Ça bouge, ça bouge…

Des nouvelles sont arrivées du gros film pour lequel j’ai passé des essais en décembre. Ça suit son cours. Toujours en course. Pas confirmé. Toujours confirmable. Ce personnage, je serai trèèèèèès heureux quand on me le donnera.

 

En attendant, la semaine prochaine, je vais passer un casting pour le rôle d’un colonel dans les services secrets. Ça me rappelle quelque chose…

 

Mon idée de fiction s’affine chaque jour. Il ne me reste qu’à mettre de l’ordre dans mes papiers pour me coller au clavier. Je suis incapable d’écrire si je n’ai pas envoyé les courriers en retard ou rangé les papiers. J’ai même raconté le synopsis à ma productrice, hier.

 

Je passais la voir pour tout autre chose. Nous devions rassembler les musiques de Retour aux sources sur un CD pour faire une déclaration SACEM. J’ai déjà fait les musiques de trois films diffusés à la télé et composé une qui a été diffusée dans un téléfilm France 2. Ne m’étant jamais inscrit à cet organisme, je ne suis pas certain d’en récupérer les droits d’auteur. C’est tellement chiant à faire, ces déclarations, pour un musicien qui n’écrit pas la musique.

 

Bientôt, je raconterai la dernière expérience de psychokinèse à distance sur tomates. C’est assez incroyable. Jeudi, petite interview pour Secrets de sourcier.

Rêve d’amphi

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Le rêve d’acteur typique que je peux faire encore, c’est la pièce de théâtre qui va démarrer alors qu’on vient tout juste de me filer le texte et de me planter sur le plateau. J’ai fait encore ce rêve la semaine dernière et j’ai dû commencer à l’école primaire.

 

Comme désormais mes activités cinématographiques se diversifient, je me suis réveillé ce matin dans un amphithéâtre, parmi de nombreux acteurs et réalisateurs. Nous étions à la grande réunion qui décide de l’avenir des films, leurs attributions d’aides, leurs castings, leurs dates de tournages, leurs admissions en festivals. La salle était bruyante. Le copain, Yves Caumon, déclamait les répliques de son prochain film, juste pour s’assurer qu’elles fonctionnaient. D’autres, scénarii sur les genoux, complotaient d’ultimes changements. À l’issue d’une longue attente, on nous annonçait que c’était fini. Les décideurs n’étaient pas venus. La réunion était reportée à une date ultérieure. Nous devions tous repartir et attendre.

 

Une belle façon de résumer que j’attends la réponse du festival de Nyon, d’une réunion qui a eu lieu hier et qui devait décider du casting d’un film qui me concerne, d’une commission Régionale pour mon court-métrage, le nouveau plan de travail du film dans lequel je vais tourner le mois prochain et qui est repoussé d’une semaine… et j’en passe sans doute.

 

Au moins, quand j’étais à la montagne, j’attendais juste les œufs ou le télésiège. C’est moins long. Plus contemplatif. Moins stressant. Ça repose les jambes.

 

Confession

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Selon Bourdieu, j’ai sacrifié mon habitus, j’ai trahi une nouvelle fois ma classe sociale, contredit mes discours gauche dure : je suis allé skier à Megève.

Skier est un bien grand mot. J’ai traîné sur les vertes, me suis aventuré sur quelques bleues, ne prenant strictement aucun risque de m’en faire, des bleus, ou de me retrouver sur une civière. Badigeonné de crème solaire pour éviter le bronzage « je fais du hors piste », je me suis même enrhumé en attendant que les copains aient fini de faire les marioles.

Voilà, c’est dit, on n’en parle plus. Demain, patates à l’eau !

Du boulot, pas jury.

Je refuse souvent les participations à des jurys de courts-métrages. Ce n’est pas pour faire le malin mais parce que mes activités m’en empêchent (tournages principalement). J’ai un certain sens de l’engagement. Quand j’accepte, je tremble toujours qu’il n’y ait pas un boulot qui tombe entre temps.

 

Je venais d’accepter d’être jury à un festival de Villeurbanne, mais vient de tomber, pour le même jour une proposition. Pour du théâtre cette fois. Me voilà obligé d’annuler. Horreur de ça.

 

Demain, je m’absente pour une semaine.

Merci !

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Vos pensées ont été très efficaces. Merci.

