Grippe F H3N8

Samedi 29 janvier 2011

Ça y est, j’ai la crève ! Forcément, à tourner en extérieur dans le Nord au mois de janvier, il ne faut pas non plus s’attendre à jouer longtemps au « même-pas-froid ».


Je sais bien que certains aimeraient que je raconte plus de choses des tournages. Mais voilà, je suis pudique. Vous savez ce qu’est un plan de travail ? C’est une sorte de grand tableau dans lequel le tournage est représenté de façon chronologique avec, pour chaque jour, les horaires, lieux, acteurs, figu minutage, séquences… Bref, il y a tout. C’est toujours un exploit de gérer un plan de travail. Et c’est en grande partie le rôle du premier assistant, avec le réalisateur et validation de la production.

Très souvent, ce plan de travail va concentrer au maximum les séquences des acteurs sur un minimum de jours. Ce qui fait que, dans une journée, un acteur va enchaîner trois ou quatre séquences. Il peut tourner trois jours et être très présent dans le film. C’est généralement ce que je vis mais, pour une fois, pas ici. Je suis l’escroc du tournage, le braqueur : ma présence est étalée. Ce qui fait, concrètement qu’il peut m’arriver d’avoir de très courtes journées effectives.

En commençant ma jeune carrière, je culpabilisais de telles situations. Aujourd’hui, si ça arrive, je ne me flagelle plus.

Deux mots de mon travail sur cet épisode de Magellan. Je connais Claire, la réalisatrice, depuis plus de dix ans. La première fois, elle était assistante de mon premier PJ. Comme à chaque fois, je me sens bien dans son équipe. En confiance et heureux. J’ai toujours dit qu’une équipe ressemble au réalisateur.

Et allez, j’arrête parce qu’on va encore dire que je fayote. C’est pour ça que je ne veux pas parler des tournages en dehors de l’anecdotique, du parallèle, de l’à côté et des chevaux.

Le Nord le plus frais

Mercredi 26 janvier 2011

Retour au haras. J’ai passé mon temps à parler aux chevaux. J’aime de plus en plus ces bestioles. Mais j’avais aussi une séquence à tourner. Et nous l’avons fait de belle manière. Du moins je l’espère.

Je me demandais hier quel écho ferait la presse française à la nomination de Hors la Loi aux Oscars. Vous avez eu la réponse aujourd’hui. Pas assez « français », sans doute.

Retour de tournage, les bouchons lillois, l’apéro à l’hôtel, le restau en groupe et il est l’heure de se coucher. Demain commence tôt.

Hors la Loi aux Oscars !!!!!!!!

Mardi 25 janvier 2011

Il y a 5 films étrangers aux Oscars. J’en ai vu  3 et j’ai tourné dans un : Hors la Loi de Rachid Bouchareb !!!!!

Autant la sortie avait été difficile en France dans un climat politique peu favorable à l’Étranger et encore moins à l’Histoire. C’était la période du glissement aux extrêmes du pouvoir (roms et compagnie).

Aujourd’hui, la conjoncture internationale pourrait favoriser Hors la Loi. On peut rêver, non ? Voyons demain comment la presse se fait le relais.

Sur le NY Times, il y a quelques temps, on mettait en lumière le stabisme de la France face à L’Algérie en rapprochant Des Dieux et des Homme et Hors la Loi. Le public français a préféré le premier. De l’autre côté de l’océan, le second. Je suis assez d’accord avec ce choix… Voici l’article.

Avant de partir tourner

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Lundi 24 janvier 2011

Je meurs d’envie de tourner des images pour mon docu. J’accumule de la matière à désir de filmer, mais les conditions classiques d’un tournage impliquent des délais et des formalités telles la location d’une caméra. C’est ce que nous avons fait en fin d’année. Mais comme il y a des choses à tourner chez moi, d’autres qui se décident sur la minute, j’ai choisi de m’en acheter une. La technologie évoluant à toute vitesse, on arrive aujourd’hui à trouver des caméras au format professionnel à un prix désormais abordable. Mon choix s’est porté sur la Canon XF 100. Il faut juste que j’attende qu’elle sorte.

