J’ai rien dit…

Lundi 31 août 2009
Tourné une scène avec le fiancé de Pascale (Sami Bouajila). C’était une scène importante du film et elle a belle gueule. Comme tout ce qu’on tourne. Si vous avez aimé Indigènes, vous adorerez Hors la Loi. Si vous n’avez pas aimé Indigènes… pareil !

Dans Indigènes, ceux qui n’aimaient pas les films de guerre étaient au moins séduits par le dernier tiers, mis en scène comme un western. H L L, c’est plutôt genre polar. Tout le long. Et ça le fait.

Mais heu, j’ai pas parlé du film, là. Si ?

Sinon, il fait super beau, à Bruxelles.

Accent grave

Dimanche 30 août 2009
Voici quelques films dans lesquels je joue des personnages à accent : voyage de la veuve, Adieu Gary, No Pasaran et Partir.

J’ai eu le plaisir de découvrir le film de Catherine Corsini hier soir. Je n’avais pu aller à aucune avant-première. Ça a fait drôle à quelques spectateurs de s’apercevoir, en quittant la salle, que Rémy avait vu le film avec eux. Voilà un film qui marche bien. Vous êtes déjà nombreux à l’avoir vu. Mais si je prends la plume, ce n’est pas pour vendre la camelote. Vous savez déjà que le film est super. Je voudrais vous entretenir de la question de l’accent.

Je ne sais plus qui m’a dit il y a peu que mon personnage était bien mais qu’il était dommage que je perde l’accent à la fin. Je sais. Erreur de débutant, me direz-vous ! Pas tout à fait. En débarquant sur le film, je ne connaissais pas vraiment sa réalisatrice, si ce n’est par ses films et par notre rencontre-casting. Et je suis un timide. Je ne savais pas trop comment aborder ce rôle qui, même s’il est petit, doit avoir une existence. Vous le savez, le cinéma, ça tourne dans tous les sens, en se moquant de la chronologie que restitue le montage. Nous avons commencé, pour Rémi, par la dernière séquence dans laquelle il apparaît dans le film.

J’ai donc commencé à jouer sans accent et puis, au fil des prises, il a commencé à se dessiner. Nous en avons parlé avec Catherine et avons décidé que Rémy aurait l’accent. Cela impliquait dans ma tête que nous aurions le loisir de recaser l’accent timidement ébauché lors des séances de doublage qui se font en post-production. Et puis on a oublié, ou personne n’a jugé utile. J’aurais dû assurer et évoquer cette question avant de commencer à tourner. Je sais. Maintenant, je le saurai.

Remarquez, dans ma petite participation au Voyage aux Pyrénées des frères Larrieu, je m’étais heurté au même problème. On avait fait des prises avec accent, d’autres avec sans et d’autres encore, avec beaucoup. Comme ça, le réalisateur a matière à choix au montage. Mais voilà, la séquence a été montée avec un bout de phrase sans accent et la réplique suivant avec, etc. C’est le problème des tout petits rôles. Plein de possibilités et les choix sont rarement faits en amont du tournage. C’est pourquoi, bizarrement, je trouve les rôles principaux beaucoup plus faciles !

Bien, sur la route de Bruxelles (oui, j’ai renoncé au train !!!!!), je suis tombé sur une émission de Première, une radio Belge, qui faisait une belle critique de London River de Rachid Bouchareb. Avec plein d’extraits, long, en VO sans traduction. Ils sont bien, ces Belges !

Angoulême, Angoulême. Nous vous prions de bien vouloir nous…

Vendredi 28 août 2009
Finalement, mon train Bruxelles/Paris a eu 30 minutes de retard. Là où ça s’est corsé, c’est quand j’ai pris le Paris/Angoulême. Suite à un incident de voyageur (un pauvre homme qui s’est jeté sous un train), nous avons été détournés pour finalement arriver avec deux heures de retard.

Pour le retour, je craignais le pire mais heureusement, nous n’avons eu qu’une panne de signalisation et un retard de 30 minutes.

C’est ce qu’on appelle la loi des séries qui en trois jours m’a fait cumuler un retard de cinq heures sur les voyages (temps qui m’aurait permis d’aller me baigner à Nice. Heureusement, je n’ai pas de goût particulier pour cette ville et, par conséquent, ne nourris aucune forme de regret de cette espèce).

