Un café ?

Samedi 30 avril 2011

Hier, épuisé par un début de rhume allergique (pollen), par les longues journées de tournage et le manque de sommeil, je me suis fait une sieste de trois heures. C’est honteux de pouvoir faire ça et je connais ma chance. N’empêche que toutes les traces de fatigue et de bronches encombrées avaient disparu comme par enchantement. On ne se lassera jamais de faire l’éloge du sommeil.

Maintenant, il va falloir s’attaquer au reste. Encore deux jours de tournage la semaine prochaine et jeudi, je passe en jugement devant la commission d’attribution de financement de la Région Aquitaine. Si nous en sortons gagnants, le tournage de Retour aux sources est prévu pour la première quinzaine de juin. Je vais donc être pas mal occupé à préparer tout ça dans les semaines qui viennent.

Comme les propositions d’acteurs ne croulent pas, en ce moment, je ne cesse de penser à des projets de réalisation. J’ai la caméra qui me démange. Tout me semble sujet à cinéma.

Mais au fond, c’est toujours pénible que les désirs soient contingentés aux manques et aux autres. Je veux faire l’acteur mais c’est le désir des autres qui décide. Je veux réaliser et là il faut convaincre (mais c’est normal) mais, dans mon cas, il faut que je reporte mes projets quand je tourne comme acteur.On pourrait se dire que tout s’enchaîne à merveille puisque je ne suis pas sollicité pour être acteur, pile au moment où je vais réaliser mon film. Mais quand même, il y a toujours une part qui se dit qu’elle tournerait bien, quand même. Ne serait-ce que la part du banquier…

À moins qu’un jour je fasse le choix de devenir complètement réalisateur. Je ne serais acteur que dans un film, de temps en temps, pour des supers beaux rôles… Mais je suis en train de rêver. Vite, un café, sinon je vais repartir pour une sieste ! Tiens, une averse…

Police !

Jeudi 28 avril 2011

Deux jours de tournage assez intenses. Là, le Binouze était au 36. Alors, ça interroge, ça prépare, ça discutaille. On a tout de même terminé par une scène d’arrestation rue de Dunkerque. Facile, c’était une fille pas rebelle.

Pour ceux qui aiment les séries policières, il me semble que celle-là est très bien ficelée. On fait du bon boulot et, visiblement, la chaîne est satisfaite. Vous pourrez juger par vous-mêmes à la rentrée. Flics, saison 2, 4 épisodes (je suis dans 2).

Bon mais j’en parle comme si c’était terminé. Il me reste encore deux jours avec mes lunettes et la raie sur le côté. La semaine prochaine.

Coulisses à froid

 

Petit montage de Joël, le glaneur d’archives

 

Dimanche 24 avril 2011

Je ne sais pas comment s’appellent ces avions à hélices qui relient la Corse au continent. J’avais demandé à la production de rester une nuit de plus pour rejoindre Cannes sans avoir à repasser par Paris. Pas de problème. Les gens sont arrangeants dès lors qu’il s’agit de donner un coup de main à qui va présenter un film en sélection.

Dans l’avion, une dame m’a reconnu. Aéroport. Un chauffeur du festival tient une pancarte à mon nom. On papote sur le trajet. Il vit en Thaïlande et vient faire des extras pendant le festival. Il a tout de l’expat. Je suis déchargé au Martinez. Les badauds et les photographes baissent leurs appareils. On sait pas qui c’est.

J’investis aussitôt ma chambre qui, cette fois, ne donne pas sur la mer. Réminiscences de 2006. Je n’ai aucune nouvelle de l’équipe. J’envoie un texto à Pierre pour lui signifier que je suis bien arrivé. Il me donne rendez-vous à 17 heures avec toute l’équipe.

Investir sa chambre, pour moi, c’est juste poser sa valise, ouvrir la salle de bain et, éventuellement me soulager de quelque court besoin. Il n’est que midi et demi. Qu’est-ce que je vais faire, d’ici le rendez-vous ? Je sais déjà que je dois passer à la boutique d’un couturier dont j’ai gougueulmappé l’adresse, pour y essayer un smoking. J’ai oublié mon nœud papillon.