Mais ça se saurait tarder. J’étais vendredi dernier à une journée porte ouverte chez un revendeur. J’y ai croisé le chef-op d’Indigènes qui accompagnait un ingénieur du son. On est mal barrés, m’a-t-il dit. Aujourd’hui, un acteur et un sondier viennent acheter une caméra. Qu’est-ce qu’on va devenir, nous, les spécialistes ? Hé oui, aujourd’hui, on peut faire de l’image correcte sans avoir fait trois ans à Louis Lumière.

Relativisons néanmoins : j’aurais toujours un chef opérateur pour l’essentiel du tournage. Faire de l’image nécessite aussi d’avoir un certain sens du cadrage et un goût pour la lumière. Et pour ça, une caméra ne suffira jamais. Mais, en attendant, il me tarde d’avoir l’engin pour imprimer ce que je vois et qui ne supporte pas d’attendre la mise en place d’une équipe, aussi petite soit-elle.

Demain, départ pour Lille. Juste avant, deux/trois pesées de citrons dans un tableau et l’expérience est bouclée.

Au fait, je suis acteur, non ?

Samedi 22 janvier 2011

Il ne faudrait pas oublier que c’est un blog d’acteur tout de même ! Je me suis permis de mettre ici cette expérience par respect pour les volontaires que j’ai trouvés parmi les lecteurs fidèles. Désolé pour les amateurs de paranormal.

Bon, en même temps, c’était plutôt calme côté comédie. Mais qu’on se rassure, je retourne à Lille dès mardi, pour deux semaines. Je dois y imprimer mon lâche qui ne manque pas d’une certaine humanité, dans « Magellan ».

Mais pour répondre à certaines questions qui me sont posées à propos de l’expérience, je dirais que je ne tire pas de leçon majeure. Qu’encore une fois, j’ai deux trois indices qui me font penser qu’il peut se passer quelque chose. Mais aucune preuve. Juste des interprétations qui peuvent être facilement rejetées.

J’aimerais bien trouver une expérience simple qui me permette de mettre en évidence des interactions esprit/matière à distance. L’objectif est de trouver des indices qui justifient les pratiques des sourciers faisant des recherches sur plan. Une seule preuve irréfutable qu’il y a une action suffirait à mon documentaire (si le résultat est visuellement exploitable). Je ne peux pas y jouer uniquement le rôle d’un simple illuminé. Il faut qu’à un moment le spectateur le plus sceptique puisse au moins se dire qu’il y a des choses étranges qui ne trouvent pas d’explications rationnelles, mais qui existent bel et bien. J’ai mis moi-même beaucoup de temps à accepter cette idée. Il m’a fallu accumuler des preuves acceptables. Il me reste à en trouver qui le soient pour le plus grand nombre, juste pour faire naître un point d’interrogation, créer une ouverture.

Il serait de toute façon vain d’essayer de convaincre. Il y aura toujours ceux qui s’engouffrent corps et âme dans l’étrange et ceux qui y sont allergiques. Mais si, à travers mon témoignage je parvenais à faire vivre, un tout petit peu, certains questionnements qui m’ont ébranlés, les partager émotionnellement, ce serait une réussite. C’est pourquoi je dois y aller doucement.

Avec l’appui du petit grain de sable « rationnel », peut-être parviendrai-je à faire lâcher trois secondes le volant du bulldozer rationaliste d’un réel défini par les seules connaissances scientifiques du moment.

Allez, moteur !

Bilan de l’expérience

Vendredi 21 janvier 2011

En faisant le sourcier et le magnétiseur, on sait que l’on peut travailler à distance, sur plan, photo, bout de papier, poupée de chiffon (quand on est sorcière). Mais évidemment, quand on veut expliquer ça à Monsieur-tout-le-monde, on passe pour un illuminé de base ou pour un malade mental.

