Tous ensemble, tous ensemble !

Dimanche 30 mais 2010

Il en aura fallu, du temps, pour redescendre des affres post cinématographiques ! Reprendre contact avec la vraie vie, retrouver les siens, faire du rangement, mettre en place les stratégies, faire sa déclaration d’impôts, se reposer, revoir trois copains… L’heure est à la préparation des LIP. Le stabilo se promène sur le texte, plan de travail déployé. Juin me verra surtout à Besançon. C’est pas une île.

Et puis on se remet à espérer pour Suerte. Une petite balade à Locarno, début août, serait bienvenue. Mais là, on reste dans le vœux. Pas mal de recalés à Cannes attendent la même chose.

Mais restons concentrés. Pour l’heure, se mettre dans la peau de Piaget !

Hors La loi… Quelques traces dans la presse

Jeudi 28 mai 2010

Alors, juste pour le fun, on va collecter ici les articles et vidéos qui parlent du film et ou je suis nommé.

Le boulot de recherche d’articles, ce sont Pascale (honneur aux dames), M, Guy et Joël qui le font pour l’essentiel. Pascale se permet même d’envoyer ces copines m’interviewer et Joël ne manque pas une occasion de créer de belles fausses images. 

 

Rendons à César ce qui appartient à Pascale !

http://www.surlarouteducinema.com/archive/2010/05/23/hors-la-loi-avec-bernard-blancan.html

 

 

Tout d’abord le papier de Sandra dans in the mood for cinéma (voir la vidéo !)

http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2010/05/27/interview-de-bernard-blancan-prix-d-interpretation-du-festiv.html

 


La version de Sandra Mézière sur Agoravox…

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/critique-de-hors-la-loi-de-rachid-75357

 


La photo va vous dire quelque chose dans l’Express

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/hors-la-loi-sur-la-croisette-et-dans-la-bataille_894033.html

 


Dans Le Monde, bon papier et je survis…

http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2010/05/22/hors-la-loi-trois-freres-et-leur-combat-pour-l-algerie-a-liberer_1361459_766360.html

 


Dans la blogosphère…

http://laternamagika.wordpress.com/2010/05/22/hors-la-loi-de-rachid-bouchareb/

 


La fameuse émission C dans l’air où j’interviens brièvement dans le hall du Martinez.

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1445

 


Le caméraman a cherché à me capter. C’est rigolo ce jeu du chat et de la souris.

http://www.dailymotion.com/video/xde99y_la-montee-des-marches-de-hors-la-lo_shortfilms

 


Sur canal +, la montée et, grâce à un pote, vous m’y verrez à partir de 2 minutes et quelques.

http://festival-cannes.canalplus.fr/fiches-films/hors-la-loi/montee-des-marches-du-film-hors-la-loi.html

On passe à autre chose

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Mardi 25 mai 2010

Mauvaise nouvelle : je vais effacer une partie de l’article d’hier afin d’éviter toute polémique possible (bien que je n’incrimine absolument personne) avant le dialogue. Et puis par pudeur, aussi. Je remercie producteur et distributeur de m’avoir fait venir à Cannes (ils n’y étaient pas obligés) et l’attaché de presse de m’avoir donné C’est dans l’air. On reparlera du reste d’ici la sortie avec tous les protagonistes.

De retour chez nous. Ça fait plaisir comme ils disent, les joueurs de foot. Je pense n’avoir aucun problème de sommeil. J’ai une bagnole à récupérer, des clients de sourcier à visiter et un texte à apprendre pour les LIP. Pas de quoi s’ennuyer.

