N’en jetez plus !

Récapitulatif de mes présences sur vos écrans de novembre :

 

Samedi 5 novembre : Hors la loi de Rachid Bouchareb, 20:50 Canal + (Colonel Faivre)

 

Mardi 8 novemnbre : Quand la guerre sera loin d’Olivier Schatzky, 20:35 France 3 (Ferdinand, gueule cassée)

 

Mercredi 16 novembre : Jeanne la captive de Philippe Ramos, au cinéma (le charpentier)

 

Jeudi 17 novembre : Flics saison 2 de Thierry Petit, 20:35 sur TF1 (Binouze)

Dans la peau d’un flic

 

 

Les jeudi 17 et 24 novembre, vous pourrez voir la saison 2 de flics, sur TF1 avec votre Binouze. Si c’est deux épisodes par soir, il faudra rester bloqué à la soirée du 17 puisque je ne joue que dans les deux premiers.

 

Auparavant, le 8, vous verrez ma gueule cassée sur le service public.

 

J’ai rencontré mes copains instits bordelais que j’ai mis à contribution pour enregistrer des enfants pour mon prochain court-métrage. Ça commence à prendre forme. En décembre, j’aimerais bien avoir tourné les premières images avec les acteurs, les grands, les vrais.

 

Après un petit voyage aux Pyrénées, comme diraient les Larrieu, me revoilà plongé dans divers rendez-vous et boulots pour terminer le bouquin avant de commencer, mercredi, le montage son du documentaire.

 

J’ai vu que notre petit papa président a expliqué que tout est de la faute des socialistes et de leurs 35 heures et de la retraite à 60 ans et que Hollande n’avait pas l’envergure. Tout ça est intéressant. Quelqu’un sait combien ça coûte, une carte à l’UMP ? Non, c’est vrai, j’avais pas bien compris ce qu’il a expliqué tellement clairement.

RÉZOSOCIO

FB.jpgCe qui était bien, avec ce match de rugby, c’est qu’il n’y avait personne au supermarché. On a parfois des satisfactions très égoïstes. Je n’ai aucune émotion particulière quant au résultat. Enfin, j’avoue tout de même que je suis assez content de voir notre président privé d’une occasion de parader. En ces temps préélectoraux, tout est bon à prendre.

 

Je m’apprête à descendre dans les Pyrénées pour quelques jours trop courts. Pas d’article donc avant vendredi prochain (sauf événement exceptionnel).

 

Depuis quelques temps, je me suis investi sur mon compte Facebook. Je voulais voir quelle était la puissance réelle de communication de cet outil. J’y ai plus de 1.500 « amis ». J’ai lancé une page « à distance ». Résultat : 23 amis pour la page. J’ai aussi publié, presque chaque jour, mes articles de blog. Résultat : D’une vingtaine de visiteurs uniques, je suis passé à 90, les jours où j’ai publié (j’étais à 200 dans les beaux jours marqués de Cannes 2006).

 

J’ai par ailleurs constaté que les personnes les plus présentes ne sont pas forcément celles qui ont le plus de choses à dire. Il y a comme un besoin de s’exposer. Un état de demande plus qu’un réel échange.

 

Conclusion : cet outil de communication reste très limité. La seule vraie valeur est une augmentation redoutable du carnet d’adresse. Mais uniquement pour des messages privés. Et encore… Étant donné la quantité d’informations qui arrivent sur la boîte aux lettres, je ne suis pas certain que ce soit très efficace non plus.

 

Pour faire du réseau, rien ne vaut les fêtes, les vrais événements, les cafés, le téléphone. La communication Internet n’a de force que dans le médiatique, à un degré plus accessible que les médias traditionnels, mais sur les mêmes principes. Pour le reste, c’est juste une façon de voir que telle ou telle vague connaissance fait ceci ou aime cela. L’intérêt est somme toute assez limité. Trop de monde pour que ton info ne soit pas noyée dans un flot continue et pas assez pour qu’elle atteigne ceux à qui tu voudrais réellement t’adresser. Autant passer quelques coups de fil.

 

Bon, pour le blog, l’ayant lancé en 2004, je ne peux que continuer. Comme une trace dont je ne sais pas trop encore quelle est la fonction réelle, si ce n’est entretenir un lien avec les quelques fidèles lecteurs et, coucher par écrit le fameux témoignage d’un parcours parmi d’autres.