La journée d’hier a été pour le moins active avec quelques indices de bonnes nouvelles potentielles (je ne parle pas du journal de 20 heures).

En prime, j’ai couché sur papier la structure d’un film de fiction, une comédie, qui semble tenir la route. Ce n’est pas une idée venue de nulle part, mais le fruit d’un premier projet de vague roman, de rencontres et de lectures. Bref, je le sens bien.

Hier, j’avais envoyé par mail le projet aux deux complices avec qui j’ai envie de monter l’affaire. On avait évoqué l’idée de travailler sur un projet de film il y a trois semaines. L’un d’eux m’avait répondu. Pas l’autre.

J’envoie un texto tout à l’heure pour savoir si le deuxième larron lisait ses mails. À la même seconde, il m’appelait et venait de croiser par hasard le premier larron. Ce genre de coïncidence porte un nom : la synchronicité. Quand le film aborde avec humour les choses étranges et que pareil clin d’oeil du destin se produit, on devine la bonne étoile.

Un peu de pensée magique dans ce monde de brute ne peut pas nuire.

Garder la gnaque !

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Il y a des moments qui crispent. Ceux qui vous emprisonnent dans une posture d’attente. Particulièrement si les nouvelles que vous attendez sont des réponses qui vont définir vos lendemains. Si elles sont bonnes, c’est formidable. Votre vie va s’améliorer, les chemins tracés seront élargis. Si elles sont mauvaises, vous aurez des décisions à prendre, des actes à fournir en conséquence. Plus les enjeux sont grands, plus les attentes sont longues et insupportables. Par exemple, vous attendez le résultat du loto. C’est chiant, d’attendre le résultat du loto (je n’y joue pas). Sauf que vos savez quand même que vous avez à peu près toutes les chances de perdre. Mais, même là, vous avez votre petite montée d’adrénaline. Votre vie peut basculer grâce à quelques boules numérotées. Cette attente, se résume aux quelques minutes qui précèdent le tirage. Après, vous n’avez plus qu’à vous remettre à rêver doucement au tirage suivant.

 

À chaque fois que j’attends des décisions sur tel ou tel projet, je ressens cette angoisse sourde qui embarque tout. Si c’est oui, je fais mon film, par exemple. Des mois et des mois d’occupation se dessinent. Si c’est non, je vois ce que je peux faire. Il faudra imaginer. Le quotidien sera très très différent. Mais tant que la réponse n’est pas là, il faut attendre le tirage. Et il n’y en a pas deux par semaine.

 

Et là, j’attends des nouvelles sur de la presse éventuelle pour les bouquins. Il y a deux semaines, c’était le lundi suivant qu’on ferait le point. Pas de nouvelle signifie que la personne qui s’en occupe galère et essuie des refus. Dans un cas, il y a des ventes et des signatures et des encouragements à persévérer dans le domaine. Dans l’autre…

 

J’ai inscrit Retour aux sources dans plusieurs festivals. Pour l’instant, on a rencontré le refus du Cinéma du Réel. On sait que l’avenir même du film dépend de sa participation ou non à des festivals. Il suffit qu’il soit pris dans un pour que d’autres le prennent. La vie du film peut démarrer. Elle aidera d’autres films à se tourner. S’il n’y a pas cet amorçage, il faudra se contenter de quelques projections ici et là. C’est pas pareil.

 

Comme acteur, j’ai passé en décembre un casting pour un film dont on est assuré qu’il aura une belle existence en salle puis en DVD. Si je suis pris, c’est un grand coup de starter qui est donné à ma carrière d’acteur. Le rôle est pour moi. Mais voilà, le réalisateur ne s’est toujours pas décidé. De cette réponse va dépendre la posture que je vais aborder face au métier. Mais pour faire le choix de cette posture, encore faut-il avoir la réponse, mauvaise ou bonne.

 

Comme chaque Français un peu responsable, j’attends aussi les élections de mai. Si c’est le même, on sait que nous serons peu nombreux à bénéficier de perspectives (tout le monde n’est pas grand patron). Si c’est l’autre, on peut nourrir quelque espoir d’une amélioration, d’une plus grande justice (même si on sait que…). Rien qu’un peu plus de justice et moins de mépris, ça change la donne.