 

J’ai donc voulu vérifier par moi-même qu’on pouvait faire des choses à distance, par la seule action de la pensée (cette vérification en soit est la preuve de ma fragilité psychique mais j’assume).

 

Comment faire ?

 

Pour commencer, il faut savoir que je n’invente rien. J’ai lu plein de trucs sur ces choses totalement irrationnelles. L’action de l’esprit sur la matière s’appelle la psychokynèse. Il y a des tas de gens qui travaillent sur le sujet pour vérifier que ça existe et qui, une fois qu’ils l’ont consaté, ne comprennent de toute façon pas comment ça marche. Quand on travaille sur de la matière vivante ou organique, ça s’appelle de la bio-pk ou bio psychokynèse.

 

Mais revevenons à nos citrons !

Les citrons se déshydratent. Ils perdent donc du poids.

Ma proposition : puis-je agir sur la perte de poids des citrons ?


J’ai déjà fait des tests  à la maison, avec une balance de précision et en pesant tous les jours. Je suis parvenu à des indices concordants tendant à rendre crédible cette hypothèse. Je veux maintenant vérifier que c’est possible à distance.

 

Voilà pourquoi j’ai sollicité le concours bienveillant de mes lecteurs fidèles. Je ne savais pas quels citrons étaient envoyés à qui et, les laborantins ne savaient pas pourquoi ils pesaient chaque jour des citrons.

Cinq se sont prêtés au jeu.

Joël de Nîmes pour les citrons A et B, Samuel de Bordeaux pour les C et D, Philippe le balieusard parisien pour les E et F, Serge, le Villenavais pour les G et H et, enfin Jean-Luc de Rochefort pour les citrons I et J.

 

Entre le 27 décembre et le 3 janvier, j’avais tous les citrons chez moi. Je les ai pesés le premier et le dernier jour pour former des couples cohérents en pourcentage de perte de poids et de masse et, à l’intérieur des couples, celui qui avait perdu le plus de poids avait la seconde lette (par exemple B avait perdu plus de poids que A, D que C, F que E…).

 

Mon objectif était que le 9 janvier on ait fait une première inversion (A perd + de poids que B), puis qu’on inverse une nouvelle fois pour le 13 janvier (B perd à nouveau plus de poids que A) et enfin, qu’une nouvelle inversion s’opère à partir du 14 pour que le 20 (ou le 19 pour ceux qui n’ont pas compris), A perde de nouveau plus de poids.

En gros ça donne :

Du 27/12 au 3/1 : perte de poids A < perte de poids B

Le 9 janvier : perte de poids A > perte de poids B

Le 13 janvier : perte de poids A < perte de poids B

Le 20 janvier : perte de poids A > perte de poids B, soit 3 inversions souhaitées.

 

Pour y parvenir, j’ai travaillé (méthode secrète) dans cet objectif, sur la photo des citrons, pour les couples AB, CD, et EF. Tous les jours, trois minutes seulement, le soir, avant de me coucher. Le reste de la journée, je pensais évidemment à autre chose.

 

J’ai décidé que le couple GH se comporterait comme les trois autres sans que j’aie besoin d’intervenir quotidiennement. Juste une fois au début.

 

Et enfin, il faut toujours avoir des témoins, des citrons de référence sur lesquels je n’ai aucune action. Il faut bien vérifier que, tous seuls, les citrons ne font pas n’importe quoi !

 

Les résultats !

 

Les amis en blouse maculée m’ont fourni les données brutes. Je précise que j’ai fait des tableaux à partir des pourcentages de perte de poids (plutôt que les données brutes). C’est plus juste.

 

Pour chaque jour, le trait bleu représente la perte de poids en pourcentage du premier citron et le trait rouge, la perte de poids en pourcentage du second.

 

Commençons par le témoin. I et J pesés par Maître J2L.

