Diamant ter

Dimanche 30 juin 2009
Hier, pendant qu’on tournait un braquage en solo chez un diamantaire, départ pédibus, un diamantaire parisien, celui qui a fabriqué ma palme (Chopard), s’est fait braquer par un mec en solo, départ pédibus. Faut-il y voir un signe ?

Bon, pour lui, les flics faisaient le pont. Ou n’avaient pas envie de courir…

No pasaran, ça va marcher !

Samedi 30 mai 2009
Hier, il y avait une projection de No Pasaran à laquelle je n’ai pas pu assister pour cause de tournage à Orléans. Mon agent y était et elle s’est bidonnée. Enchantée d’avoir vu cette tranche de rire aux accents de Sud-Ouest et de me voir dans un rôle comique.

Bon, nous, sur Suerte, on braquait chez Feller. Fastidieuse journée, le fameux sixième jour de la semaine. Scène d’action, tendue qu’il faut faire et refaire dans tous les axes. En terme de jeu, c’est fatigant, on n’est pas certain d’avoir donné le meilleur mais c’est tellement découpé qu’on sait qu’il y aura toute la matière nécessaire pour le montage.

Ce soir, pot de fin d’Orléans, imitation de l’équipe en perspective puis retour pour Paris. Demain, je reviendrai à Orléans en train pour la dernière journée, celle de lundi. Et ce coup-ci, je me mets à l’hôtel !

Course

Vendredi 29 mai 2009
J’ai passé l’après-midi à me faire courser par les flics. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas couru comme ça. Même pas tombé ! Mais ça valait la peine. La séquence qui clôturait la course poursuite (l’arrestation, vous l’avez deviné) était un grand plaisir de jeu. En même temps, on n’avait pas le droit de se la rater, celle-là !

Pour l’instant, on est dans le sans-faute !

Dans l’après-midi, on m’a dit que la République du Centre viendrait faire une interview. J’ai bien vu une dame qui venait faire des photos mais elle est partie sans rien dire. C’est bizarre, Orléans.

Premier dîner en ville, rue de Bourgogne. Une rue qui bouge bien !

Demain, je braque un diamantaire. Non mais !

Bagnole et bagnole

Jeudi 28 mai 2009
Une journée passée à tourner des scènes de voiture, c’est vraiment chiant. Le temps de préparation est fastidieux et le temps de jeu, infiniment court. La journée n’en finit donc pas d’attentes. Mais au final, ça donnera des plans courts très efficaces.

Tous les copains français de mon personnage ont fini. Les derniers, ceux du jour, étaient Hocine (Lyes Salem) et Paul (Thierry Neuvic). Ils ont été applaudis. Il ne me reste qu’Élisabeth (Adélaïde Leroux) pour lundi, le dernier jour en France de Suerte.

Demain, je braque en solitaire…

Enlève tes babouches !

Mercredi 27 mai 2009
Séquence chez Paul. Un pote de Christian (c’est moi). Sa femme était interprétée par Maryline Canto. On se connaît mais on n’avait jamais tourné ensemble. Éh bien c’est elle qui a trouvé la phrase du jour. Une prise est moyenne, elle sort : « enlève tes babouches ! » Cette expression résume à merveille notre métier.

Très jolie séquence, encore. Les filles et le collègue étaient super. Simple, tendre. Une de ces scènes qui racontent quelque chose dans le texte et tant d’autres quand elles sont incarnées. C’est en ça qu’un scénario éloigne de la littérature tandis que le cinéma, quand il est bien fait, s’en rapproche (clin d’œil…).

J’avais la soirée mais aucune envie d’aller flâner à Orléans. Je ne connais pas bien mais à la première impression, c’est une ville propre sur elle, déserte à partir du 20 heures, patrouillée par la police, filmée par des caméras de surveillance, le Figaro sur le comptoir des bistrots déserts. Mais sans doute demande-t-elle plus de curiosité que je n’en témoigne…

Soirée cellule, donc. Ça fait pas de mal (quand c’est choisi). Musique, popote, blog, lecture. Les finalistes n’ont qu’à taper dans la balle !

Travail de jour

Mercredi 27 mai 2009
On a tourné de jolies séquences avec Henriette. Dans la dernière de la soirée, j’étais seul dans ma cuisine à remonter mon arme. Il fallait le faire avec l’impression d’une grande habitude. À la dernière prise, j’ai tout bloqué de travers.