 

Bref, je me retrouve dans la situation du joueur qui a misé sur toutes les tables. Sauf que ce n’est pas de l’argent qui est en jeu, mais des années d’acharnement, de travail et de passion.

 

Bon, d’accord, j’ai fait le choix, il y a plus de vingt ans, de quitter la fonction publique. La question du lendemain ne se posait pas de la même façon (quoi que, par les temps qui courent…).

 

Mes expériences sur citrons, tomates et autres générateurs de nombres aléatoires, m’ont appris que la pensée pouvait être agissante. Alors, je vous remercie à l’avance de nourrir les meilleures pensées et les plus beaux espoirs pour le résultat de mes attentes. Vous en serez récompensés en retour.

 

Allez, on y croit ! On va déjà vérifier en regardant le 20 heures de demain. Imaginez qu’il ne soit même pas candidat ! Non, là, je déconne. Il n’est jamais bon de trop rêver. Il est plus sage, sans doute, de nourrir de justes espoirs…

Multicasquettes

Hier, j’étais à Bordeaux. Visite aux fils. J’attendais l’un d’eux devant l’hôtel quand une jeune fille m’aborde. Vous avez du feu ? Mais, j’ai l’impression de vous connaître… Je suis acteur. Mais ouiiiii, vous avez joué dans Indigèèèèènes ! On organise un festival de court-métrage au mois de mai, ça vous dirait d’être jury ?

 

Alors que je suis à la gare, coup de fil d’un distributeur qui veut voir le DVD. Je regagne le quai de la gare et je croise un membre de la commission du Conseil Régional qui me demande des nouvelles du film et me confirme qu’Ogres niais est arrivé.

 

Pour un dimanche, dans une ville que je ne connais plus, voilà une petite conjonction de faits qui me rappellent sur quoi je dois me concentrer.

 

Cette semaine, j’ai soigné un zona à distance et un vieux mal de dos qu empêchait le souffrant de dormir. Ce sont d’autres activités qui ne font de mal à personne. Pour être sûr que ce n’est pas du placebo, j’ai renforcé le protocole de l’expérience sur les tomates.

 

Aujourd’hui, je passais une visite médicale pour le prochain tournage. Tout va bien.

 

On m’a annoncé que j’allais peut-être faire une signature de bouquins à Oloron Sainte-Marie. Ça me dit quelque-chose…

 

Dire que c’est le blog d’un acteur, à l’origine…

Dans les habits d’un gemmeur

Vendredi matin, nous faisions des essais caméra pour Landes de François Vives. En quoi cela consiste ? Tout d’abord, ce rituel n’a pas toujours lieu. Parfois, c’est le chef opérateur qui va seul faire ses petits essais chez le loueur, pour vérifier que la caméra fonctionne bien, que les optiques sont bien en place, éventuellement tester les réactions d’une caméra qu’il connaît peu. Pour un long-métrage, si en plus le réalisateur a lui-même une formation de chef-opérateur, cela peut se transformer en une quasi-journée de tournage, avec cadreur, pointeur, directeur photo, réalisateur, acteurs, maquillage, habillage, coiffure, régie, assistanat à la mise en scène, production…

 

La séance commence donc par la préparation des acteurs, comme pour le tournage. Ensuite, dans une pièce noire, on filmera les acteurs en essayant de multiples possibilités d’éclairage, contre-jour, latéraux, lumière perchée, en contre-plongée, faible, forte, en plan large, plan serré, très gros plan. C’est non seulement les capacités de la caméra qui sera testée mais aussi la meilleure façon de filmer et éclairer tel acteur, et d’une certaine manière d’avoir une première idée de la façon dont va s’organiser le tournage. Mise en place d’un vocabulaire commun, évaluation de la façon de travailler de chacun.

 

À l’issue de cette séance, on pouvait avoir une idée de l’importance que le réalisateur donnera à l’image. Quand on a vu Noli me tangere, le court-métrage qu’il a tourné en 2004, on sait à quel point le film tiendra autant de la peinture que de la narration.

 

Pour ma part, c’aura été l’occasion de faire connaissance avec une bonne partie de l’équipe, de signaler qu’il me faudrait un béret plus conforme à ceux utilisés dans le Sud-Ouest au début du XXème et des godillots à la place des bottes proposées. Un gemmeur syndicaliste qui a fait 14-18, doit avoir les pieds lourdement sur terre.