I-J.jpg

Il est facile de constater que les citrons perdent leur poids sans jamais inverser leur tendance, régulièrement. I perd proportionnellement plus de poids que J du début à la fin, sans jamais varier. Aucune action de la pensée, déshydratation naturelle. Les témoins ont joué leur rôle.

 

Voyons maintenant ce qui se passe dans les autres couples de citrons.

 

Le couple parfait a été E et F de Philippe sarro :

BILAN-EF.jpg

Bon, lui, la première étape, ce n’était pas le 9 janvier (puisque le facteur, la disponibilité…) mais le 10. Toutes les inversions ont eu lieu aux dates définies par les objectifs et ce, assez rapidement après chaque objectif.

 

Le couple A et B de Joël, s’est comporté de façon plus anarchique :

Si l’on compare les pesées entre les dates « objectif », c’est une réussite totale :

objAB.jpg

Pourtant, à y regarder de plus près…

BILAN-AB.jpg

Première inversion parfaite. On a ramé pour obtenir la deuxième. La troisième s’est opérée dès le lendemain mais n’a pas tenu la course jusqu’à la fin.

À ce stade, si l’on compare avec le témoin, entre les couples EF et AB, il semble bien qu’il y a une action de la pensée à distance. Mais continuons !

 

Voici maintenant C et D de Samuel.

BILAN-CD.jpg

C’est l’échec de l’expérience. Nous constatons une première inversion mais après, plus rien. De plus, les écarts sont très réguliers. Aucune preuve réelle d’action.

 


 

Et enfin, voici un couple bien intéressant : F et G, pesés par Serge. Je vous rappelle que je n’ai travaillé sur eux qu’une fois en souhaitant qu’il se comportent tout seuls comme les couples AD, CD et EF. Voilà ce que ça donne !

BILAN-GH.jpg

Ils ont fait tout bien, aux bonnes dates, même sans faute, encore mieux que ceux de Philippe. Sauf que… Ils l’ont fait à l’envers !

Serge, tu es gaucher ? Tu t’es trompé de colonne ?

 

Cette expérience ne prouve rien. Mais elle interroge. Ou pas. Quand on compare tous les résultats avec le couple témoin…

 

Voilà comment il m’arrive d’utiliser mon temps libre, avec beaucoup d’arrières pensées pour mon documentaire.

Merci

Un grand merci aux laborentins amateurs. Vous avez assuré ! Le résultat n’est pas à la hauteur de mes espoirs mais, tout de même, c’est intéressant. Je vous explique tout dans le prochain article, après avoir tout mis à plat.

 

Pour faire un joli dossier, j’aurais besoin que vous preniez des photos des citrons aujourd’hui ou demain (pas de la photo d’art, c’est pas utile).

 

IMPORTANT : ne jetez rien. Il pourrait y avoir une ou deux pesées supplémentaires !

Presse (pas le citron)

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Mercredi 19 janvier 2011

Hélène Angel, c’est elle qui m’a offert mon plus beau rôle dans Peau d’Homme, Coeur de Bête. Aujourd’hui sort en salle son troisième long-métrage avec une incroyable Valérie Bonneton.

 

Attention, peu de salles !

Pour vous donner une idée vous pouvez jeter un oeil sur :

les inrocks

Libération

Le Parisien

Télérama

 

Puisque vous êtes chez votre marchand de journaux, exigez Bref Magazine. Il y a un gros plan sur un certain Bernard Blancan (5 pages, mazette !)

Versailles rive gauche

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Mardi 18 janvier 2011

Tout ce toin toin pour un baquet d’un mètre de diamètre ! Les gens prenaient une des tiges de fer et l’appliquaient sur l’endroit malade. Je comprends mieux pourquoi la science a fini par rejeter le monsieur…

 

Mon agent envoie un dvd pour essayer de me distribuer dans le rôle d’un réalisateur italien célèbre. À vous de deviner lequel (c’est très facile…). Qui a dit Fellini ?!!!! Non, c’est pas ça, imbécile !