Doom-doom, qui c’est ?

Vendredi 30 mai 2008
Cabourg. Sa promenade Marcel Proust. Son Casino. Quand nous avions fait l’avant-première d’Indigènes à Caen, nous avions dormi au Grand Hôtel de Cabourg. Le Grand Hôtel…  rococo feutré, terrasse sur mer, lumière bleutée et infiniment douce d’un jour naissant, des mouettes dorment, un banc, le ciel glisse dans l’eau et l’horizon s’efface… Hum, pardon ! Bon, laissons la nostalgie et les histoires d’anciens combattants aux vieux retraités !

Hé bien, Doom-doom, ça valait le déplacement ! Très content du film. La forme est branchée, vive et efficace. L’écriture maligne, pleine d’autodérision, aussi noire pour l’humour que pour le genre, déclenche un rire complice. Beaucoup de morts, jamais de gore. Les acteurs sont bons et s’amusent autant que les réalisateurs.

Pour ma part, j’y traîne une dégaine de mafieux juif, cheveux rasés, col roulé noir, expressions figées. Pas mal, le Blancan, là. Et je ne le pense pas souvent… En lisant le rôle, il me paraissait évident qu’il fallait que je le joue à l’américaine. Et je ne savais pas si j’en étais vraiment capable. Ça demandait une tenue, de l’assurance, une économie d’expressions. À peu près le contraire de ce que je dégage dans la vie. Hé bien, ce fût un sacré exercice. À renouveler !

Voilà, c’est Doom-doom, c’est trois épisodes de 30 minutes et ça commence ce soir à 22h30 sur Canal. Je crois qu’il y a plusieurs diffusions.

C’est un signe !

Jeudi 29 mai 2008
C’est fait, j’ai filmé mon magnétiseur ! C’était à Lille. Et comme le hasard est ludique, il m’a fait rencontrer fortuitement Monsieur Maillot à la gare de… Lille. C’est un signe ! On a papoté et il a dû me trouver plus jeune que mon âge.

Le autres tournages s’imbriquent parfaitement. Seul souci, d’ordre esthétique, mes histoires de moustache : Je commence le tournage de Catherine Corsini avant celui de Solveig Anspach et le termine après. Je dois donc avoir une pilosité inchangée de l’un à l’autre et qui s’accorde aux deux époques. Une histoire à démêler.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, Caussé et Martin c’est pour le film No Pasaran, une comédie béarnaise.

Cet après-midi, je pars à Cabourg pour une projection en soirée de Doom-doom..

bain de maillot

Mercredi 28 mai 2008
Ça a failli mal tomber. En fin de semaine dernière, mon agent m’appelle pour me dire que Monsieur Maillot voulait de moi dans le personnage principal de son prochain film. La mauvaise nouvelle, c’est que ça tombait en même temps que Suerte.

Dans ces cas-là, je laisse faire, je panique pas. Tout finit toujours par s’arranger. Hé bien c’est arrangé ! En fait, ce n’était pas Monsieur Maillot qui me voulait mais sa directrice de casting. Lui, il veut un acteur de 35 ans. Je veux bien faire plus jeune que mon âge mais quand même…

En revanche, le film de Martin et Caussé, c’est reparti. Ça s’enchaîne, ça s’enchaîne !

Allez, aujourd’hui, j’ai tout à jour. Factures, impôts, coups de fil. Bureau vide. Des jours comme ça, on a envie de les marquer !

Là, je pars voir un magnétiseur. Pas pour le transformer en clémentine, non ! Pour le filmer.

ObanJo !

Mardi 27 mai 2008
En avant pour Boulogne ! Je devais aller rencontrer un réalisateur pour un rôle dans une saga France 3. Trois quart d’heure de métro. En un petit quart d’heure, l’affaire était pliée : revenir la semaine prochaine pour faire des essais. J’ai rien contre. Sauf qu’on aurait pu éviter un trajet !

Pour la musique dont je vous parlais hier, vous pouvez en écouter la maquette sur http://www.balncan.com !

Heu… si vous n’écoutez pas au casque ou sur un sysyème de sonorisation équipé, vous n’entendrez pas les basses. Et c’est dommage…

Banjo

Lundi 26 mai 2008
Qu’on ne s’y méprenne pas. Quand je raconte une soirée comme celle de vendredi, je rends juste compte, je laisse à deviner mais je ne me plains pas, ne pleurniche pas, n’attends aucune compassion. Je suis seul responsable de ce qui m’arrive et mon humeur du moment teinte le réel qui est tout autre pour mon voisin. C’est dit.