J’étais donc à Angoulême, malgré tout ça. Ce fût un voyage éclair. Pour No Pasaran, la projection a été très agréable. La salle étant trop petite, les spectateurs ont été envoyés dans une plus grande qui puisse accueillir tout le monde. Gros succès.

Première occasion pour mon attachée de presse de me trimballer d’un Canal+.fr à Ciné Cinéma. Bon, contrairement à mes collègues Murray Head et Élodie Navarre, je n’ai pas fait le tour complet des journalistes. Quand je vous raconterai que j’ai un article dans Match ou Gala, de toute façon, vous ne me parlerez plus. Heu, ne me lirez plus… De toute façon, je fermerai le blog ! Bien fait pour vous. Enfin, pour Pascale.

C’est un festival très plaisant que ce festival qui connaît sa deuxième édition. Une organisation tip top orchestrée par Dominique Besnéhard (qui présente toutes les séances). Plein de têtes connues du cinoche français (dont des copains avec qui j’ai tourné) sans que ça se la pète, une sélection de films large et de qualité. Voilà un festival qui va monter à toute vitesse. Les paris sont ouverts !

Dans le train retour, j’ai aidé Julie D à monter sa valise dans le train en retard (le train, quoi). Elle en a profité pour me rappeler que cet enfoiré de Caumon ne l’avait pas prise pour Cache-cache. C’est vrai qu’on s’était régalés aux essais.

Bon, l’an prochain, je reviens avec Suerte ! (s’il n’est pas à Cannes…)

Concernant Hors la Loi, mon ami le producteur m’a gentiment rappelé qu’il ne fallait pas parler du film dans le blog. Oups. De quoi, je vais parler, moi ?

les irrégularités du transport ferroviaire et autres considérations temporelles

Jeudi 27 août 2009
Ce déplacement en Belgique s’est vite annoncé laborieux. Départ prévu à 19h25 mais déjà, depuis un moment, les haut-parleurs annoncent un retard au départ de 10 à 20 minutes.
À 19h45, la sono du wagon : Mesdames, Messieurs, nous avons le regret de vous informer que nous ne pouvons pas partir car le conducteur n’est pas arrivé. Nous devrions partir avec un retard d’environ 60 minutes.
20h30 : Mesdames, Messieurs, le conducteur est bien arrivé mais nous avons un problème de motrice. Nous espérons un départ dans une vingtaine de minutes.
21h00 : Mesdames, Messieurs, les passagers du train de devant vont nous rejoindre !
21h15 : Mesdames et Messieurs, c’est finalement vous qui allez changer de train. Départ effectif, 21h35…

Arrivé à Bruxelles, j’apprends qu’on vient me chercher le lendemain à 12h40 pour le tournage. Super, ça me laisse le temps d’aller faire un tour en ville. Mais cela signifie aussi que je n’aurai pas beaucoup de marge pour mon retour à la projection de Léger Tremblement du Paysage. Normalement, je suis prévu pour tourner la séquence à 15 heures.

Je suis de retour assez tôt de ma balade. J’ai libéré la chambre à midi, comme promis. Monsieur, la production vient de nous appeler pour nous demander de mettre une option sur votre chambre car ils ont deux heures de retard.

En fait, j’ai tourné très très tard. Trop tard pour réussir à prendre le dernier train pour Paris qui est à 21h14. Dommage pour la première.

Mais aujourd’hui, je pars encore. Pour Angoulème et No Pasaran qui passe au festival. J’ai un train qui part de Montparnasse à 10h50. Par prudence et pour me laisser le temps de repasser chez moi, j’ai pris le train de 6h44 au départ de Bruxelles.

Il est 07h16 et voilà dix minutes que nous sommes arrêtés en pleine campagne. Mesdames et Messieurs, suite à des difficultés de trafic, nous sommes arrêtés en pleine voie. Notre retard à l’arrivée sera d’environ 20 minutes. Merci de votre patience…

Train train

Mardi 25 août 2009
Juste un mot pour le plaisir de poster depuis un train. Le Thalys (pub gratuite).

Et pour vous inviter à lire la critique de Léger tremblement du paysage dans le Monde daté de demain, mercredi. Le temps qu’il arrive dans vos campagnes, je serai déjà sur le chemin du retour pour aller à la projo de Saint-Michel !

Promos !

Lundi 24 août 2009
Je repars demain pour la Belgique. On y continue Hors la Loi !


