C’est reparti !

Vendredi 30 janvier 2009
Oui, je faisais grève, hier. Enfin, malgré moi (ça fait partie des choses secrètes). Grève quand même, même si je n’ai pu me joindre au défilé.

Je n’ai rien dit sur le débat qui a suivi la projection de Léger tremblement du paysage au festival Ciné Junior à Arcueil. Plus d’une heure de rencontre avec une classe cinéma. J’ai fait comme Caumon, répondant directement à chaque question, n’en considérant aucune comme idiote ou taquine. Plus d’une heure de premier degré, sans tabou, avec honnêteté. Un échange sympathique et vivifiant. La salle municipale (les cinémas gérés par les mairies sont de plus en plus rares) militante qui avait accueilli une avant-première d’Indigènes avec Rachid, Jamel et Samy Naceri. Ce jour là, je devais être dans une autre salle avec mes autres camarades.

Philippe Fernandez, lui, il part à Rotterdam. C’est plus loin.

Monsieur Bertineau me suggère de raconter les moments où je croise une jolie fille. D’une part, ça serait légitimement assez mal vu de ma compagne. Par ailleurs, je ne me prive pas de ce type de digression de temps à autres. Mais si Monsieur Bertineau veut devenir rédacteur en chef ou président du comité de rédaction, il n’a qu’à déposer sa candidature.

Tenez, en fait, je le connais, ce Monsieur candidat. Nous avions monté jadis une boîte de production ensemble à Bordeaux. J’avais d’ailleurs réalisé mon premier court-métrage dans cette structure. Par la suite, mes amis pensaient que je n’étais pas réalisateur mais acteur et, du coup, me l’ont fait savoir à maintes reprises en ne m’aidant pas dans mes projets de réalisation. Blancan, c’est pas un réalisateur ! Mouais.

J’en ai marre qu’on décide pour moi ce que je dois faire, Messieurs les je-sais-ce-qui-vous-convient ! Oui, je suis acteur mais aussi musicien, sourcier et réalisateur. C’est pas ma faute. À propos de réalisateur, il faut que je m’inquiète de savoir ce qui se passe du côté du CNRS car le docu aurait tendance à faire du sur-place…

pas un souffle

Merdredi 28 février 2009
Après avoir fait le sourcier, ce matin, je pars débattre après les projections de Résistance aux tremblements et Léger tremblement de paysage, à Arcueil, pour des élèves de classes cinéma. J’en tremblerais presque !

Bon, sinon, comme vous le voyez, c’est calme calme… Et j’aime pas trop longtemps le calme, moi !

80 km/h !

Mardi 27 janvier 2009
Avant-première hier soir. Non pas un film dans lequel j’ai tourné. Mais King Guillaume de Pef. J’ai un copain qui co-signe le scénario (Fred Proust). La presse autorisée n’a pas aimé. Mais comme Disney sort le film sur 360 copies, on verra bien quelle est la place du public dans l’histoire.

Et moi, alors, qu’est-ce que j’en ai pensé ? J’ai passé un très bon moment devant cette comédie décalée, toute en douceur. Ça commence comme un Monty Python (Terri Jones ouvre d’ailleurs le film) et puis on se laisse glisser dans un univers bizarroïde, sur une île peuplée de six habitants. Le film affiche une poésie voulue, avec candeur. Certaines situations taquinent la naïveté, d’autres sont truculentes. Le rythme est inattendu. On n’est pas dans un créneau que l’on connaît, pas dans les normes, pas dans ce qui se fait. Voilà. Un film charmant.

J’y ai croisé un monsieur qui m’a dit « j’espère que tu ne m’en veux pas, je devais te rappeler pendant la préparation et puis, tu sais, on roule à 300 sur le périph… ». Je ne sais pas qui c’était, ni de quel film il me parlait, ni ce que ça fait de rouler à 300 sur le périph.

Ode virale

Jeudi 22 janvier 2009
Il y a des moments, comme ça, où il vaut mieux rester au chaud, lire, attendre. Goutter ces instants où l’on a le choix de glander.

Virus qui me squattez depuis le début de l’hiver, vous cherchez sans doute à m’immobiliser un peu avant les grandes transhumances ! Ok, je me rends, j’accepte. Merci d’avoir eu le bon goût de me lâcher en Bretagne !

Cotonneux

Mercredi 21 janvier 2009
Je viens de lire le scénario délirant de Jean-Claude Janer. Entre Raoul Ruiz, Louis Bunuel et Jean-Claude Janer. C’est toujours un grand plaisir de tomber sur une écriture hors du temps, des modes, des genres, baroque à souhait, onirique, un voyage dans les têtes. Quand je dis « c’est toujours un grand plaisir », c’est idiot car ça n’arrive presque jamais.

Si on arrive à se caser dans les plannings, je passerai du rôle d’un taulard à celui d’un gardien de prison. La claustration me colle à la peau.

Pour le reste de l’actu, j’ai honte : je suis grippé.

L’autre Louise Michel

Mardi 20 janvier 2009
J’avoue. J’avais peur d’aller à cette projection. Bien sûr, parce qu’on craint toujours d’être déçu par le film terminé de gens qu’on aime. Et d’un point de vue plus nombriliste (comme toujours ici), parce qu’il y avait un pari à me faire jouer Rochefort, un dandy aristo. On me voit plutôt dans des personnages d’extraction populaire, non ?

Eh bien, c’est gagné sur tous les tableaux ! Le film est mieux que réussi. Il pourra dérouter ceux qui attendent un film partisan sur Louise Michel, une grande épopée historique. On est près des personnages, dans un parcours sensible, plus impressionniste que didactique. Pas vraiment sur les traces du téléfilm de genre.

Et puis ça fait drôlement plaisir de sentir une caméra amie qui va capter tout ce qui peut servir au personnage. À la fin de la projection, j’ai donné à Solveig du bravo et du merci. C’était la moindre des choses. Et puis, vous verrez, c’est beau la Nouvelle Calédonie !

J’arriiiive !

Lundi 19 janvier 2009
Quatre jours de beau temps en Bretagne ! Je pose mon sac, je me change et je pars à la projection de Louise Michel (le téléfilm de Solveig Anspach tourné en Nouvelle Calédonie).

À demain !

Ronds les chapeaux ils ont

Mercredi 14 janvier 2009

Entre mars et avril, j’ai juste trois films. Hé hé hé, je fais le fier, encore ! Mais vous savez bien, depuis le temps, que j’ai besoin de tourner, au-delà de toute considération financière.

Ce matin, je suis allé faire la post-synchro de No Pasaran. J’ouvre le film en écrasant une poule ! Toujours le même plaisir de faire de la post-synchro. Dès que j’en sais un peu plus sur la sortie du film, je raconte, comme d’hab !

J’ai appelé Jean, le producteur du prochain film de Rachid, pour lui dire que je demanderai deux millions d’euros. Il m’a répondu qu’ils avaient plutôt pensé trois. Je lui ai dit que c’était trop. On a ri et on s’est souhaité la bonne année.

Comme j’étais minable pendant les vacances de Noël, passant du rhume à d’autres virus sans transition, nous partons quatre jours… en Bretagne. La mer, les sentiers, les crêperies, les pulls marins, les menhirs, les embruns, la pluie, le vent, le soleil. Je vais me claudelucatiser un peu.