Pas d’amertume, surtout ! Tout cela m’amuse, au fond. Sinon, j’avais qu’à pas venir ! Personne ne m’y oblige.

Je rentre d’un essayage costume (un de plus) pour London River, le téléfilm de Rachid Bouchareb dans lequel je vais faire une apparition, tout comme quelques co-palmés. Un clin d’œil en attendant le gros morceau. Mon record d’essayage a été battu. 40 secondes ! Le temps de passer une combi verte.

Pour le reste, je viens de composer la première musique pour le docu de Mathilde. Banjo ! Je mettrai ça en ligne dès que j’aurai finalisé.

Deux castings cet aprem. Qui a dit que je m’ennuyais ?

Le train de 10h07


Samedi 24 mai 2008
Je m’étais finalement résolu à passer la dernière nuit dans un hôtel cannois. La moindre chambrette proche de la gare est à 120, 170 €. Comme je suis ratcho, je me suis trouvé un petit deux étoiles pour la modique somme de 100€.

Bon, pour le prix, j’ai eu un lit et un bloc sanitaire. Les carrés de polystyrène du faux plafond sont mal coupés, mal collés et jointent mal. Les cloisons sont revêtues de ces grandes plaques de plactoc encastrables, imitation marbre rose. Quand vous retirez le chargeur du portable de la prise, c’est la cloison entière qui branle. Le budget de rénovation n’a pas autorisé la pose de la fameuse baguette quart de rond qui vient cacher l’irrégularité des raccords au plafond.

Et tout est du même acabit, avec en plus une impression de pas net du tout. Celle-ci est accentuée par l’odeur de chiotte qui flotte, épaisse, dans la chambre. L’explication de cette odeur m’a été donnée quand je suis allé pisser : lorsque j’ai tiré la chasse, un geyser d’eau trouble a jailli de la bonde du bac à douche. Comme une source jaune. Mes baguettes ne m’avaient rien dit ! Cette observation m’a tout de même permis de remédier au problème. Faire couler de l’eau dans la douche et le lavabo pour reboucher tout hermétiquement. Et surtout, ouvrir grandes les fenêtres. Pardon, la fenêtre.

Lors de mon départ, la dame de la réception m’a retenu une bonne dizaine de minutes, le temps qu’elle joigne la femme de ménage qui doit vérifier si je n’ai pas volé le lavabo ou la serviette gris jaune, ex-blanche. Oui, Graziella, la télécommande est bien dans la chambre ? C’est bon, Monsieur, vous pouvez y aller !

Si vous êtes intéressés, vous demandez la chambre 229 de l’hôtel Atlantis, rue du 24 août. Mais je ne suis pas là pour faire un guide touristique !

Pour ce qui est du professionnel, j’aurais dû me contenter de la projection de Léger Tremblement de Paysage. Bon, hier, j’avais aussi la justification de la remise d’un prix UniFrance.

En sortant de cette cérémonie bon enfant, je suis passé à la Quinzaine pour avoir une invit pour le film des Larrieu. Par la même occasion, j’ai reçu un carton pour la fête de clôture de la Quinzaine qui a lieu le soir même.

En attendant 22h (heure du début de la fête), je suis le troupeau fête UniFrance dans une fiesta pour un film que personne n’a vu, sur le toit du 314. Cooool, la piscine rococo en faux rochers ! Super bienne, la zique ! David me raconte comment il adore la teuf. Il les fait toutes à Cannes mais aussi celles de Paris pour la semaine de la mode. Ce soir, il nous conseille Abel Ferrara. Pas son film. La soirée !

Je lâche le troupeau pour regagner un autre toit, celui de la Quinzaine. On y mange, il y a plus de monde, c’est plus grand. La musique est moins bonne. J’y croise pas mal de gens que je connais. Souvent avec plaisir (je dis ça pour laisser paranoïer ceux que j’ai croisés).

Vers minuit et demie, je commence à en avoir raz le bol de tous ces bobos du cinoche qui n’ont pas vu Indigènes. Sans doute le vin. En rentrant vers mon luxueux hôtel, je fais un tour par le village international où je devais rejoindre le premier troupeau à la fête de la semaine de la critique. Et là, je me fais rembarrer par un vigile. Pas de carton ? Pas d’accréditation ? Merde, mais c’est vrai que je n’ai même pas d’accréditation, moi ! Qu’est-ce que je fous là ? (encore le vin). Je ne m’énerve pas et, curieusement, au lieu de renoncer, j’attends que passe quelqu’un que je connaisse. Au bout d’un bon quart d’heure, un monsieur de France Télévision me donne gentiment un carton que je brandis fièrement au vigile.

