Retrouvé le stylo

Vendredi 31 juillet 2009

J’ai confié le texte de mon docu à Jean-Claude Janer (Les nuits de Sister Welsh) afin qu’il lise, conseille et, éventuellement, participe à son écriture. C’est son regard éclairé d’univers un brin déjantés qui m’a conduit vers lui. Et notre amitié.

 

En tout cas, le CNC me demandait de faire appel à un scénariste. C’est, dans mes petites connaissances, celui qui était le plus susceptible de piger ma démarche et de la nourrir sans la dénaturer.

 

Un des assistants de Rachid B m’a fait un planning spécial dans lequel j’ai l’intégralité de ma première semaine de tournage avec les séquences et tout et tout. J’ai besoin de ça pour me préparer. Il doit me trouver un brin obsessionnel. Tant pis. Je sais que ça peut encore bouger mais au moins, j’ai une base de projection qui me permettra de ne pas me laisser envahir par une vague impression inconfortable d’incertitude.

 

Ce soir, donc, apéro de travail avec Janer. Après ça, je pourrai espérer de trouver le temps de me remettre en écriture avant d’entamer le tournage.

J’ai des absences…

Jeudi 30 juillet 2009

Il y a une vie en dehors du métier d’acteur, de celui de réalisateur, musicien ou sourcier. Et cette partie, je tiens à ce qu’elle reste invisible ici.

 

J’ai été obligé de prendre des trains, passer du temps ailleurs. Point. Pas là et occupé. Ce qui explique mes absences bloguesques. Mais je reviens !

oups

Mardi 28 juillet 2009

L’administration du blog vous prie de bien vouloir l’excuser pour l’absence d’articles de ces derniers jours.

 

En attendant, allez voir Adieu Gary !

Pas fini mes devoirs…

Dimanche 26 juillet 2009

J’étais parti une semaine pour écrire une nouvelle version. Je suis rentré sans avoir terminé. Me voici donc contraint à passer mon dimanche à la mine. Lundi, je passe tout ça à un copain scénariste pour qu’il me livre ses critiques constructives.

Après une semaine relativement pluvieuse et fraîche en Bretagne (ça fait pas de mal), me voilà dans un Paris estival.

1974 : mon premier blog !


Jeudi 23 juillet 2009

En voyant cette moto marquée « Hells Angels », je n’ai pu m’empêcher de la prendre en photo.


À 14/15 ans, guitariste en herbe, j’avais monté un groupe de rock. Les Hells Angels. C’était dans le mille club de La Hontan. Je me prenais pour Jimmy Hendrix, faisant hurler des solos maladroits, la guitare derrière la tête. Tout le monde en avait marre d’entendre le bruit que nous faisions.

Et à ce moment là, j’avais commencé mon premier blog sur cahier d’écolier. Je racontais toutes les étapes de ma jeune carrière de guitariste star. L’achat de la guitare et de l’ampli, le groupe qui prend forme, Jean-Jacques à la batterie, Titi et moi aux guitares, La Bombe à la basse. Je collais des photos.

Le cahier a dû se terminer avec mon premier bal du 14 juillet, à Arcachon avec l’orchestre musette de Miguel Angel.

Déjà tout petit, je me disais que je devais écrire pour témoigner de mon irrésistible ascension ! On se formate, se programme, reproduit sans cesse les conneries de notre enfance.

L’autre jour, José, un copain, me racontait que pendant nos vacances d’il y a une vingtaine d’années, je m’amusais à faire le sourcier avec des branches en fourche. À l’époque, ça ne marchait pas… Mais je radotte déjà. J’ai raconté ça il y a quelques jours ! Bientôt, je vais écrire pour me souvenir.

Suite à…

Mardi 21 juillet 2009
Quand j’ai appris la mort de Yasmine Belmadi, je venais de revoir Lost in la mancha, le fameux making-off du Don Quichotte de Terry Guillian. En dehors de diverses catastrophes météorologiques, Jean Rochefort a un gros problème de dos qui coince le tournage. On y voit des gens pour qui les problèmes de santé de l’acteur se résument à sa présence ou non sur le plateau. On envisage de le remplacer mais, dans ce cas, on risque de perdre le financement qui reposait en partie sur son nom. En résumé, toute la sympathie que l’équipe témoignait à l’acteur célèbre et magnifique s’évaporait dès lors qu’il avait un pet de travers.