À tout hasard, je passe un coup de fil à Jean-Marc qui jouait un petit rôle dans le film et avec qui j’avais pas mal sympathisé. « Mais tu es où ? On est au Palais du festival avec l’équipe, il y a un déjeuner. T’es pas au courant ? ». Hé ben non, je n’étais pas au courant. J’étais juste informé que je ne monterai pas les marches avec eux. Polémique, Front National, UMP, manif, flics partout, sécurité, restriction du nombre de personnes pour la montée du film. Carole me l’a bien expliqué. J’avais eu des mots avec elle à ce sujet. Je trouvais ça injustifiable. Elle m’avait répondu en me reprochant mon blog, que je balançais tout. Jimmy, un des attachés de presse, m’avait pourri la vie et l’existence parce que j’avais mentionné dans le blog qu’il m’avait annoncé la décision du distributeur de ne pas m’inviter. C’est tout ce que j’avais dit. Mais il savait aussi tout ce que j’aurais pu dire et que j’avais tu. C’est ce hors champ qui l’a fait flipper. Et qui a fait peur à Carole aussi, sans doute. C’est à cause de ce méli-mélo que j’avais fermé le blog en septembre. Pas moyen de dire un mot pendant la sortie du film.

Toujours au bout du fil, Jean-Marc me passe Jimmy. Il m’indique comment les rejoindre au Palais.

 

Une fois là-haut, tout le monde est là. Les copains acteurs, mon Général réalisateur, les producteurs, distributeurs, co-producteurs Tunisiens, représentants Algériens. Retrouvailles sympathiques. J’ingurgite quelques éléments du buffet, salade et saumon, sans doute. Je papote avec lui, avec elle, avec l’autre puis, très vite, Jimmy rassemble la troupe des acteurs principaux (les frères et la mère) pour la poursuite du marathon-presse commencé sans doute tôt le matin. Pierre me dit que la situation est ridicule et me suggère de prendre l’ascenseur avec le groupe pressé, de les suivre. Je refuse, prétextant mon essayage de smoking. Il me reste un peu de fierté, quand même. Et puis je sais bien que je n’intéresse pas la presse. Pas assez coté. Pas de souci. J’ai ma lucidité. Je connais les règles du jeu médiatique et ma place sur l’échiquier.


Je ne m’éternise pas et me dirige doucement vers la boutique du couturier. Je suis accueilli par Virginie avec qui on avait échangé deux coups de fil. Essayage rapide et efficace. Il fait chaud, à Cannes ce jour-là.

S’en suit une certaine errance. Je ne me souviens plus qui j’ai croisé sur la croisette. Je sais que j’ai bu un verre avec les amis manadiers chez qui nous avions tourné Carmen. Photo souvenir. Perrier-menthe. J’aimerais être totalement là, alors je fais des efforts pour le paraître, comme les alcooliques miment grossièrement le mec à jeun qui voit encore bien.

Juste le temps d’aller récupérer le costard retouché pour me vêtir au Tinez. Couloirs à la moquette épaisse, assistantes d’attaché de presse, famille des principaux. Ils sont au maquillage. Les gens regardent mon smoking pointillé d’une surpiqûre blanche, marque de fabrique du couturier. 

Quelqu’un, le frère de, ou un collègue, me considère soudain avec inquiétude. Il me dit qu’il ne faut pas garder la surpiqûre, que les couturiers mettent ça pour je ne sais quoi, qu’il faut l’enlever. C’est tout moi, ça. Exactement moi. Le mec qui ne sait pas tout et qui croit parfois des choses totalement absurdes pourvu qu’elles répondent à une étrange logique qui est mienne. Une surpiqûre pour décorer ! Forcément, c’est un degré très élevé sur l’échelle du ridicule pour qui connaît les règles que tout le monde est sensé connaître. Mais je suis sûr que j’ai déjà vu au moins un gars portant un costume de la sorte, dans les années 90, peut-être. Un autre hurluberlu qui n’est pas parvenu à faire passer son ignorance au rang du déclencheur de mode. Pas assez de charisme, sans doute. Mais à quoi ça sert, alors, ces fils ?