À propos de…

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Noyés d’images d’horreur, de lynchages, de guerre, d’assassinats, de meurtres collectifs. La mort violente se banalise dans des registres plus ou moins softs. Depuis que les téléphones portables filment, cette horreur a trouvé une nouvelle proximité de gros plans bougés. Le grand zoom voyeuriste s’est démultiplié à l’infini. Il se rapproche, trouvant une place au cœur de la moindre action susceptible de générer une émotion forte. Internet fait le reste. Les images peuvent se répandre et trouver leurs regards. C’est un fait qui est observé depuis longtemps déjà.

 

Cette évolution a de bon qu’elle peut offrir un témoignage plus fidèle d’une réalité qui n’était transmise auparavant que par quelques caméras officielles, dont le contenu était trié par les rédactions. Dans les documentaires, l’image au portable prend sa place (révolution Tunisienne). Même dans mon film, tiens, il y a un plan au téléphone.

 

Après, la question est de savoir quelle lecture en est faite. En général, dans un mouvement de révolte qui a la sympathie de l’opinion, les morts sont les « méchants ». Si l’on veut soutenir le mouvement ou l’amplifier, on va montrer d’innocentes victimes des « méchants » et, si possible, les « méchants » en train de commettre leurs exactions. Mais on reste sur un registre large, éloigné, circonscrit à des idées simplistes : les gentils et les méchants. Ce ne sont pas des hommes qui sont en jeu mais les pions d’un système d’identification plus large.

 

Il y a ensuite la mort des personnalités célèbres. Elles ont dépassé le mur de l’anonymat pour incarner des personnages. Je me souviens encore du palais présidentiel de Salvador Allende, président socialiste du Chili victime d’un coup d’État fasciste téléguidé par les USA. On n’avait pas vu les images de la mort du dirigeant, mais les seules de la Moneda en feu et l’annonce de sa mort suffisent à deviner l’injustice et l’horreur de cette mort. Derrière la fumée, il y a des hommes qui vont être abattus.

 allende02.jpg

Du côté des méchants, on se souvient de l’exécution de Ceausescu et de sa femme (pourquoi sa femme, d’ailleurs ?) après un simulacre de jugement.

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Un jour, les tyrans sont adulés, reçus par les plus grands et, le lendemain, au gré des retournements d’opinion (des intérêts de ceux qui vivent de l’économie), ils deviennent l’incarnation du mal. On se rend compte à retardement du mal qu’ils ont fait, de la folie qu’ils déployaient. Mais, tant que ça ne gênait pas, on laissait faire, on était complice, on aidait. Ces hommes ne sont plus des hommes mais des idées. On change d’idée, on tue l’homme qui l’incarne et, si possible, de la façon la plus expéditive pour qu’il n’ait pas à parler, à redevenir un homme qui se souvient, qui raconte, qui a des émotions, des sentiments, qui est sujet à la maladie, comme Monsieur tout-le-monde.

 

Faut-il tuer Berlusconi ? Hu Jintao ? Les dirigeants des dictatures ? La présidente du FMI ? de l’OMC ? Assassiner les traders ? Ça dépend de quel côté on se situe et à quel moment. Est-ce parce qu’Hitler est mort que ces idées le sont ? Faut-il abattre les dirigeants du Nigéria ou bien ceux des grands groupes qui en extraient les richesses pétrolières ?

 

Tout est affaire d’images. Observez la place qu’a occupé la Grèce et ses manifestants, les indignés de tous les pays qui crient l’injustice du système économique jusque devant Wall Street. Pour moi, la grande injustice est là, dans ce système économique qui broie les plus pauvres. Le système ne déploie pas des camps, ne torture pas. Il affame, enrichit toujours plus les plus riches, enlève toute dignité aux pauvres, leur demandant toujours plus de payer, travailler plus longtemps, subir le chômage, se voir diminuer les aides. En terme d’image, c’est pas très riche. On voit mal les gentils et les méchants. Les méchants, pour beaucoup, ce sont les étrangers, les mecs de cités, les bandits, les roms. Éventuellement, les banques. Difficile d’exécuter une banque et de la filmer au téléphone portable !

 

Bref, d’une part, je fais partie d’une génération qui a été habituée à penser, à distinguer les idées des gens. D’autre part, je suis victime d’une certaine déformation professionnelle. En tant qu’acteur, j’en ai incarné, des méchants, des salauds ! Et pour avoir prêté mon corps et mon âme à ces personnages, je sais bien que personne n’en est vraiment très loin. Ce sont des hommes qui servent un système, une idée ou qui rendent ce qu’ils ont subi sans avoir eu la force de penser (panser), justement.

