Les victoires de César

Samedi 28 février 2009
Aujourd’hui, j’ai raccompagné un de mes fils à la gare, manqué un rendez-vous chez le dentiste et regardé un bout des victoires de la musique.
Il y a longtemps que je ne regarde plus les Césars.

Quand j’ai vu la meilleure révélation de l’année en groupe ou spectacle musical (enfin, les BB Brunes, quoi…), j’ai arrêté. Ces cérémonies se suivent et se ressemblent! Sauf la remise des palmes, peut-être. Enfin, quand j’y suis.

À propos de Césars, j’ai envoyé mes félicitations à mes producteurs (pour Séraphine).

Et puis, ma foi, il a fait beau !

Idées courtes…

Vendredi 27 février 2009
Je rentre de chez le célèbre loueur de costume, Monsieur Maratier. Cette fois, j’allais enfiler le costume de gardien de prison anglais du XIXème. Encore l’uniforme !

Depuis quelques temps, comme l’absence de tournage m’a rendu à ma liberté, j’ai essayé de la laisser s’exprimer par un laisser-aller des cheveux. C’est vrai, quoi, ils me ratiboisent tous ! Alors, pour me différencier de mes personnages, je laisse pousser (comme ça, on ne risque pas me reconnaître !).

Eh bien là, Virginia, la costumière a dit : pour les cheveux, c’est parfait ! Il ne faut surtout pas les couper !

Si ça continue, pour rester libre, je vais me tondre !

En cachette…

Mercredi 25 février 2009
J’ai le regret d’informer les lecteurs que j’ai une vie non blogable qui m’empêche d’être connecté en permanence pour laisser des articles.

En deux mots, les rendez-vous préparatoires des tournages commencent à s’accumuler (habillage, maquillage…), je dois livrer la dernière musique du docu demain (une qui existe déjà et que je dois rallonger) et j’ai encore fait le soucier aujourd’hui.

Afin d’éviter tout quiproquo, les films ne se chevauchent plus. Ils s’enchaînent… oups.

complètement dépassé…

Lundi 22 février 2009
Les jours se suivent et se ressemblent. Musique, encore. J’ai acheté la nouvelle version d’un logiciel et voilà que mon mac est trop vieux alors qu’il n’a que deux ans. Pffff, le commerce !

Les demandes d’interventions pour le sourcier se multiplient. Bientôt je vais devoir me déclarer en chômage technique pour cause de tournages !

Tiens, je vais appeler mon agent pour voir si elle a du nouveau sur les dates car il y a deux films que se chevauchent (les salopards !).

Un certain cinéma

Dimanche 22 février 2009
Jacques Séchaud m’avait apporté le DVD de Wanda de Barbara Loden. Il y a un personnage de braqueur (Michael Higgins) qui peut nourrir mon personnage de Christian dans Suerte. J’avais souvent entendu parler de ce film sans jamais l’avoir vu, malgré sa ressortie en salle en 2003 (1970 qui fût un bide aux USA malgré un prix de la Critique à Venise).

Évidemment, dès qu’est apparu Michael Higgins, j’ai compris pourquoi Jacques voulait me faire partager cette perle. Il y a comme une évidence.

Mais au-delà du personnage j’ai été très impressionné par Barbara Loden comme actrice et comme réalisatrice (c’est son seul film). Il y a une liberté et une immédiateté, dans Wanda, qui font rêver. En tournant, elle ne sait pas ce qu’elle veut, elle attend que ça arrive. Elle s’attache davantage à saisir le vie qui s’organise à partir de son script sans vouloir s’appliquer à le mettre en image. Comme il n’y avait pas d’argent, elle emploi des non-acteurs pour les rôles secondaires en les faisant jouer ce qu’ils sont dans la vie. On n’est souvent pas loin du documentaire.

Cette fragilité des démarches périlleuses peut produire de gros ratages approximatifs mais, comme toutes les choses risquées, elle donne parfois naissance à de petits bijoux d’une redoutable beauté. Le spectateur est complice du regard en point d’interrogation du réalisateur, en partage les surprises et les plaisirs. Peu de chef-d’œuvres hyper maîtrisés parviennent à mettre autant de vérité à l’écran, cette vibration de vie que chacun cherche à transmettre.