Couche de finition

Mardi 26 mai 2010

J’ai passé ma journée de dimanche à récupérer de mes émotions cannoises. Un hôtel corse près d’Ajaccio, surplombant la mer. J’ai dormi la nuit, le matin, l’après-midi. Loin du tapis rouge. Le soir, nous avions un dîner en ville avec les acteurs du téléfilm d’Antoine Santana. Nouvelle équipe, nouveau rôle. De l’amitié teintée d’admiration circule. C’était bien, Cannes ? Ben, c’est compliqué…

Je croyais avoir réussi à créer le sas nécessaire à l’entrée dans ce nouveau film, avec cette nouvelle équipe. Mais la nuit qui précédait mon matinal premier jour de tournage, fût grise. Toujours Cannes qui me réveille, questions sans réponse.

La journée d’hier a été consacrée, tout entière au tournage de trois jolies séquences avec François Berléand. Rencontre artistique et humaine pleine de plaisir et d’humour. Je joue un nationaliste dont le sigle de l’organisation n’est pas sans me rappeler celui d’un autre film. C’est un petit rôle que m’a donné Antoine Santana mais, « qui se remarque », comme j’aimais qualifier ce type d’intervention, au commencement du Blog. Antoine, il m’avait fait tourner en ostréiculteur arcachonnais dans Un Moment de Bonheur puis en cocher dans La Ravisseuse. Il fait partie de ceux, comme Rachid, qui aiment bien jouer la carte de la fidélité. Et moi aussi, du coup, puisque je ne rechigne pas à venir faire coucou dans un méli-mélo organisationnel complexe qui fait s’arracher les cheveux aux productions.

Un vrai plaisir d’endosser ce personnage à la Corse, avec qui le sens de ce qui se dit doit être interprété puisqu’il n’est jamais livré directement. Les silences parlent autant que les paroles rares et choisies. Je reviendrai le 5 juin pour tourner la suite et fin de mon rôle.

…/…

En tout cas, à ceux qui se demandent pourquoi je tiens un blog depuis six ans, je réponds que, dans de les circonstances cannoises que j’ai vécues, vos commentaires, vos soutiens, votre existence, vous les lecteurs, m’ont été de sacrées béquilles. Un lien actif avec le monde des humains et de la raison. Merci à vous tous, même aux muets ! (je n’ai pas dit mulets…)

C’est ma très grande faute ! (hum, pas que…)

Dimanche 23 mai 2010

Je me dois de faire cet article pour tous les amis qui ont regardé la télé, la famille, le couturier qui m’a fourni le smoking (Zegna), ceux qui s’attendaient à me voir.

Si je n’ai pas monté les marches avec les copains, c’est à cause de mon imbécile obéissance. On m’avait prévenu la veille : à cause de la polémique, le service de sécurité est très strict et il impose qu’il n’y ait que cinq personnes au moment de la montée télévisée. Et puis c’est devenu six. Et puis il y en a eu sept. Et j’ai été assez con (difficile de trouver un autre mot) pour me plier à cette règle. Je n’étais pas dans les voitures officielles mais dans le convoi pédestre. Il m’aurait suffi de les attendre et de me glisser parmi eux. Personne n’aurait trouvé à redire. Je ne sais toujours pas qui sont les responsables de cette décision (en premier lieu, la polémique…). Elle est tellement stupide et injuste que le vrai con, c’est moi.

Mais nous n’étions pas là pour ça. Il y avait la projection. Hors la Loi dans la grande salle, sur le plus bel écran du monde. Dans le film, j’étais avec les autres. Quand les lumières se sont rallumées, j’étais avec les autres. Et dans les applaudissements, j’étais avec les autres. La salle était debout. Mes moustaches la remerciaient dans une fière tenue. Le film avait plu. La polémique était dépassée. Le film était entré en scène. Les images avaient remplacé les mots et les maux. Un peu de dignité, merde !

Puisqu’il s’agit de mon blog, j’y parler de moi. Jamais, je dis bien jamais je n’ai eu de retours aussi chaleureux, aussi sincères, venant d’un éventail de personnes aussi large, allant des hautes sphères aux simples spectateurs. Là était ma récompense, le contre pied de la fête gâchée.

