C’est ma très grande faute ! (hum, pas que…)

Dimanche 23 mai 2010

Je me dois de faire cet article pour tous les amis qui ont regardé la télé, la famille, le couturier qui m’a fourni le smoking (Zegna), ceux qui s’attendaient à me voir.

Si je n’ai pas monté les marches avec les copains, c’est à cause de mon imbécile obéissance. On m’avait prévenu la veille : à cause de la polémique, le service de sécurité est très strict et il impose qu’il n’y ait que cinq personnes au moment de la montée télévisée. Et puis c’est devenu six. Et puis il y en a eu sept. Et j’ai été assez con (difficile de trouver un autre mot) pour me plier à cette règle. Je n’étais pas dans les voitures officielles mais dans le convoi pédestre. Il m’aurait suffi de les attendre et de me glisser parmi eux. Personne n’aurait trouvé à redire. Je ne sais toujours pas qui sont les responsables de cette décision (en premier lieu, la polémique…). Elle est tellement stupide et injuste que le vrai con, c’est moi.

Mais nous n’étions pas là pour ça. Il y avait la projection. Hors la Loi dans la grande salle, sur le plus bel écran du monde. Dans le film, j’étais avec les autres. Quand les lumières se sont rallumées, j’étais avec les autres. Et dans les applaudissements, j’étais avec les autres. La salle était debout. Mes moustaches la remerciaient dans une fière tenue. Le film avait plu. La polémique était dépassée. Le film était entré en scène. Les images avaient remplacé les mots et les maux. Un peu de dignité, merde !

Puisqu’il s’agit de mon blog, j’y parler de moi. Jamais, je dis bien jamais je n’ai eu de retours aussi chaleureux, aussi sincères, venant d’un éventail de personnes aussi large, allant des hautes sphères aux simples spectateurs. Là était ma récompense, le contre pied de la fête gâchée.

Je ressors de Cannes sans une photo, sans conférence de presse, sans image. Je suis acteur. Pour la sortie du film, il me faudra quelques images. Je ne ferai de l’ombre à personne et saurai me montrer discret. Promis.

On m’a donné une télévision à une demi-heure de mon départ. « C’est dans l’air », pour France Télévision (ça passera lundi). J’ai un beau rôle dans un film important, sur une histoire d’équipe dont l’épopée a commencé en 2006. Ma place est naturelle. C’est l’histoire de trois frères, qui ont une mère qui les aime et un putain de flic sur le dos.

Mais j’allais oublier de mentionner le must (je n’avais pas le lien) : Pascale m’a permis d’être interviewé par Sandra Mézière sur http://www.touscoprod.com/ . La grande classe !

Samedi, dès le début d’après-midi, je quittais Cannes pour rejoindre la Corse et le tournage d’Antoine Santana. La même mer, des palmiers mais plus de calme. J’ai rasé la moustache.

Cet article a été publié dans blancan. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

26 commentaires pour C’est ma très grande faute ! (hum, pas que…)

  1. Pascale dit :

    Timide, digne, intelligent et beau ! Nous serons là pour la sortie du film. T’es un indigène quand même ! Belle interview http://www.touscoprod.com/_img_upload/tacsmall/bernard-blancan_s.jpg

  2. Pascale dit :

    Petit bonus on the road again ! Plus de 1 000 visites par jour, c’est toujours ça http://www.surlarouteducinema.com/archive/2010/05/23/hors-la-loi-avec-bernard-blancan.html

  3. l'homme invisible dit :

    Merci Pascale d’avoir provoqué cette interview (et à Sandra et Barbara de l’avoir réalisée) ! Il me semble que ça marche mieux avec le lien direct http://www.touscoprod.com/ sinon, on  n’a que la photo.   Bises

  4. Bernard Blancan dit :

    la classe !

  5. Pascale dit :

    Oui le lien de la photo c’est une erreur de ma part en ta défaveur… J’ai rectifié sur mon blog aussi. Contente que l’interview avec Sandra t’ait plu. c’est vrai qu’elle est très intéressante et qu’on aurait vraiment envie qu’elle dure plus longtemps. Et puis parler cinéma avec elle c’est top. Je trouve ton attitude sur cette photo vraiment très très belle. Tu t’es calé comme ça direct dans le fauteuil ou c’est le Rachidou qui donne des indications ! Allez, show must go on. Vivement le 22 septembre.

