle de la musique du court-métrage de Camille. Les tournages, les cartons dans l’ancien appart, le déménagement, l’aménagement, les vacances… Pfff. Hé bien, aujourd’hui, j’avais une journée rien qu’à moi et je m’y suis mis.

D’habitude, je fais une espèce de bouillie informe qui ressemble à tout ce qu’il faut éviter. Et quand j’ai composé ma daube, je peux tout jeter et me mettre aux choses sérieuses.

En un jour, forcément, c’était régime. Pas de daube ! Je n’osais pas y croire et pourtant je crois qu’il ressort de ma claustration quelque chose de potable.

Évidemment, ça n’est qu’un début et, pour le reste, il va falloir que je m’accroche sérieusement. Dès mon retour… Hé oui, je pars encore ! Je vais réveillonner chez des potes bordelais et honorer mes obligations familiales.

Haut débit (le)

Samedi 29 décembre 2007
Après Charlotte Corday, Louise Michel. Enfin, ça c’est pas fait. Le tournage est en Nouvelle Calédonie et, pour l’instant, il n’est pas dit que ça tombe pour moi pendant «Enfin Disponible» (donc, indisponible !). Laissons les choses se faire, en espérant juste. D’autant que je pensais que ça serait un maton et qu’il s’agit plutôt d’un communard.

L’autre jour, dans le métro, une petite dame télé phage me regarde. Vous êtes acteur, vous ! Vous jouez les mauvais garçons, les durs. C’est vous qui avez joué Francis Holme, non ? Hé non, c’était un autre. Oui mais vous auriez pu le jouer ! C’est vrai…

Bon, me voilà chez moi, avec un beau bureau et un ordinateur qui marche, relié à la grande toile !

Article du technicien France télécom :
J’ai appelé Monsieur Blancan à 8h moins 10 pour lui proposer d’avancer le rendez-vous qui était prévu à 9h00. Apparemment, il dormait. On essaie de se décarcasser pour activer les choses, on nous reproche de traîner et dès qu’on a un peu d’avance, on a l’impression de déranger !

Quand je suis arrivé chez le client (à la bonne heure), il m’a proposé un café. Sympa. Oui, sympathique le monsieur mais pas très doué. Je lui ai changé un prise téléphonique pour lui faire plaisir et afin de ne pas trop heurter son amour propre mais en fait, il n’avait pas été foutu de configurer correctement sa connexion. Franchement, mon intervention n’était pas indispensable.

Les gens sont comme ça. Ils font les malins, croient tout savoir, vous prennent de haut et puis… Bon, il n’était pas méchant, celui-là. Allez, c’est pas tout, ma journée n’est pas finie. Il y en a qui bossent le week-end !

Noël, encore.

Mardi 25 décembre 2007
Je ne pensais pas avoir quelque chose à déposer sur le Blog pendant ces vacances. On est dans la sphère du privé. Et pourtant…

À peine la voiture garée à Morgat, quelques pas me conduisent devant la galerie d’un peintre au nom flamand. Son nom me précipite quarante ans en arrière.

J’ai à peine une dizaine d’années. Déboulent à la maison, le temps d’un été, deux jeunes gars de vingt ans, armés de guitares, chevalets, pinceaux et toiles. Je suis pour le moins intrigué par ces deux bonshommes en marinières aux allures de globe-trotters. De véritables héros pour le minot que je suis.

Ces deux personnages de BD ont le bon goût se s’intéresser au gamin lunaire que je suis et, sentant mon intérêt pour la guitare, ils m’en achètent une. Et me voilà parti sur la route de «Jeux interdits», passage obligé de l’époque pour quiconque se retrouve avec une guitare dans les bras.

Et puis la vie sépare les amitiés d’adultes.

Je reste avec ma guitare et des rêves de liberté, de voyage et de peinture. Ces deux-là, l’air de rien, comme un phare sur le long chemin, ont été mes seuls référents m’indiquant la possibilité d’un choix de vie artistique. En dehors de deux ou trois visites rendues à ma famille, je ne les verrai plus mais garderai leurs noms en souvenir.

Je m’avance donc vers la galerie qui porte le nom de l’un d’eux. Elle est fermée. Je commence à en faire le tour. Un homme en k-way, bottes, bonnet et lunettes, nettoie le trottoir au jet d’eau à pression. Se sentant observé, il lève le nez vers moi. Bonjour ! C’est lui ! Avec l’âge, le regard ne change pas. Heu… Philippe V ? Oui… Je suis Bernard Blancan, le fils de…

Il me sortira un album photo, témoin de son passage. On se raconte nos vies en résumé. Je lui achète une eau forte de phare symbolisant assez bien cette histoire. Il prendra une bonne place dans mon nouveau chez moi, pas loin de la canne de Stan Laurel.

Joyeux Noël !http://www.dailymotion.com/swf/x3uwo3

Phare de Noël
Vidéo envoyée par lartigue2

Festival de canne

Samedi 22 décembre 2007
Vous vous souvenez de la canne de Stan Laurel ? Celle qu’il avait offerte au mime Marceau, que Marceau avait donné à sa première femme, Maria qui, à son tour, m’en a fait cadeau.

Hé bien, dans mon déménagement, je l’avais emballée consciencieusement avec deux parapluies. Une fois les déménageurs partis de chez moi, je les accusais d’avoir perdu les choses dont je ne me souvenais plus dans quel carton je les avais rangées. Et puis, petit à petit, tout réapparaissait. Sauf les parapluies.