Heureusement, la honte de la situation éloigne un peu la tristesse et l’incompréhension qui m’habitent depuis deux bonnes semaines qui ont vu mon épaule droite se foutre en l’air. Je somatise beaucoup. Mais pourquoi ne vais-je pas monter les marches avec eux ? Le symbole de 2006, de l’équipe qui gagne, j’en fais partie, non ?

Je pourrais demander aux gens s’ils trouvent normal que je ne monte pas les marches avec le groupe mais, au lieu de ça, je demande s’il faut ou non enlever le fil blanc. Personne ne sait et, comme toujours, le consensus se fait sur le ras des pâquerettes : il faut enlever !

 

Bref, en catastrophe, on m’a aidé à enlever les surpiqûres. Mais aujourd’hui, en tapant le mot sur Google, j’arrive à la définition suivante : « surpiqûre n.f. surpiqûre Piqûre apparente faite sur un vêtement dans un but décoratif. » J’aurais donc eu raison de la garder ? Mais dans cette atmosphère, ma force de résistance était de toute façon émoussée depuis longtemps. Et puis, finalement, ces lignes blanches discontinues auraient contribué à me démarquer encore davantage. Grâce à l’intervention musclée et armée de ciseaux de je ne sais plus quel désormais imbécile, je me suis retrouvé avec un costard comme les autres. Pauvre couturier qui comptait voir son smoking à la fête sur toutes les télés du monde…


Je croise Jimmy qui a juste le temps, entre deux portes, de me dire que j’allais embarquer dans les bagnoles avec eux. Mais il a disparu. Attente. Rien. Une de ses assistantes a jeté un œil sur sa liste et m’a annoncé que moi, j’étais à pied. Oui mais Jimmy m’a dit que… Regard incrédule, limite méfiant. Ok, j’y vais à pied ! On ne va pas directement aux marches, de toute façon. On a un pot offert par la chaîne publique.

J’y retrouve à nouveau tout le monde, comme si de rien n’était, en toute amitié. Et puis c’est le départ pour les marches. Je ne suis pas du convoi des limousines. J’y vais à pied, en compagnie des accompagnants et des autres acteurs.


En bas des marches, je traîne un peu. Petite interview pour la chaîne du festival. J’y lâche une boutade, du style « en tant que Colonel Faivre, je me réjouis de toute cette présence policière ». On m’invite à monter au bras d’une actrice du film. Le cortège arrive. Je monte encore. La musique officielle claironne. Je suis presque en haut. Ça y est, ils sont sur le tapis… Mais beaucoup plus nombreux que les limites qui m’avaient été données pour m’expliquer mon absence souhaitée de la montée officielle.

Les copains dansent sur la musique. Ils ont l’air heureux. Mais pourquoi tu n’es pas avec eux ? me lance le patron de la sélection. Ben, parce que le protocole… En tout cas, t’es vachement bien, dans le film ! Merci. Je reste en haut des marches et assiste au spectacle de la fête, des photos, des caméras. Je sais qu’il y aura un plan ou une photo qui immortalisera la situation. Et en effet, Pascale l’a trouvée, je m’en souviens : les copains qui dansent et ma pomme, immobile, forçant le sourire, au sommet des marches.


Une fois dans la salle, mon nom est sur un des fauteuils de la rangée qui est attribuée au film mais je suis à l’écart des autres, là aussi. J’en fais la remarque à Carole, celle avec qui j’avais eu des mots. Elle me répond quelque chose comme « mais il a pas fini, lui ?! »

Le film est projeté. Je n’ai pas à rougir de mon Faivre, même s’il arrive tard dans le film. Quand les lumières se rallument, que le public applaudit, se lève, je me mélange au groupe de 2006. On est ensemble, dans ce moment.


