Préparation du court, avec intermittents

Une panne d’Internet… puis une autre. Puis une autre.

Réunion de production Ogres Niais cet après-midi. C’est parti ! J’ai une première assistante, un chef op, un ingéson. Le reste de l’équipe sera recruté essentiellement en Aquitaine. Recherche figu paloise. Mais ce n’est pas urgent. Deuxième semaine de septembre.

 

J’ai très envie de me remettre au bouquin. Mais j’ai trop de retard sur les prépas et dossiers et un emploi du temps qui se remplit vitesse grand V.

 

On m’a communiqué un article de Frodon sur le cinéma français. Il n’est pas très éloigné de ce que je raconte. C’est mieux dit et davantage argumenté. http://www.slate.fr/story/53661/triomphe-cinema-francais-intouchables-Artist

 

La nouvelle mode, c’est le Figaro qui la lance :  le statut des intermittents. Il est remis sur le tapis. On peut y lire que la pauvre caissière sert à payer les artistes. Et dans les commentaires, qu’un acteur qui touche un million d’euros devrait avoir honte de bénéficier de ce régime.

 

Heu, pour l’acteur de un million d’euros, en effet, c’est une honte qu’il touche autant. Mais dans ce cas, il ne touche aucune allocation, évidemment, et il cotise à hauteur de son salaire. C’est-à-dire, énormément.

 

Savoir aussi que les techniciens sont très bénéficiaires de ce régime alors que les acteurs, par exemple, s’ils devaient faire 43 cachets en 12 mois (ce qui est pas mal déjà), depuis 2 ans, ils doivent en faire 60 en 10 mois. Si vous suivez ce blog, vous voyez bien que je suis loin de mes 60 cachets (d’où les longues périodes sans allocation). Toujours la surface des choses, le fiel et les discussions du café du commerce, au lieu de se coltiner la réalité qui, toute simple, n’est déjà pas rose. Mais pour de vraies raisons, très différentes des clichés qui sont égrainés.

 

Ce matin, Juppé à la radio. Tiens, il va y avoir des législatives.

 

 

11 réflexions sur « Préparation du court, avec intermittents »

  1. 60 cachets en 10 mois c’est sû, même pour toi cela semble difficile. Alors pour les autres, j’ose même pas y penser. 

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  2. d’un autre côté c’est normal…si tu as moins de 6 cachets par mois c’est que tu n’es pas trop malade.

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  3. Rhôôôô, dis-donc, ça y est. Tu le sens le vent tourner….? Le Figaro qui tient des propos quasi de gauche, apparemment du domaine du zinc le plus proche, mais bon… les mecs y débutent! Faut qu’ils se rôdent un poil! Faut les comprendre…. Bien content que t’arrives à lancer Ogres Niais! Et tu dois l’être aussi, je suppose. Pendant que l’un est investi, toi tu t’investis. Y a quand même des types qui bossent!

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  4. Super, Internet re-fonctionne, l’action redémarre ! Voyons… de nos jours, que peut-on faire sans Internet ? Donc : 6 cachets en 1 mois ; ça représente quoi, exactement ? (question bête sûrement, que je pose là) 6 tournages différents à effectuer ? Ou un petit rhume ? « Pour vivre heureux, vivons cachets ! » dit le proverbe des intermittents. Si j’ai bien compris, Ogre Niais mettra en scène des adultes jouant, agissant comme des enfants, c’est ça ?

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  5. j’aimerais bien faire une figu dans « ogre niais » ; mais Pau, ça me fait loin . dommage …

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  6. un cachet = un jour travaillé sur un tournage. 60 jours de tournage pour un acteur, ça veut dire qu’il tourne souvent ou beaucoup. Mais ça ne l’empêche pas de bosser tous les jours, sur des projets, à faire des trucs grattos et compagnie. En 10 mois, je passe certainement moins de jours sans bosser que quand j’avais un travail normal. Et oui, Ogres-Niais, ce sont des adultes qui jouent sur une bande son d’enfants.

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  7. Merci,Merci,Merci de cette formidable experience (en tant que figurant) dans le tournage du film « LANDES », merci de ta bonne humeur ,de ta proximite avec toute l’equipe…que dire de plus…te souhaiter une longue carriere et peut etre qu’un jour nos chemins se croiseront de nouveau…

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