Ce n’est qu’en me réveillant, en pleine nuit, que je réalisais qu’au milieu des parapluies, il y avait la Stan Laurel Canne. Je me levais immédiatement, fis le tour des pièces, remuant cartons vides et pleins, cherchant dans le moindre recoin. Rien.

Le lendemain, j’appelais le déménageur. J’obtenais une secrétaire et lui expliquais qu’un lot de parapluies avait été oublié par les déménageurs, parmi les quels se trouvait la canne d’un de mes défunts aïeux. L’objet sentimental type, sans valeur mais auquel on tient tout particulièrement. La dame compréhensive me donne le numéro du chef de répartition. Répondeur. Je laisse un message expliquant la version du souvenir familial. Je n’y crois plus à cette canne. Je me sens honteux d’avoir pu la ranger parmi de vulgaires parapluies, sans lui prêter l’attention qu’elle méritait. En même temps, je me trouve quelque peu malchanceux…

Le lendemain encore, c’est le chauffeur du camion qui me rappelle. Ne vous inquiétez pas, on a retrouvé vos parapluies. Je vous appelle demain pour qu’on prenne rendez-vous. Le lendemain, il ne rappelle pas. Je laisse un message sur son répondeur. Il me rappelle encore le lendemain pour qu’on convienne d’un rendez-vous ce jour, samedi. Le problème, c’est qu’il ne sait jamais quand il embauche, où il va et quand il aura fini. Dans ces conditions, pas facile d’y parvenir.

Ce matin, 8h27, mon déménageur : Allo, je crois que vers midi, Porte de Pantin, c’est bon.
Nouvel appel à 11h30 : J’ai un peu de retard, ça sera à 13h30. Pas de problème. Thierry, mon pote d’enfance qui est venu me donner un coup de main à monter un bureau tout vieux tout neuf m’accompagne. Allez, on va boire un verre ! 13h55, j’appelle le monsieur. Désolé, j’ai été un peu retardé mais c’est bon, le deuxième camion est presque déchargé, je suis là dans une demi-heure. C’est chouette, la porte de Pantin. On a le temps de manger à la brasserie, en attendant. Non, on serait les seuls. Ça n’inspire pas confiance. On va se faire un turc juste à côté.

Pendant que Thierry parle, la pendule laisse avancer ses aiguilles bien au-delà de la demi-heure annoncée. A 15h00, je rappelle à nouveau. Il finira pas arriver un petit ¼ d’heure plus tard avec la canne, le parapluie et un gros paquet d’enveloppes. Heu, les enveloppes, c’est pas à moi. Ah bon, ah oui meeerrrrde, c’est aux avocats, ça ! Oui, peut-être mais il faut que j’y aille, j’avais rendez-vous à 15 heures pour partir en vacances !

Je lui ai glissé un billet de 63,50 euros dans la main (je dis pas la somme pour ne pas être jugé ni de radin ni de trop généreux, l’argent, c’est toujours compliqué).

ça y est ! Enfin… pas Internet !

Jeudi 20 décembre 2007
Comme aiment à le dire les Parisiens : mon appart fait très province ! Si ce n’était Internet qui ne fonctionne pas, tout est au point, au goût, à la couleur. Plaisir bourgeois.

J’ai même fait changer la chaudière et je suis tombé sur un Bon Plombier. Il m’a pris un peu moins cher que celui qui voulait réparer le joint de ma baignoire, il est venu à l’heure et était super sympa. Je n’en change plus, promis !

Vous imaginez bien que les jours précédents, j’étais tout à mon déballage et à mes installations. Mais j’ai pourtant eu une vie professionnelle : un déjeuner avec les chefs d’Indigènes, une séance de travail pour Cendres, un court métrage que je vais tourner en janvier et demain, je déjeune avec le réalisateur d’un film qu’il me tarde de tourner. Il me faudra de la patience car c’est prévu en août !

Concernant Cendres, la séance de travail a été très agréable. Le réalisateur s’est référé à Buster Keaton. Pour une fois que ce n’est pas vol au-dessus d’un nid de coucou !

Pour le reste, ça sent les fêtes, la fin d’année, la France qui s’arrête. J’en profite pour partir En Vacances ! Si, si. Et puis des vacances dans un endroit que je ne connais pas. Donc, de vraies vacances. Vous, lecteurs assidus, êtes témoins que ça ne m’étais pas arrivé depuis… depuis… pfff ! Une paille !

Bon, je vais aller profiter du WIFI du MK2 pour poster cet article et faire tomber les mails.

Heu, pour les vacances, pas de soucis, j’ai le WIFI !

Comment vous trouvez, l’appart ? Sympa, non ?!

Encore en carton

Mardi 18 décembre 2007
Il faudra encore patienter pour les choses intéressantes (puisse-t-il y en avoir). Me voici occupé au grand déballage, perceuse, visseuse, scie, étagères. En plus, ma connexion Internet ne marche pas (évidemment !).

Mais… c’est bientôt Noël, non ? Que je suis distrait !

Article court

Vendredi 14 décembre 2007
J’ai peint le plancher. Si, si ! Il était trop abîmé pour être rénové. Mais je n’ai aucun regret. La solution nordique est très chaleureuse (décidément !).

Comme je suis de ces fainéants d’acteurs, je suis tout heureux d’avoir des courbatures. Il n’y a que ceux qui ne bossent jamais qui trouvent du plaisir à faire des choses pénibles.