Le lendemain, j’ai rendez-vous avec une bloggueuse, amie de Pascale, Sandra, pour un entretien filmé destiné au Net. C’est le matin. Il y a eu le repas Canal, la fête d’où je suis rentré à pied pour essayer de trouver le temps de comprendre quelque chose. À cette fête, je me suis appliqué à dire à tous les protagonistes que j’avais été blessé de ne pas être de la montée des marches. Il faut dire. Ne pas garder pour soi. Tout le monde était compatissant, s’étonnait même parfois. L’un d’entre eux m’a même dit : « Quoi ? Tu étais là ? ».

En fait, cet entretien sera vachement diffusé. Plus que je n’imaginais. Je crois y avoir été soft par rapport à toute cette histoire. Parfois j’y pense et me demande si l’on ne m’en veut pas pour ça aussi. Je suis dans la situation de celui qui pense qu’on lui en veut d’exister.


En fin de matinée, une heure ou deux avant mon départ pour l’aéroport, j’ai un coup de fil de Jimmy. Dis-donc, tu as le temps de faire une télé ? France 24. Nous, on peut pas. Ils sont ok. Au Martinez dans une heure. J’étais en train de manger une grande salade, tout seul, à la terrasse d’un restau éloigné de la croisette, à l’ombre, avec un petit ballon de rouge, de ceux qui vous réconcilient avec l’existence. J’ai donc rejoint les journalistes. Très sympas. Et je suis reparti chez moi. Tout bizarre.


C’était comme ça, en vrai. Tout simplement. Je le mets dans le blog maintenant parce qu’il aurait été impossible de le faire à chaud. Maintenant que c’est posté, c’est définitivement dans le passé. La digestion va pouvoir se terminer, mon épaule retrouver sa mobilité, après un an, preque. Je somatise beaucoup, disais-je. Et dans le cinéma, on sodomise beaucoup, aussi. Mais au figuré, s’entend.


Et puis, maintenant, je sais ce qu’est une surpiqûre. Enfin, je sais…

En vérité, je crois que je ne saurai jamais s’il fallait ou non enlever ce fil blanc dont on coud les histoires.

 

Suerte !

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Mercredi 20 avril 2011

J’attendais impatiemment la sélection de l’ACID, donnée ce jour. Suerte postulait. Il n’est pas dans la liste des 9 premiers films sans distributeur. Pas facile pour le cinéma indépendant. Suerte, c’est des mois de lecture, de bonnes est mauvaises nouvelles, puis un film qui finit par se faire. On a tout donné. Ce qu’on a pu. Ça n’a visiblement pas suffi. Petit budget, petite production, un scénario que l’on taille pour le faire entrer dans le possible…

Une pensée pour le réalisateur, Jacques Séchaud et pour l’auteur du roman dont a été tiré le scénario, Claude Lucas. C’était il y a deux ans.

Allez, c’est pas un enterrement. Le film finira bien par voir le jour !

Le cinéma me manque

Mardi 19 avril 2011

Il y avait longtemps que je n’avais réussi à tourner dans un court-métrage. Je l’ai fait il y a peu à Reims dans Junior de Julia Ducournau. J’ai failli regretter d’avoir accepté parce que c’était un petit rôle et que, dans les courts-métrages, tant qu’à faire, j’aime bien avoir à défendre des personnages sur la durée. Mais bon, le scénario me plaisait et je tenais à retourner dans un court.

Au tournage, en voyant ce qui était tourné, la façon dont ça l’était, en considérant le potentiel de jeu et de sympathie des jeunes acteurs (dont la jeune Garance Marillier), en observant la qualité de l’image et de la lumière, je sentais un lourd avenir festivalier à ce film. Mais j’avoue que je n’avais pas imaginé qu’il serait sélectionné à Cannes dans La Semaine de la Critique.

Deux films à Cannes, donc : Jeanne la captive de Philippe Ramos dans La Quinzaine des réalisateurs et Junior de Julia Ducournau à la Semaine de la Critique.

