Dérèglement climatique

Mercredi 5 mai 2010

Des vagues géantes sur la Croisette ! Ça promet. Les Dieux Méditerranéens en font un peu beaucoup. On se calme, on se calme.

Ici, la vie est calme et se réchauffe peu à peu. Encore un casting, demain, et je repars en Camargue pour y terminer Carmen.

A GLAGLA

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Mardi 4 mai 2010

Pour changer, je pars passer un casting. Ça serait pour un téléfilm en Corse. C’est drôle, je vais déjà tourner en Corse sous peu, je dois tourner au Japon et peut-être en Nouvelle Calédonie. Période insulaire.

 

En attendant, après la lune rousse, voilà les saints de glace qui viennent nous rafraîchir les idées. J’ai feuilleté les pages web sur Hors la Loi. Impressionnant le nombre d’articles sur la polémique de ceux qui n’ont pas vu le film mais veulent faire parler d’eux. J’ai même lu quelque part qu’il y avait, sinon une orchestration, du moins un aval en haut lieu. Bizarre, dans cette ambiance anti-burka, polygamie, et tutti quanti, cette concentration d’intérêt sur une partie de la population qui a aussi des choses à raconter au-delà de l’Histoire Officielle.

Mon prisme nombrilien me faisait dire, hier, que ce serait service minimum pour moi, mais ça risque l’être aussi pour les camarades. Roschdy est en train de tourner son film avec Sami dans le rôle principal. Ils devraient avoir autre chose à faire que d’aller faire les pingouins sur la terrasse du palais. 

Pour nous réchauffer un peu, je mets une autre photo plus attendue des Calanques.

Cannes : réajustement d’ambitions en milieu électrique

Lundi 3 mai 2010

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C’est la première fois que je m’aventurais dans les calanques Marseillaises. Ça vaut la peine de crapahuter. Et ça fait du bien de prendre trois jours de vacances !

 

Vendredi, j’ai reçu un coup de fil de la production de Hors la Loi. La messe est dite : cette année, ça sera service minimum. On me fait venir quelques heures avant la projection qui aura lieu le vendredi 21 à 19 heures. Montée des marches, projection, hôtel sympa et retour le lendemain.

Le marathon que nous avions fait ensemble sur Indigènes (photo call, conférence de presse, interviews diverses) ce sont les trois héros du film (Jamel, Roschdy Zem et Sami Bouajila) et Rachid qui vont se le payer.

Sans avoir aucun goût particulier pour ce type d’exercice, j’avais vaguement espéré faire partie du package promotionnel (un acteur gagne toujours à être vu) mais je sais qu’en la circonstance, ce n’est pas du goût de tout le monde. Tout bien pesé, c’est très juste comme ça.

Je vais ainsi m’économiser quelques doses de stress, éviter deux ou trois petites humiliations et, au final, profiter mieux que jamais de mon passage éclair. Tout cela s’annonce beaucoup plus paisible que je le craignais.

 

Enfin, paisible… La presse se fait l’écho de manifestations de la droite dure qui juge film avant même de l’avoir vu. Hors la loi serait anti-français et révisionniste. Je ne l’ai pas vu mais j’y ai tourné en partie, en ayant lu le scénario. Je sais bien, et on le verra, qu’on est bien loin des caricatures de tous bords. Le film est désormais à vous (enfin, le 20 septembre pour ceux qui n’auront pas le billet cannois). Il vous appartiendra de le juger quand vous l’aurez vu…

Dau iou spic angliche ?

Samedi 1er mai 2010

Je profite de quelques gouttes sur Marseille pour vous faire un bref compte-rendu des castings.

Pour le premier, l’américain, quand je suis arrivé, il y avait une actrice relativement assez connue qui s’était invitée car elle voulait absolument tourner avec le réalisateur relativement extrêmement connu. Comme je suis galant, je l’ai laissée passer avant moi.

Quand mon tour est venu, j’ai dû jouer une courte scène en anglais. Le réalisateur n’était pas là et fera son choix sur la vidéo enregistrée pendant les essais.

Comment cela s’est-il passé ? Hé bien, si le réalisateur estime qu’il n’est pas indispensable de parler un anglais crédible, de jouer à un niveau dépassant l’amateurisme et d’avoir une gueule intéressante, j’ai encore une petite chance. Mais s’il fait preuve de la moindre exigence sur un des points énoncés plus haut, c’est mort de chez mort !

Pour le second, il y a eu méprise. Le directeur de casting a changé et ne savait pas que j’avais déjà rencontré le réalisateur lors des précédents castings avec son prédécesseur. Donc, s’il m’avait voulu, ça se saurait.

Mais qui sait…

Lundi prochain, l’article sera titré « Réajustement d’ambition en milieu hostile ». Le sujet ? Vous verrez bien.