Ça usine sec !

Lundi 1er août 2011

On me voit souvent travailler sur 3 choses à la fois. La réalité, c’est que ça m’est quasiment impossible. Je ne peux en faire correctement qu’une à la fois. Il faut, pour mener de front plusieurs projets, les morceler, les découper en étapes. Ainsi, il est possible de se plonger entièrement dans l’une d’elles. Une fois celle-ci achevée, l’étape suivante, celle de l’autre projet, peut alors commencer. Elle va tout absorber à son tour. Et ainsi de suite. La schizophrénie a ses limites.

 

Je ne viens pas faire ici un discours sur la méthode mais annoncer que j’aurai achevé, avant ce soir, la première mouture du petit bouquin. Je sais déjà qu’elle a les défauts et les qualités du premier montage du documentaire : la structure est là, tout est dit, mais de façon assez factuelle, étriquée. Il y manquera le souffle et la respiration. Seconde étape.

 

Tant que cette écriture n’est pas achevée, je ne peux m’attaquer à la pile de papiers qui s’entassent sur le bureau. Viendra ensuite le listage et la planification de ce qu’il me reste à tourner et la préparation de deux ou trois éléments qui nécessitent une fabrication. Ce n’est qu’à la suite de cette étape que je pourrai m’attaquer à la musique. Je ne pourrai lui consacrer qu’une dizaine de jours.

 

Enfin, à peine aurai-je entamé la deuxième et dernière session du montage, que je pourrai envisager de m’inquiéter concrètement de mon avenir d’acteur.

23 réflexions sur « Ça usine sec ! »

  1. organisation et plannification et analyse de résultats : tu es dans du contrôle de gestion de la création artistique ! 

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  2. Ah ! pour sûr que tu as dû t’y entraîner au bouzouki hélénique! Vu les trombes d’eau orageuses qu’on vient de se prendre sur le coin du baigneur, perso j’ai aucun doute!!! Ton côté barde…!

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  3. Outre mes bêtises précédentes, le bouzouki est vraiment un très bel instrument (quasi rococo niveau déco), et si tu l’adjoints aux derboukas… tu te régales en musique (et au scrabble aussi !). Zorba par exemple fut illustré de ces sons-là, et je te cause même pas de la grande Mélina. Le banjo de Grèce.

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  4. En fait, je ne sais même pas si c’est l’instrument que je vais choisir…

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  5. Trop fort ce Guy ! Un grand spadassin règne en son for intérieur. Rien à voir, mais hier soir y avait de l’Audiard, le cave se rebiffait, de quoi se désensabler les portugaises, goûtue l’affaire.

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  6. J’espère qu’on ne donnera pas la réponse d’Audiard à la question sur le tableau de la femme de Blier pour le docu de l’ami Bernard, Serge !

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  7. « Tant que cette écriture n’est pas achevée, je ne peux m’attaquer à la pile de papiers qui s’entassent sur le bureau » : me voilà parfaitement synchrone avec ce billet de cinq mois (mais dispersé entre des tâches moins palpitantes) 🙂 En vous souhaitant une très bonne année 2012, dense des projets que vous menerez et de ceux que l’on vous proposera.

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