C’est aussi ça, le cinéma : ce petit jeu de vanité que l’on rejette mais qui nous réjouit quand on est sélectionnés.

Le pied dans la valise

Vendredi 15 avril 2011

Je prends toujours un immense plaisir à postsynchroniser des scènes.  C’est ce que j’ai fait hier pour Magellan et je me suis régalé, comme toujours. Finalement, je ferais bien un film en son témoin tout post-synchronisé. À l’italienne, quoi.

La semaine prochaine devrait être très tranquille sur le blog puisque nous partons pour une aération provinciale. Si je fais du cheval, promis, je fais un article !

C’est mou !

Mercredi 13 avril 2011

Ça y est, c’est déjà l’automne. Demain, il neige !

Je suis toujours sur les starting blocks. J’attends toujours (mais plus beaucoup) les nouvelles d’un tournage futur et le 5 mai (date à laquelle je saurai si j’ai obtenu une aide de la Région Aquitaine) pour planifier le plus gros de mon film. J’ai hâte.

Question acteur, c’est plutôt tranquille. Il me reste encore deux jours de Binouze début mai et puis il faudra attendre le printemps prochain pour tourner le film de Philippe Fernandez. Heureusement que j’ai mon film à faire sinon je pourrais m’ennuyer. En plus, il y a tout un tas de beaux rôles en boîte qui n’ont pas été encore diffusés (Quand la guerre sera loin, Carmen, Lip…) et Suerte pour le cinéma. Rien de tel que ta trombine à la téloche pour que les gens se souviennent que tu existes. Ça marche pour la famille comme pour le cinéma.

Tiens, demain, je vais à Lille pour faire une post-synchro de Commissaire Magellan. La semaine prochaine, nous partons en vacances dans le Sud.

Bordeaux

Mardi 12 avril 2011

Petite virée à Bordeaux. Micro virée, devrais-je préciser.

Pour ce qui est du blog, d’habitude, avant de me jeter sur le clavier, je sais de quoi je vais parler. Ce matin, je sais que je vais juste y déposer ces quelques mots tout juste destinés à éviter l’impression d’un vide apparent.

Je pourrais écrire que Gbagbo est très déchu par l’attitude de la France. Je pourrais parler de mes expériences des citrons qui vont trouver une existence dans un laboratoire d’expérimentations. Mais voilà, ce mardi 12 avril, je me tais parce que je n’ai aucune nécessité de dire, à cette heure, en ce lieu où j’ai passé une journée sans croiser la moindre connaissance (en dehors de mes enfants et des copains avec qui j’avais pris rendez-vous).

Bon, c’est déjà l’été, donc.

 

Samedi 9 avril 2011

J’ai eu quelques bonnes nouvelles. La première, c’est que Retour aux sources a passé un premier cap dans la perspective d’un financement de la Région Aquitaine. Il y avait 70 projets présentés et Retour aux sources fait partie des 10 dossiers sélectionnés. Il me reste à aller défendre le projet le 5 mai devant une commission pour ressortir gagnant. En finale ne veut pas dire victorieux. Il va falloir se battre jusqu’au bout !

La seconde bonne nouvelle, c’est que le film de Philippe Ramos (Jeanne d’Arc) devrait être sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2011. Cette fois, je ne suis pas du tout sûr d’y aller, vu la petitesse de mon rôle. Heu, je ne sais pas jusqu’à quel point c’est officiel. Je crois même que c’est pas officiel du tout. Si ça se trouve, il ne sera pas sélectionné si je le dis trop tôt. Alors, gardez-le pour vous et attendons l’annonce officielle de la sélection! On va dire que c’est juste un voeux ou une prédiction.

La troisième c’est que votre République s’est adressée à moi par le biais d’un envoi de carte d’électeur. Vais-je abandonner la République du 14 Bis ? Je vais voter et voir. Si c’est encore un Président bleu sombre, je fais définitivement scission et je pars à l’étranger.

La quatrième, c’est… non, il n’y a pas de quatrième.