  6. Anmah dit :

    Belle interview. Mince, tu as rasé ta moustache… Et, tes fans alors !! Discret, sincère, mais… sûrement !! 

  7. Le Guytounet dit :

     « C’est dans l’air » pour France 5 ! super, très bonne émission, très regardée et en plus un lundi de Pentecôte et ferié tout le monde est de retour avant le boulot, bonne date, super quoi… et Calvi n’est pas un guignol… lui !

  8. Samuel Marès dit :

    super pour c dans l’air, . Et puis tu as été toi même après c’est vrai que pour le métier c’est un peu con ce truc de protection et de ne pas avoir été vu avec l’équipe.

  9. claire dit :

    Bien jolie interview Mr Blancan ! C dans l’air, on a pas vu le début… On se rattrapera sur internet !  

  10. Le Guytounet dit :

    Le seul qui n’ai pas eu le droit de fouler le tapis rouge de Cannes vendredi était le seul à dire quelques mots sur ce film ce lundi sur France 5… 

  11. Joël dit :

    C Dans l’Air Lundi 24 mai 2010   Algérie : palme d’or des tabous http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=5745 Interview 11’30 » Mais bon, je pense qu’il est bon d’écouter l’émission en entier.

  12. serge barande dit :

    Très très bien tous ça!!! Surtout cette interview, bien classe! Merci bcp à tous ceux qui mettent ces liens qui m’ont donc permis de rattraper un week cambrouse. Je note que le principal reste qd même l’accueil de la salle et des messages que tu as reçus. Profite bien de la Corse. En attendant, nous autres, on va poireauter jusqu’au 22/09. Toujours une espèce de frustation que d’attendre si longtemps le machin qui te démange tellement il a fait l’actu. Mais promis, un jour, je m’y habituerais…

  13. Bernard Blancan dit :

    Je n’ai pas besoin des ordres de Rachid pour trouver comment m’asseoir, tout de même…

  14. Bernard Blancan dit :

    Le prochain rôle n’en porte pas. Je ne décide rien de ma pilosité…

  15. Bernard Blancan dit :

    Je suis pas à Calvi mais à Ajaccio !

  16. Bernard Blancan dit :

    Tu trouves aussi ?

  17. Bernard Blancan dit :

    Ben, j’ai pas vu. Mais je vais cliquer sur le lien qui ne va pas tarder à tomber.

  18. Bernard Blancan dit :

    C’est de toi ?

  19. Bernard Blancan dit :

    Je vais attendre Paris car là, j’ai pas le plug-in ch’ais pas quoi…

  20. Bernard Blancan dit :

    Je demanderai une avant-première à Villenave !

  21. Pascale dit :

    Et oh, sois poli ! Je parle de la différence d’attitude entre Sami, au bord du fauteuil et toi bien installé, sûr de toi tout ça… ça parle à ceux qui n’ont pas vu le film j’te ferai dire boubourse !

  22. Helga dit :

    Faut voir le côté positif : pas de gamelle les pieds dans le tapis rouge devant tout le monde !

  23. Bernard Blancan dit :

    C’était moins une. Mais j’aurais dû : j’aurais été dans tous les journaux !

  24. Bernard Blancan dit :

    Absolument. J’ai joué la scène avec mon corps, telle que je l’avais comprise.

  25. christophe heral dit :

    c’est donc ça. tu n’as donc pas de maladie honteuse, mise à part, celle d’être un bon soldat 😉 moi, le réalisateur a un peu oublié de citer mon nom lorsqu’il est allé chercher sa palme d’or (chienne d’histoire), ça doit être normal, quand on fait du son, il faut s’attendre à recevoir un peu d’avoine 🙂 tu étais beau , quand même, en haut des marches, la tête haute, prêt à recevoir tes camarades de jeu qui , après avoir entamé une danse youyouesque, devaient sentir un peu sous les bras. amitiés , l’homme de l’atlantide

  26. Bernard Blancan dit :

    Merci, voisin de l’Atlantide ! Tu as les mains palmées, toi aussi ?

Les commentaires sont fermés.