Ce soir, on termine à des heures raisonnables. J’aurai le temps de déposer un article plus conséquent. Où d’aller boire un verre en ville…

Le film avance, avance et je ne vois pas trop ce qu’il y a à jeter pour l’instant.

Sécurité

Mardi 26 mai 2009
Orléans, encore, après un week-end d’été parisien. Les scènes d’hier semblaient simples à tourner mais il leur a fallu leur temps.  On a dépassé d’une heure. En tournant les dernières scènes de voiture en ville, on a eu le loisir de constater qu’Orléans possède un parc impressionnant de voitures de Police Municipale qui patrouillent la nuit. Ils doivent craindre pour les statues de Jeanne ! ‘faut pas les emmerder, les Orléanais (dans les beaux quartiers)…

J’ai comme l’impression que chaque film me transforme un peu. Celui-là, il travaille en profondeur. Ce sera l’objet d’un futur article.

Hier, j’ai fait les essayages costumes pour Hors la Loi. Le costard années 50, ça a de la classe. Si tu rajoutes imper et chapeau, c’est grande classe…

Bon, allez, je tourne en début d’aprem. J’vais pas traîner !

Plus du tiers en boîte !

Samedi 23 mai 2009
On ne doit pas être loin de la moitié de Suerte. Un gros tiers, disons. Quand on a un rôle principal, on est obligé de rêver que le film va sortir avec plein de copies, qu’il sera une réussite, une référence, un succès critique et public.

Mais quand tu as 50 balais, que tu as « démarré » sur le tard, façon diesel, tu sais que tout ça, ce sont des chimères. Alors, tu fais le film. Ce qui compte, c’est chaque plan. Juste pour que tu aies le moins de choses à te reprocher sur la suite. Tenter de forcer la chance. Mais, objectivement, un film sombre sur un braqueur en cavale, interprété par un acteur pas connu (pas vraiment connu, allez, admettez-le!), a au mieux sa chance en festivals puis dans le circuit « cinéma d’auteur ».

Mais une chose est sûre. C’est le plaisir que nous avons à le faire, ce film. Et en tant qu’acteur, c’est toujours un régal de créer ce personnage sous l’œil intransigeant de Jacques. Il ne laisse rien passer des facilités et j’adhère à toutes les directions qu’il emprunte. Ce ne sont pas les plus faciles. On avance sur un fil, dans le brouillard, avec acharnement et précision.

Hier nous avions les scènes d’hôtel. Scènes d’amour que j’appréhendais plus que tout. Ça a été très soft, étrangement facile, sans embrouille affective ou pulsionnelle (contrairement à ce que laisserait penser le plus commun des fantasmes). Tout s’est passé dans un grand respect de tous et de chacun. Au final, une jolie scène très pudique et un peu de lumière dans le monde de Christian. Suffisante pour éclairer les séquences suivantes.

Week-end dans la vraie vie. Les impôts à faire avant de repartir. La copine qui trouve que le copain est un peu trop dans son personnage. Les amis qui trouvent qu’on ne se voit pas des masses. Il en sera ainsi jusqu’au 17 juin. Impossible de relâcher d’ici là. L’aventure continue, jour après jour et elle est passionnante.

Indigènes, sur France 3, a fait 4,2 millions de spectateurs. Très très honorable !

Vous devez trouver que les derniers articles sont un peu teintés de gravité et se la racontent un peu. Mais, ho, les gars, je ne suis pas en vacances, moi !

Deux jours de perm

Vendredi 22 mai 2009
Préparation du sac, coup de balai. Le week-end commence ce soir !

Suerte avance, avance. Chaque séquence tournée s’avère plus difficile qu’il n’y paraissait au scénario. L’écriture resserrée a pour effet de faire basculer rapidement chaque scène d’une humeur à l’autre. Et dans le jeu, ce n’est pas le plus facile. Trouver la justesse de la bascule.

C’est le prix à payer pour un film dont je ne pense pas qu’on puisse reprocher la direction d’acteur.

Si la veille, on a terminé avec plus d’une heure d’avance, ce fût l’inverse hier soir.

Cet après-midi, chacun des concernés appréhende les scènes d’hôtel.

Heu, pour Hors la loi, on sera tous du casting. Les 5 !