Je ressors de Cannes sans une photo, sans conférence de presse, sans image. Je suis acteur. Pour la sortie du film, il me faudra quelques images. Je ne ferai de l’ombre à personne et saurai me montrer discret. Promis.

On m’a donné une télévision à une demi-heure de mon départ. « C’est dans l’air », pour France Télévision (ça passera lundi). J’ai un beau rôle dans un film important, sur une histoire d’équipe dont l’épopée a commencé en 2006. Ma place est naturelle. C’est l’histoire de trois frères, qui ont une mère qui les aime et un putain de flic sur le dos.

Mais j’allais oublier de mentionner le must (je n’avais pas le lien) : Pascale m’a permis d’être interviewé par Sandra Mézière sur http://www.touscoprod.com/ . La grande classe !

Samedi, dès le début d’après-midi, je quittais Cannes pour rejoindre la Corse et le tournage d’Antoine Santana. La même mer, des palmiers mais plus de calme. J’ai rasé la moustache.

J suis !

Vendredi 21 mai 2010

Jusqu’ici, tout va bien…

 

Premiers messages gentils de quelques-uns qui ont vu le film en projection de presse.

 

La bise à l’équipe.

 

Pot avec Patrick et Madame (Les Manadiers).

 

Livraison du costume.

 

Y a plus qu’à y aller…

J’m’en va jouer les invisibles, tin ! Ce s’ra le signe…

Jeudi 20 mai 2010

Bon, comme signe aux copains du blog, je vais passer une combinaison spécialement conçue par la NASA qui rend invisible. Facile, je serai celui qu’on ne voit pas! C’est une mesure de sécurité que m’ont imposé des copains des Services Généralement Spéciaux.

Le JT de Canal commence à 18h40 pour une projection à 19h00. Il y a des chances pour que je sois déjà monté. J’en sais rien. Mais en tout cas, vous aurez peu de chances de m’y apercevoir, dans cette tenue. Je préviens pour ceux qui ont annulé tous les rendez-vous. Je vous raconterai plus tard, samedi, par exemple. Inch’Allah !

Allez, j’ai une valise à faire, moi ! Misère mais qu’elle est grosse cette combinaison…

J – pas grand-chose

Mercredi 19 mai 2010

Comment le cacher ? On a beau dire, beau faire, monter les marches de Cannes, ça émoustille, même si ça met la pression. Et comment faire croire que je n’y pense pas. Je peux bien cristalliser, acheter des bagnoles, aller faire le sourcier, avoir mal au bras, attendre le résultat des commissions d’attribution de bourses (non, Pascale, pas de jeu de mots facile. Il y a un double sens que bien peu peuvent comprendre), cette perspective, aussi futile soit-elle, prend une sacrée place.

Je suis allé m’acheter une paire de godasses italiennes pour la montée, une chemise décontract pour la journée, une petite valise pour la cabine. Le costume, mazette, c’est Zegna qui s’en charge. Demain, coiffeur. C’est que je ne veux pas faire honte à la profession, ni à ma famille, ni à l’amicale des sourciers. Et surtout pas à vous, plus ou moins fidèles lecteurs.

Bref, ça s’agite, ça s’agite. Mais que l’on se rassure. Je n’oublie pas pourquoi j’y vais, sur ce tapis. Pour un sacré film dont on parlera plus tard, si vous le voulez bien. En son temps, je ferai un peu l’intello engagé. L’heure est à jouer les midinettes.

Rêve brouillon

Mardi 18 mai 2010

J’attendais le résultat d’une bourse « brouillon d’un rêve » de la SCAM pour mon documentaire. La commission a eu lieu hier et on a dû trouver que c’était trop brouillon pour faire rêver. Le 2 juillet, on entame les choses sérieuses avec le CNC. Je saurai si je passe en plénière. Si c’est le cas, finale début septembre. D’ici là, on va aller chercher quelque financement en région. Aquitaine, bien sûr.

Dieu, que cette période est chargée…