De l’anticipation au point de vue

À Bordeaux comme ailleurs, on croit que c’est l’été. Deux jours dans le sud-ouest en partie pour une nouvelle prise de son pour mon court-métrage Ogres niais. Je dois compléter notre premier enregistrement des enfants de maternelle.

J’ai toujours aimé entremêler fiction et réalité. Mais je me retrouve, ici, face à un problème assez inattendu. Le scénario imaginé il y a trois mois par les enfants rappelle pas mal le drame de Toulouse. Ça finissait en fusillade aussi. Je vais être obligé de réfléchir à ce que cette histoire raconte, puisqu’elle passe désormais par le filtre de ce traumatisme collectif. Ce qui me plaisait initialement, c’était son universalité. J’avais choisi pour cette raison un casting métissé black blanc beur. Me voilà contraint à une certaine délicatesse et à un complément de réflexion. Ça me changera un peu. Même pas peur.

 

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6 commentaires pour De l’anticipation au point de vue

  1. Pascale dit :

    ô un sosie !!!

  2. serge barande dit :

    Même les tout petits sont prémonitoires… Y t’ont rien dit de particulier pour fin avril début mai…?! (De mon côté, y’a une voyante en préretraite qui m’a parlé de Lecanuet… je l’ai pas payé, elle perd la boule)

  3. serge barande dit :

    Pour le sosie, faudrait que Joël tente une implantation de moustaches sous le nez du Paolo. Ça manque un peu!

  4. Bernard Blancan dit :

    Ça me rappelle un truc. Un film que j’aurais pu faire si je ne sais plus quoi…

  5. Bernard Blancan dit :

    Si, il voient que le petit méchant ne sera pas gentil.

  6. Bernard Blancan dit :

    Il est capable de mieux…

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