J’avais eu ce même plaisir en voyant « le plein de super » d’Alain Cavalier (1970 aussi) que MK2 avait eu le bon goût de ressortir il y a peu.

Cette énergie-là, en tant qu’acteur, je l’ai essentiellement trouvée dans des courts métrages comme Cendres de Paul Costes ou Tel père telle fille de Sylvie Ballyot. D’ailleurs, les deux font aussi du documentaire…

Et si on retrouvait ça dans Suerte?…

on accordait

Vendredi 20 février 2009
Livraison faite de la musique ! Évidemment, peu de choses ont été prises sur les dernières car le montage s’est fait à partir de celles qu’il avait à sa disposition. On a déjà repéré quelques retouches et ajustements à faire. Le reste, on le fera directement la semaine prochaine en montage son.

Ce matin, café avec Olivier Schatsky pour parler maquillage de gueules cassées. Je devrais être méconnaissable ! On a évoqué aussi la possibilité d’un petit accordéon…

La musique me poursuit jusque dans l’image !

Musique et silences

Jeudi 19 février 2009
Hier après-midi, je suis allé acheter un harmonica. C’est ma copine qui m’avait soufflé l’idée : l’accordéon et le mélodica c’est pas mal mais l’harmonica, je suis sûre que ça te va bien. Elle doit me trouver un peu cow-boy…

Aussitôt fait, j’ai ressorti le banjo, j’ai fait sonner une jolie basse, posé une rythmique bricolée puis l’harmonica. Eh ben oui, ça fait très très cow-boy ! Je sais, j’aurais pu faire Dylan. Encore que lui aussi s’est inspiré des folkeux !

Je suis très déçu de n’avoir pas pu suivre l’allocution du Président. J’étais au ciné 104 pour une soirée Paul Costes avec Cendres et son docu tourné en Iran. Je savais qu’il avait du talent mais la soirée le confirme grandement. Je lui ai conseillé de ne pas changer de monteur son ni de mixeur. Il y a un travail incroyable qui vient épauler l’image, d’une rare qualité.

Son seul problème : son respect du spectateur. Ses histoires sont minces en terme de dramaturgie et toutes les subtilités des personnages et des situations apparaissent par petites touches sensibles, au détour des quelques phrases. C’est pas bavard, pas démonstratif, pas explicatif. Une grande place est laissée au silence (et au son du silence). J’adore ! Mais il semblerait que ça déboussole certains spectateurs. Ceux qui aiment être pris par la main.

Paul Costes, c’est un peu le contraire de Sarkozy, quoi !

À la projo, il y avait Bertineau et Philippe Sarro ! Guy et Pascale n’ont pas pu venir. Quant à Serge, il a déjà presque tout vu. Il se garde Cendres pour une diffusion télé.

Les zinzins du net

Mercredi 18 février 2009
Les nouvelles ? Hé bé, la Guadeloupe, tiens !

Sinon, toujours dans la musique mais à petite dose. Et puis un peu sur le docu aussi. Demain, j’ai réunion avec La Productrice.

Sinon, mon actualité, en vrai de vrai, c’est que je me suis pris le chou avec un malade qui venait poster des commentaires désobligeants sur mon site de sourcier. Le Monsieur postait ses commentaires sous des pseudos différents.

Je vais enlever tous les liens entre sourcier et acteur. Avec les gens bizarres, il vaut mieux prévenir. Lui c’est trop tard mais je l’ai identifié (plus qu’il ne croit). Parmi ses pseudos il utilisait Guy, le fourbe (pas Guy, l’autre !). C’est aussi vous que je veux protéger. Cot cot cot, codec ! (cri de la mère poule)

Désolé.

Lundi 16 février 2009
Pfff, huit musiques, rien qu’aujourd’hui. J’ai tout donné. Plus rien pour le blog. Demain, je vais me resourcer…

Vivement que je glande en tournage pour vous abreuver de nouvelles !