Flashé deux fois mais pas par des photographes…

Mardi 30 septembre 2008
Figu au terrain de rugby, ce matin. A deux heures, c’était plié. Mangé un morceau et reparti à Paris d’un coup de voiture, histoire de retrouver ma chérie et mon chez moi. Mais le tournage n’est pas terminé pour autant. Dimanche, j’y retourne !

Guy voulait que je parle du dressage du chien. Mais je ne sais pas comment ça se passe. Ce que je sais, c’est qu’il est jeune, peu patient, énorme (bien plus lourd que moi) et que quand tu a passé plus de dix minutes assis à côté de lui dans la voiture, tu rêves de plonger dans un rosier.

Ariégeois, je reviendrai en vacances !

En finesse

Lundi 29 septembre 2008
Aujourd’hui, avec mon 4X4, j’ai écrasé un cochon à pois rose et un ours brun. Il n’y a pas à dire, le pare-buffle, c’est utile !

Bon, je préviens les lecteurs belges que c’est dans la fiction que ça m’est arrivé ( !).

Demain, nous serons au match de rugby. Hé oui, le Sud-Ouest, c’est ça aussi…

 J’ai terminé mes scènes les plus bavardes. Ce qui reste est dans les situations et ça ne me fait pas peur. Je suis très très content de mon Bouzigue. Hé oui, il peut m’arriver être content de moi, de temps en temps ! En tout cas, qu’il vous plaise ou non, j’assume tout (ce qui au fond est assez rare) !

Cela me conduit à glisser deux mots à propos du blog, comme je le fais de temps à autres. Non, je ne dis pas tout. Oui, parfois je suis malheureux, je me rends compte que je tourne une merde (ce qui ne se devine pas toujours au scénario). Et dans ce cas, évidemment, je ne peux pas le dire. Pas question de cracher dans la soupe.

Mais je sais que les lecteurs les plus malins savent lire entre les lignes et interprètent les silences à la perfection. Donc, là, No Pasaran, pas de réserve. Un régal. Ok, dans un registre de comédie rurale qui ne se prend pas au sérieux. Et alors ? Comme acteur, je peux me régaler sur des projets presque conceptuels, « sérieux », graves, historiques autant que sur des choses plus légères. Ces dernières, reléguées au rang du divertissement populaire (gros mot chez certains) racontent souvent bien plus de choses que des œuvres se voulant profondes.

Je ne dis pas ça pour opposer les genres, pour faire mon populiste démago, pour m’excuser de me fendre la gueule en tournant une comédie populaire. Non. Le chiant n’a pas de frontière intellectuelle. Le plaisir non plus.

Plus à l’ouest

Dimanche 28 septembre 2008
Depuis que je suis un invité permanent du Festival de Pau, la ville n’a plus de secrets. Familière. Enfin, le bout de centre ville qui va du Méliès au Boulevard des Pyrénées. Toujours la même sympathie. Les débats, le dernier verre à l’Entropie, l’hôtel Gramont…

Projection de Léger Tremblement de Paysage moins agréable que celle de Cannes. À cause du fait que c’était une copie vidéo ? Néanmoins, le film déroute et amuse. Il ne passe pas inaperçu dans le paysage cinématographique français. À l’issue de la projection, comme Jean-Jacques était en retard, nous nous sommes livré, avec Philippe Fernandez, à une longue impro qui a bien fonctionné. Il a joué le rôle de Jean-Jacques (l’animateur de débat) et moi, celui de Philippe Fernandez. Un bon moment de rire et de jeu auquel Philippe a révélé un talent certain de comédien. Je suis dans la merde. Alter Ego au chômage. S’il s’aperçoit qu’il peut jouer, il ne me demandera plus d’interpréter le personnage récurrent de ses prochains films.

Avant de repartir vers mon Bouzigue ariégeois, je suis allé faire le sourcier chez Murray Head. Quelle vie !

Trois heures de route et puis l’Ariège… Tout à l’heure, je me suis arrêté au gîte d’Éric Martin. Il visionnait des rushes avec Cyril Lecomte. J’ai eu la confirmation qu’on était en train de tourner un film, un vrai, qui envoie du pâté.

Tiens, à Pau, j’ai croisé un lecteur du blog qui m’a bien fait plaisir. Christophe L (je conserve son anonymat), avec qui j’ai tourné il y a pas mal de temps. Mais j’aurai l’occasion d’en reparler plus directement à la sortie de son dernier film.

Pau pau pau pau…

Samedi 26 septembre 2008
Juste arrivé à l’hôtel, je saute sur le wi-fi. Je viens au festival de Pau pour présenter, demain, Léger Tremblement de Paysage de Philippe Fernandez.