Tu as beau être célèbre et magnifique, peu importe que tu joues bien ou mal, l’important est que tu sois debout, marionnette bien réglée qui amène du pognon et en rapportera. Pauvre condition de poupée Barby.

Et toute notre société est réglée sur ce modèle, orchestrée par les médias qui donnent la valeur (marchande) des pantins.

Dimanche soir, j’ai regardé le JT de France2, dans l’espoir de voir quelques images de Yasmine, un petit hommage qui aurait honoré sa mémoire, ses parents, ses amis. Après tout, il n’était pas très connu mais il est dans un film qui sort mercredi, prix de la Semaine de la Critique, avec le célèbre et magnifique Jean-Pierre Bacri. Tout ça fonctionne bien dans le système, a priori.

Mais non. Pas suffisant. La chaîne avait préféré le frère de Michael Jackson qui a pleuré à l’antenne sous les questions débiles d’un présentateur essayant de se mettre au niveau de celui qu’il pensait être celui de ses téléspectateurs. On enchaînait ensuite avec l’acteur américain Denzel Washington qui est, lui aussi dans un film qui sort mercredi mais qui est encore debout. Le présentateur lui sert des questions aussi débiles que pour le Jackson, du style « ce tryller avec Jhon Travolta, ça vous inspire quoi ? » Qu’est-ce que tu veux que ça lui inspire puisqu’il a joué dedans, banane ! La connerie fait vendre, ou quoi ?!

En même temps, quand la presse s’est fendue de quelques lignes sur le tragique sort de l’acteur français pas très connu, il faut voir ce que ça donne. Ce matin, dans le Télégramme (je suis en Bretagne), il y avait un long article sur la sortie d’Adieu Gary. Malheureusement, il avait été écrit bien avant la mort de Yasmine (qui a le rôle principal). On y lit d’abord « l’époustouflant Jean-Pierre Bacri » (les gens connaissent et ça va dans le bon sens) et après un long paragraphe, on arrive à « Yasmine Belmadi*, habitué aux rôles sombres ». C’est tout. Mais il y a le petit * ! Je vais en bas de l’article et j’arrive sur (*) « suite à un accident de scooter, l’acteur Yasmine Belmadi est mort samedi soir à l’âge de 33 ans ». 33 ans, c’est vendeur puisque c’est l’âge du Christ quand il est mort. Ça sonne bien. Amen.

Sans dec, « suite à un accident de sccoter » ! Ils sont payés pour écrire et ils te sortent des formules RATP. « suite à un incident voyageur, nous vous demandons de bien vouloir patienter quelques instants ». Ce qui signifie qu’un mec au bout du rouleau s’est jeté sous une rame mais que les pompiers ne vont pas tarder à le dégager du merdier.

Rencontre du type


Lundi 20 juillet 2009
Belle journée insulaire au bout du monde.  Nous avons été accueillis par le vrai… Claude Lucas ! Oui, l’auteur de Suerte que j’avais interprété sans l’avoir jamais rencontré.

C’est étrange comme le film nous avait rapprochés. Il y avait quelque chose de directement familier entre nous, comme si nous nous connaissions déjà. Le personnage et son double. À moins que ce ne soit l’inverse.

Adieu Yasmine !


Il avait 33 ans. Rôle principal dans Adieu Gary de Nassim Amaouche. Un accident de scooter à trois jours de la sortie du film.

On avait peu eu l’occasion de se connaître en dehors de mon bref passage sur le film. Juste des mots gentils. Tristesse.

Tournage à Lynch-Bages ?

Vendredi 17 juillet 2009
Déjeuner avec le copain Bertineau. Il voudrait que j’écrive une comédie burlesque mettant en scène un sourcier. Mais en attendant, il me demande de tourner dans un court métrage à Lynch-Bages. Ça ne se refuse pas !

Demain, je pars une semaine en Bretagne. Pas pour le soleil. Pour écrire ! Et pour l’occasion, je vais avoir l’extrême chance de rencontrer un personnage que j’ai incarné il y a peu. Qui c’est ? On va voir qui suit, ici !

Tiens, une copine scripte vient de m’envoyer une photo qu’elle avait prise lors du tournage de La bicyclette bleue, avec la jeune Laetitia Casta. Mon personnage faisait une apparition destructrice dans un château…