Retard, encore

Dimanche 25 octobre 2009

Aéroport Orly Sud. Retard annoncé : 1:30. On est raccord.

Le séjour parisien fût bref. Je repars pour dire à Morvan : Qu’est-ce que tu fous là ?! Après, il faudra attendre mercredi pour une bonne séquence avec Meldja. Mardi et mercredi, je me demanderai si je vais faire un tour à Tunis, si je retourne à Sidi Bousaïd ou encore Carthage dont je commence à avoir fait le tour.

J’avais acheté une vraie fausse pièce antique à un marchand dont le bric à brac est installé face à l’entrée du site « villas romaines ». Mais si, mais si, elle est vraie ! Mais non, elle est fausse, ça se voit à la tranche. J’ai une vraie pièce romaine. Elle est naturellement beaucoup plus usée et les vraies n’ont pas une tranche épaisse comme un euro, monsieur. Il n’a pas résisté longtemps et à consenti à me la vendre comme souvenir, au prix d’un souvenir.

J’ai regardé les représentations gravées de part et d’autre de la pièce, histoire de voir s’ils avaient moulé le recto et verso d’une seule pièce ou s’ils avaient fait un mix. Je voulais voir aussi si cette pièce était courante. Rien de tel pour de telles enquêtes d’aller chercher sur Google images. Hé bien j’y ai retrouvé les représentations figurant sur ma pièce. Et effectivement, sur deux pièces différentes. Sur l’une, on y voyait Énée transportant la statue du Palladium et sur l’autre, un éléphant pouvant évoquer l’épisode de ce fier Carthaginois, Annibal, qui était allé braver César jusque dans les Alpes, avec des éléphants.

Profitant de ces éléments, je suis allé fouiner plus loin, histoire de trouver quelques éléments supplémentaires de cette histoire antique. Occasion de constater que rien n’a changé au fil des millénaires. Les phéniciens qui font commerce, colonisent, créent des comptoirs. Les grecs qui en font autant. Puis les Romains. Et on se fait la guerre pour défendre des zones d’influence commerciale. Les guerres ont toujours été affaire de pognon. On le savait mais c’est amusant de voir les cartes, les enjeux. On retrouve les actus d’aujourd’hui.

Pour Carthage, l’histoire a mal fini. Les romains, furieux d’avoir essuyé une défaite, on déclanché la fameuse guerre punique. Et Carthage a été encerclée, attaquée, sa population massacrée, ses maisons rasées, ses bateaux rassemblés devant la ville et brûlés, du sel répandu sur le sol afin de le rendre incultivable à jamais. En un incendie de la ville qui durera 17 jours, Carthage et les Carthaginois disparaissent. Les romains déclareront la zone maudit. Les villes se développeront plus loin. L’horreur n’a pas d’âge. Voilà qui explique l’étonnante conservation et la richesse des ruines sorties de terre. Et l’étrange atmosphère qui s’en dégage.

Aujourd’hui, Carthage est un ensemble muré composé d’ambassades, du Palais Présidentiel, des résidences marbrées de la haute.

Au moins, ça fera un article d’ici mon retour, vendredi. À moins que je me prenne de patience et accepte de passer trois heures pour envoyer un papier depuis là-bas. Le plus probable c’est que j’écrive sur place et poste à mon retour.

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5 commentaires pour Retard, encore

  1. serge barande dit :

    Un petit peu d’Histoire ne fait pas de mal, même si encore une fois, les guerres l’ont en partie bâtie (ou débâtie!). Le brave Annibal aux sports d’hiver à Avoriaz, et oui, déjà…! Le prochain coup :histoire contemporaine. Tu nous diras comment, le bon peuple tunisien, a accepté (ou pas) la réélection « chiraquienne » (90% des voix) de leur cher président indéboulonnable! Une ruine de plus dans le paysage tunisien…

  2. Guy Gauthier dit :

    Etonnant que tu nous dise rien sur l’élection du maitre de Tunisie ? Pour un ancien, mais toujours homme de Gauche, tu r’passeras !

  3. Sarro Philippe dit :

    Et les Guerres Merdiques euh! Mediques plutôt, t’as été voir ?

  4. Bernard Blancan dit :

    Je croyais avoir répondu mais visiblement ça n’a pas suffi…

  5. Bernard Blancan dit :

    Mediques-moi, vous, vous n’avez rien perdu de votre verve !

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