Je m’engouffre sous le chapiteau. C’est bondé. La musique est trop forte. Le premier mouton du troupeau que j’aperçois est bourré comme un coin. Je fais quelques pas, les oreilles bouchées mais n’ai pas le courage de dépasser la douzaine. Demi-tour, droite !

En repassant devant le vigile je lui lâche un « c’est nul, cette fête ! ». Allez, je vais aller lire un peu en aérant ma chambre, moi !

Dans ces conditions, je me suis couché tôt. Et par voie de conséquence, levé tôt. La perspective d’une nouvelle errance cannoise en attendant la projection de midi et le train de seize heures ne me dit rien qui vaille.

Hop, je vais à la gare et je prends le direct de dix heures zéro sept !

C’est fini…

Samedi 24 mai 2008
C’est fini, je n’irai plus à Cannes ! C’est ainsi que je ponctuais mes différents passages cannois dans Enfin Disponible (sauf pour 2006 !).

Hé bien, je pourrais en dire autant pour 2008. Mais je raconterai tout-à-l’heure. J’ai avancé mon billet retour…

GPS

Vendredi 23 mai 2008
Tiens, c’est l’anniversaire de mon frère ! Il faut que je l’appelle…

Dans moins de deux heures je vais remettre un prix UniFrance à un court métrage. Je mettrai ma veste noire.

Ce matin, au moment d’aller retrouver mon sourcier varois, voilà que mon GPS ma lâche. Rien. Ecran noir. Quand on a pris l’habitude de ces engins, on n’a plus de carte. On est pommé à la moindre embrouille. Résulat, je suis arrivé avec presque une heure de retard au RDV. Et vous savez combien je n’aime pas ça, les retards!

Du coup, je n’ai pas fait ce que j’avais prévu et à quoi j’avais mis toute mon énergie en préparation.

Allez, on va un peu traîner sur la Croisette, histoire de se changer les idées.

Heu, je n’ai pas lu les commentaires après la diffusion de Chartlotte. Je vais avoir la surprise…

Jour faste

Jeudi 22 mais 2008

La salle était pleine, le film impec, les questions intelligentes, les avis enthousiastes ou fatigués. Ça valait le coup de faire le voyage. Un léger tremblement de paysage !

 

Juste avant, il y avait un pot dans le village international (stand des régions). Jen suis revenu avec les cartes de visites de régions vers lesquelles je souhaite aller avec le docu. Jai fait des RP et, comme je connaissais les gens à qui je parlais, tout cela se passait très agréablement. Et puis je sais bien quil y a une différence majeure entre une conversation sur le port autour dun verre et la réalité dun dossier et de commissions.

 

Pour le reste, quelques errances groupales classiques à Cannes. Trois plombes à bouger le troupeau, plusieurs changements de destination puis, quand on se décide enfin sur le choix une fête, elle a déménagé. Ça se termine forcément par un Perrier tranche au bar tabac.

 

Celle nuit, jai eu le privilège dun logement collectif, du genre de celui que je raconte dans le spectacle. Sympa. Une nuit.

 

Aujourdhui sera off. Direction Toulon vers lappart que lon me prête. Loin de Cannes, la mer, le soleil, promenades et préparation de ma rencontre sourcière de demain.

Cannes, sixième, action !

Mercredi 21 mai 2008
C’est bien la première fois que je vais à Cannes sans rien attendre. Je veux dire, en tant qu’acteur.

Bien sûr, je joue dans Léger Tremblement de Paysage de Philippe Fernandez qui sera projeté ce soir. Oui, il m’a écrit une belle partition. Mais c’est pour lui que je suis heureux d’être là. Pas pour moi. On se connaît depuis si longtemps que je vais avoir plaisir à partager son émotion d’être là en tant que réalisateur, pour son premier long.

Je vais rejoindre la petite troupe d’Ostinato et on va passer, j’en suis sûr, des moments agréables.

La question inévitable au moment du départ : comment je m’habille ? Tous les ans la même histoire ! Pas trop habillé ni comme tous les jours.

Hier, la petite réunion avec ma productrice a été brève mais très productive. Le dossier est bouclé et part la semaine prochaine pour le CNC. Yiiiesss !

Pour ce qui est de mon petit repérage sourcier, ça y est, les micros marchent, les batteries sont rechargées. Y a plus qu’à.

Allez, on astique les yachts, on prépare la fanfare, j’arrive !

Et mon ordi ? Je l’amène ? Cyber-café ?