Pour aujourd’hui, ça sera donc du light pour le blog. Je raconterai demain ou dimanche. Bon week-end aux lecteurs !

Moteur !

Mardi 24 septembre 2008
Hé bien, la journée a été très longue. Vous pensez ! Une scène de marché avec jetage de jambon, bagarre et discours du Maire…

Allez, demain matin (tout à l’heure si l’on se fie à l’heure où j’écris), je commence par une visite guidée privée de monuments de la ville avant d’aller tourner à midi.

Silence, on tourne (encore une fois ce titre!)


Lundi 22 septembre 2008
De retour en Ariège. Aujourd’hui, on enterrait Mémé Jeanne.

Nous tournions à Lapège, tout petit village accroché sur les hauteurs d’un versant abrupt de la vallée. Il n’y a qu’une petite route vertigineuse pour nous y conduire. Elle s’arrête au village. Ne va pas plus loin, la route. Et bien, en dehors du pittoresque des maisons de pierre, des rues de pierres et de la vue sur Miglos et l’autre versant de la vallée, le plus étonnant est sans doute de passer une journée sans entendre le son d’une voiture.

Profitant d’une séquence dans laquelle je ne tournais pas, j’ai emprunté un sentier… de pierres, bordé d’un impressionnant mur de quasi mégalithes, lui même servant de terrassement aux champs voisins. J’aurai pu marcher des heures dans ce décors comme dans un rêve, un monde d’avant les révolutions technologiques.

C’est bien, le cinéma !

On s’amuse, on s’amuse

Vendredi 19 septembre 2008
Très efficace, ce faux bureau du Maire avec boiseries et moulures. Même pas dommage qu’il nous ait planté, l’autre !

Encore une scène où le Bouzigue fait le beau. Didier Pain nous campait un remarquable Monsieur le Maire. Il joue comme ses belles voitures qu’il aime tant. Un régal. Entre Rossy De Palma, Cyril Lecomte, Murray Head, Élodie Navarre, Didier Pain et tous les acteurs du coin, le casting joue à chaque fois avec un plaisir visible et partagé. Après les bonnes prises, Martin et Caussé déboulent sur le plateau avec la joie de ceux qui ont fait un mauvais coup : « ça, c’est du lourd ! Hé hé hé…».

J’ai peur de garder un brin d’accent et deux trois allures de macho pendant quelques temps. Mais c’est vrai que j’enchaînerai avec un mari coincé et cocu. La machine va se recadrer.

Un petit tour à la maison ne fait pas de mal quand même. Ressourcer la bête. Jusqu’à dimanche.

Et vlan, dans les tibias !

Mercredi 17 septembre 2008
Une journée à fond ! C’était LA séquence de Bouzigue. J’y parle tout le temps, j’y tempête, j’y calme le jeu. Une grosse scène que j’ai dû rejouer avec la même intensité pour chaque prise, dans chaque axe, sur chaque comédien. En fin de journée, j’étais cartable (comme dirait Bouzigue).

La journée de demain a bien failli être annulée pour cause de politique. Le Maire socialiste d’une ville moyenne avait donné son accord pour qu’on tourne dans son bureau et, une semaine avant le tournage, il a tout annulé. On s’est donc retrouvés sans décors.

Je ne devrais peut-être pas le dire ici mais, même de gauche, dans le culturel, il vaut souvent mieux avoir à faire à des personnels politiques de droite pour qui c’est oui ou non plutôt qu’à de mous socialistes qui font des ronds de jambes puis se défilent au premier coup de vent. Cet avis est très personnel et n’engage que moi (je ne veux pas emmerder le film).

Pourquoi les politiques locaux s’inquiètent-ils de No Pasaran ? Tout simplement à cause du sujet. Martin et Caussé ont imaginé une histoire qui se passe en Vallée d’Aspe sur fond de projet autoroutier et d’ours. Pour des raisons de production, le film se fait en Ariège. Oui mais voilà, dans la vallée où nous tournons, il est aussi question d’ours et de projet autoroutier… No Pasaran fait donc désordre.

Enfin, nous on s’en fout, on fait du cinéma, on raconte des histoires qui voudraient n’avoir qu’un lointain rapport avec la réalité et, heureusement, un bureau a été trouvé, qui n’est pas un vrai bureau de Maire.

Ah, si le film marche, ça sera une autre histoire !

Taxi 13

Mardi 16 septembre 2008
J’ai eu l’impression de rejouer le taxi ! Deux séquences en 4X4, moi au volant. Journée fatigante mais très amusante. Quand la caméra prenait la place d’un de mes partenaires, je balançais ses répliques en plus des miennes. J’adore faire 36 choses à la fois !

Bon mais c’est pas tout, j’ai un putain de texte à savoir pour demain…