En attendant, voici le lien Télématin sur No Pasaran de Martin et Caussé (sortie le 2 septembre). On y dit du bien du film (et…de moi !)
http://telematin.france2.fr/index-fr.php?page=video&id_article=10630


Il n’aura pas les honneurs de la télévision et très peu de copies. Je parle de Léger Tremblement du paysage de Philippe Fernandez.

Voici ce qu’en disent les Cahiers du Cinéma :
L’angle et la matière, l’art et la manière, les lois de la gravité et celles de la furieuse envie d’exploser de rire.(…) Peut-être avec Les Herbes folles de Resnais la plus belle idée de comédie inventée en France depuis longtemps, (…) véritable météorite projeté sur ses spectateurs, avec la confiance souriante et exigeante que le léger tremblement qui en résulte déclenche rires et pensées.
Jean-Michel Frodon, Cahiers du Cinéma.

Il sort le 26 août à l’Espace Saint-Michel à Paris (séance avec l’équipe à 20 heures).

En province au cours des mois de septembre et octobre
à Rennes dès la semaine prochaine (TNB) puis Nantes (Le Concorde) / Lyon (CNP) / Bordeaux, Avignon, Toulouse et Montpellier (Utopia)…

Amabilités

Dimanche 23 août 2009
À propos d’Indigènes, dans le Nouvel Obs (Merci Guy!), voici ce que dit Abdel Raouf Dafri dont on a tiré le scénario « Un prophète » que Jacques Audiard portera à en salle le26 août.

« Et le cinéma ? Il est où notre Platoon sur la guerre d’Algérie ? Indigènes c’est de la merde cinématographiquement, c’est pourri. Et puis, c’est un film de collabo. Les Arabes on leur avait promis l’indépendance en échange de leur mobilisation. Le 8 mais 45, en fait de Libération, les Français les ont massacrés à Sétif. Quand j’ai vu Bouchareb et toute la bande chanter à Cannes : nous venons des colonies pour sauver la patrie… c’est comme si je voyais des juifs rescapés des camps chanter Heili heilo… »

Voilà un monsieur très aimable.

Alors, je redis deux trois choses.
–    Indigènes et Hors la loi (suite historique d’Indigènes) ont été écrits à partir de témoignages de plus d’une centaine d’anciens combattants, souvent algériens.
–    Pendant toute la promo d’Indigènes, nous avons largement évoqué le massacre de Sétif.
–    Cet épisode, Rachid avait choisi de le traiter dans le second volet (Hors la loi). Ce qui est fait.
–    J’irai voir Un Prophète. Je ne pense pas que ce soit pourri.

Un jour de vacances

Vendredi 21 août 2009
Ça y est ! Les derniers plans de Faivre sont tournés ! Je veux dire, dans l’histoire. Parce qu’il reste toutes les séquences avant.

J’ai en tout cas fini Paris hier. Rachid a boosté la journée pour offrir un vendredi pénard à l’équipe. Les acteurs sont en vacances et l’équipe technique finira plus tôt.

Les séquences de baston dans le métro ont une belle tenue. Les images que j’ai vues sont très prometteuses. Grande classe, même. Coup de chapeau à la figu qui a donné une énergie incroyable et une véracité remarquable à la scène. On était plongé 50 ans en arrière. Quand mon personnage marchait sur le quai, je n’avais aucun mal à éprouver ce qu’il pouvait ressentir.

Mais pour la figu, justement, la bonne nouvelle de plan de travail raccourci, ça veut dire un cachet en moins. Ça, c’est moins cool.

Il est tôt pour le dire mais… je dis rien. Non, ça a l’air de ressembler à du bon cinoche, ce qu’on fait.

Sous terre

Jeudi 20 août 2009
D’accord, tourner en costume 3 pièces et manteau de laine, des scènes dans lesquelles on court, par 35°, c’est pas humain. Perso, je m’en fous. On tournait dans le métro !

Chaud

Mercredi 19 août 2009
Dans Hors la loi, deux scènes me posent problème. Une dont j’ai parlé à Rachid et que l’on va retravailler et celle qu’on a tourné hier. Alors, oui, hier, je n’étais pas des plus satisfaits de ce que nous avons fait (je parle de mon personnage)

Sinon, tourner des scènes d’hiver en costume trois pièce et manteau de laine par ce temps, c’est toujours particulier. Mais je préfère vraiment ça à l’inverse.

Cet aprem, ça va canarder !