L’art fait du bien

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Phil Hérard, un artiste de Ménilmontant a gratifié le mur de l’immeuble d’une de ses œuvres « Street-Art ». Les gens s’arrêtent, commentent, photographient, prennent la pose. Le concierge n’a pas bronché. Le mur devient un lieu d’échange, matière à penser, admirer, méditer, voir. Les métamorphoses de l’art. Certains restent sourds et aveuglent et continuent à ne voir en ce mur qu’un recoin pour pisser. La vie, quoi.


Après avoir vu le Audiard la veille (prix du scénario ou d’interprétation), hier, nous avons vu Moonrise Kingdom de Wes Anderson (prix de la mise en scène). Un bonheur. Mais en bon parano, je me suis trouvé inquiété tant mon court-métrage a de points communs avec ce film. Tout d’abord l’image dont je voulais qu’elle emprunte aux cartes postales vintage. La mise en scène ensuite, très naïve et théâtralisée. Le sujet enfin. Ce rapport enfants/adultes inversé. Quand je dis qu’on n’invente jamais rien mais que l’on se contente de saisir des choses qui sont dans l’air…

Voir ces films, c’est un petit peu comme si Cannes se déplaçait à la maison. À la sortie du ciné, j’ai même pété la bise à un copain acteur-réalisateur célèbre. La différence notoire, c’est l’absence de smokings, robes de soirées, photographes à deux balles et stress alcoolisé.


En rêve, j’ai eu le titre d’un prochain livre ou prochain film : « En dehors de toute considération ». Je me suis même levé pour le noter. Mais je me demande bien ce que je vais pouvoir faire de ce titre.

 

En attendant, j’ai eu aussi l’idée d’un film que je vais tourner lundi et mardi. Le titre : « Une semaine après ». Le pitch : j’interroge les gens de mon quartier, commerçants, badauds, clients à la terrasse des cafés, sur le changement qu’ils ressentent depuis l’investiture de Hollande à la présidence de la république. Je pourrais aussi prolonger l’expérience et, tous les ans, pendant 5 ans, au mois de mai, j’interrogerais les gens jusqu’à la proclamation du prochain président. Ce qui me donne envie de faire ce film, c’est le constat que j’éprouve d’un soulagement presque physique d’avoir tourné la page Sarkozy. Comment le politique peut avoir une incidence forte dans l’intime.

 

L’objectif secondaire de ce petit film est de tester le dispositif Iphone + micro Zoom que je souhaite utiliser dans mon docu sur les figurants.

 

En tout cas, voir un grand film donne des envies de cinéma. L’art, en général, qu’il s’affiche sur des murs, sur des écrans, sur des feuilles de papier crée une énergie positive et dynamique.

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16 commentaires pour L’art fait du bien

  1. Samuel Marès dit :

    Moi aussi j’éprouve une sensation de soulagement physique, avec l’envie de croire que depuis 2002 le changement c’est maintenant.

  2. J2L dit :

    génial ! alors, l’art c’est contagieux !!! euuuuh … Michel Sardou, c’est de l’art ???

  3. lydie dit :

    trop de réflexions à faire sur l’Art, je reviendrai plus tard… si ça ne dérange pas trop !

  4. Gauthier dit :

    « L’Art fait du bien » le titre de mon assos’ est UBC « Utile beauté des choses » alors !

  5. Bernard Blancan dit :

    T’es trop loin pour que je te filme…

  6. Bernard Blancan dit :

    du cochon ?

  7. Bernard Blancan dit :

    nous attendrons.

  8. Bernard Blancan dit :

    C’est comme le vote

  9. Samuel Marès dit :

    A contis , peut-être ???

  10. Bernard Blancan dit :

    C’est sûr !

  11. lydie dit :

    Aah… y’a pas que moi qui me relève la nuit pour noter un truc que je ne VEUX PAS oublier… mais bon j’en fais quoi, maintenant, de ce que j’ai écrit ?   

  12. lydie dit :

    Flûte, j’ai oublié de parler de l’art ! J’entends « chouette, pour une fois, elle ne va pas donner son avis ! »… c’est loupé, je le donne ! L’Art, les arts, une façon de se réapproprier le réel ? D’y chercher la beauté ou d’en dénoncer les laideurs. L’art est une vitale gourmandise qui autorise à être hors-norme, permet l’originalité, la fantaisie, aide à oser, voire à vivre. Il est à la portée de bien des gens mais… être considéré comme artiste l’est moins. Je crois qu’il faut une grande force interne qui permette de résister aux échecs dans ce domaine. Et puis, offrir à un enfant la possibilité de s’essayer aux arts qui l’attirent et lui en faire découvrir d’autres me paraît précieux pour son ouverture au monde et pour qu’il éprouve sa sensibilité. Eh, faut que je défende Michel Sardou quand même : une voix qui pourrait, elle, se passer de micros, qui chante juste et qui traverse les ans, c’est aussi de l’art ! Il fait partie (désolé J2L ) de mes « valeurs sûres » en chant, au même titre, mais dans un autre registre, que Placido Domingo ou Edith Piaf ! Et la chanteuse de Tan Elleil Brouille Art et Cie, magique. Florent Pagny a fait aussi un ptit truc pas mal… j’ai perdu le papier où j’ai écrit le titre ! Euh… j’arrête mais J’AI PAS TOUT DIT !  Excuse-moi pour la longueur (pourtant là j’ai essayé de faire court), ça fait partie des thèmes qui me tiennent à coeur et je ne trouve jamais le point final à y mettre, d’ailleurs…

  13. Bernard Blancan dit :

    Il faut dormir !

  14. Bernard Blancan dit :

    Question goût artistique, je ne partage pas énormément. Mais bon, l’art parle aux uns et aux autres différemment. C’est aussi ça. Après, l’art n’oblige pas à l’anormalité. Ensuite, être un artiste, c’est pas grave. On parle davantage de réussite que d’échec. La réussite n’ayant pas grand chose à voir avec l’art, d’ailleurs. Alors l’échec… Bon, Sardou, Pagny…

  15. lydie dit :

    Heureusement qu’on ne partage pas tous les mêmes goûts, cela deviendrait ennuyeux et lisse, il n’y aurait pas d’aspérités pour pouvoir discuter si on était toujours d’accord ! J’aime Sardou (promis je n’en parle plus) inconditionnellement  mais l’éclectisme me plaît en chant (comme en tout !) : des gospels, Ferrat, un choeur géorgien, basque ou corse, des chansons aux textes ciselés, une belle voix… Et je suis curieuse, quels sont les goûts de Bernard Blancan en chant ? 1) Pas Sardou 2) Pas Pagny 3) Quoi ? Qui ? J’ai relevé 2 phrases : « être un artiste c’est pas grave » : tu peux m’expliquer ce que tu veux dire ? « la réussite n’a pas grand-chose à voir avec l’art » : elle est belle, cette phrase ! Bien sûr que l’art n’oblige pas à l’anormalité ! Mais faire de l’art, quel qu’il soit, est quand même moins banal et plus risqué face au regard des autres que vendre des voitures ou être secrétaire. « Hors normes », pour moi, voulait dire « original » et pas « anormal ».

  16. Bernard Blancan dit :

    Mouais, je ne veux pas trop développer sur le sujet. Trop vaste. Trop large. On finirait par enfoncer des portes ouvertes. Mes goûts, ils transparaissent au fil de mes articles. Pour ce qui est de la musique, je suis très ouvert, même à la variété, pourquoi pas. Sardou, c’est son positionnement politique dans ses textes qui me posaient problème. Pagny, c’est sa démago rebelle. Mais bon. Chantez donc, beaux merles !

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