 

Quand l’homme est humilié, bafoué, il doit se battre, jusqu’à tuer s’il y est obligé. Mais jamais aucune idée, aucune idéologie, aucune pensée ne peut autoriser d’abattre un homme blessé, prisonnier, quel qu’il soit. Je suis contre la peine de mort, profondément, philosophiquement. En 1789, j’aurais vraisemblablement fait la révolution, mais je n’aurais pas guillotiné Louis XVI.

 

Voilà pourquoi le lynchage de Kadhafi m’indigne au même titre que toutes les horreurs qu’il a pu commettre.

 

Pour finir, je suis tout à fait conscient d’être un bouffon de plus sur la toile qui se permet de donner son pauvre avis en faisant une rédaction de CM2.

Dieu est grand ?

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Répugnant !

 

Mouammar Kadhafi tué et filmé au portable par les révolutionnaires qui hurlent « Allah akbar ! ». Et les dirigeants politiques sont heureux. La barbarie a triomphé encore une fois. On savait que l’engagement de l’OTAN n’avait pour seul objectif que de supprimer le tyran. Mais pas parce qu’il était un tyran. S’il avait été jugé comme n’importe quel homme, aussi coupable soit-il peut l’espérer, il aurait balancé toutes les magouilles dans lesquelles ont trempé tous nos chefs d’États.

 

Le pétrole coule à flot, c’est la fête !

 

Je suis écoeuré.

 

Suite, après le 20 heures : Sur la 2, il y avait deux guignols dont un « philosophe ». Je suis donc passé sur la une qui, en prime, accueillait Mélenchon . Ils ont enlevé les cris de Allah akbar, sur la vidéo. Il ne faut pas faire peur au petit peuple qui mange.

 

Je constate une nouvelle fois que je suis en décalage par rapport au bien pensant. Mais quand j’ai vu les images du lynchage de Kadhafi, je n’ai vu qu’un homme se faisant tuer au nom de Dieu. Comment un humain peut-il ne pas s’indigner ? Je n’ai pas de nostalgie pour le tyran, évidemment.

Bientôt le bouquin

J’ai été tout surpris de mon rendez-vous avec l’éditrice. Je m’attendais à des prises de notes comme sur un dossier de production de film, mais il en a été tout autrement. Elle avait bossé très sérieusement, proposant des modifications de structure, changeant des chapitres de place, proposant des petits encadrés. Une collaboration très active.

 

Comme tout ce que je fais, le bouquin sera hors collection (puisqu’il est difficilement classable). Dès le mois de novembre il figurera sur des sites comme la FNAC bien que sa parution soit prévue en février.

 

L’ouvrage a pour but de transmettre au lecteur les techniques pour s’exercer à la pratique du sourcier (puisque je suis convaincu que nous le sommes tous) et, dans un second temps, j’ouvre des perspectives de réflexion sur les bizarreries de la sourcellerie et du magnétisme. J’y conte les expériences qui tendent à mettre en lumière une action de l’invisible dans le monde réel (mes fameuses expériences sur clémentines, riz, etc…). J’essaie de me confronter aux débuts d’explications plus ou moins scientifiques avancés ici ou là. D’ici quelques jours, je vais recevoir un projet de couverture.

 

La question qui reste en suspend, c’est le titre. Pour l’instant, sur une proposition de l’édition, on partirait sur « secrets de sourcier ». Ça pourrait être aussi « sourcier ». Ou encore, « carnet de sourcier »… Si vous avez des idées, n’hésitez pas !

Pas voté

 

 

J’aimerais une luma (grue pour caméra) et un travelling, mais on n’a pas le budget. On fait quoi ? Pas de souci, dit le machino. Je vais te faire une luma en bois et fixer une planche au toit de ma bagnole pour supporter EOS et chef-op !

 

Ce sens de la bidouille devrait être enseigné dans les écoles de cinéma. C’est le début de l’économie parallèle, de la rébellion, de l’affirmation que c’est possible, du cinéma indépendant.

 

Ce week-end, donc, je tournais sur le court-métrage de Judith Havas : Mei-Li. Au soleil de la Normandie.

 

Hollande en a profité pour se faire élire. Il a bien raison ! C’est aussi ça, la démocratie. Un compromis derrière lequel on se glissera pour éjecter le cynique.