Le so(u)rcier, roman 2013…

  Le so(u)rcier. Tel est le titre du roman que j’ai commencé pour de bon. J’essaie ne ne pas écrire trop bien pour tenter d’en faire un best seller. Je n’ai pas trop de mal à ça. Je veux dire, à pas trop bien écrire. J’ai quasiment toute le trame. En lisant des polars américains ou nordiques, j’ai essayé de comprendre les astuces qui me conduisaient à vouloir toujours continuer le bouquin. Recettes de frustrations dosées. Repérages des petits effets à éviter quand même.

J’ai fait lire les dix première pages à mon fils le plus jeune. Il en redemande. La suite, la suite ! Il y aura de l’amour, du fantastique, de la campagne, du magique, du scientifique, de la mort. Bref, je suis sérieusement tout excité par cette écriture.

 

Voilà longtemps que j’avais envie de glisser mes expériences et rencontres autour de la sourcellerie, du magnétisme, du paranormal en général, dans une fiction. J’avais essayé une première fois, il y a un an ou deux, mais le personnage principal était trop proche de moi. Je peinais à écrire et voyais bien que ça n’était pas très palpitant. L’idée de cette nouvelle piste m’est venue quand nous avons eu le projet, avec des copains, Benoît et Salomé, de tourner un film à l’arrach’, vite écrit.

Ils avaient assisté tous les deux à la projection de Retour aux sources et Salomé était d’accord avec moi pour dire que Ludo, le jeune sourcier, était un vrai personnage de film. C’est ainsi que j’ai griffonné une histoire qui le mettait en scène avec Salomé. L’histoire qui est sortie de mon griffonnage était trop complexe pour un film vite fait. Mais je tenais une histoire et des personnages forts qui ouvraient la possibilité d’un long métrage. Mais d’abord, d’un roman. Depuis que j’écris en pensant à des personnages très éloignés de moi, je me régale à avancer masqué, derrière eux, à travers les situations, les petits détails. On parle finalement beaucoup plus de soi dans la fiction que dans l’écriture à la première personne qui oblige à beaucoup de retenue, au-delà même de la pudeur. Si je parviens à cette étape du livre, les choses seront plus faciles pour envisager un film. Mais on n’en est pas là…

 

J’aimerais écrire jour et nuit, mais je suis empêché par mes activités normales. Je dois vendre ma voiture de petit bourge pour en acheter une d’intermittent, m’occuper de la famille et avancer sur mon court-métrage. Ainsi, demain, j’ai un essayage costume pour ma casquette d’acteur dans une série et l’après-midi, on va faire des essais caméra avec le chef-opérateur et deux des comédiens pour Ogres-niais. Ça, c’est la casquette réalisateur. Vendredi, j’ai rendez-vous avec mon pote magnétiseur, chez qui on va tourner dimanche sous ma casquette d’acteur dans un documentaire. Juste avant, je pose la voiture au garage. Le soir, je prends la casquette métapsychiste pour préparer ma petite participation à une journée sur la psychokinèse le samedi. Dimanche, je tourne. Plus le reste. Quand est-ce que je vais écrire ?

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12 commentaires pour Le so(u)rcier, roman 2013…

  1. LN dit :

    « Le so(u)rcier. Tel est le titre du roman … » Tssss…je ne comprends pas ces parenthèses…

  2. lydie dit :

    Super ce projet de livre ! Mais… ne pas trop trouver le temps pour écrire, c’est vivre à fond d’autres choses, non ? Et ça, c’est bien aussi !

  3. Gauthier dit :

    Tout ça c’est bien beau, mais tes ASSEDIC, c’en est où ? parce qu’en dehors du fait de devoir tourner avec Gégé, reste pas grand yack !

  4. serge barande dit :

    Avec toutes tes casquettes, tu vas ouvrir une boutique dédiée ou réaliser un remake du grand Chabrol : Le fantôme du Chapelier. De toute façon, quoiqu’on te dise, t’en fais qu’à ta tête, menant toujours tout de front, la tête dans les étoiles. C’est qu’il en a sous le chapeau Bernard! Ça fourmille, ça foisonne, ça usine grave! En tout cas, un roman qui s’annonce, ça fait envie. Ludo, je suppose que c’est le jeune avec qui t’avais fait une vidéo postée sur le blog sourcier (« recherches à l’aveugle de veines »). Drôlement bluffant l’affaire! A ce sujet, tes Secrets de Sourcier devraient m’arriver aujourd’hui dans la boîte aux lettres. Quant au Gégé…, mouais…. Allez, belle plume tè en attendant! Y a ton fils qui s’impatiente…

  5. Bernard Blancan dit :

    Ben, ça doit être une faute de frappe…

  6. Bernard Blancan dit :

    Le temps… il passe sacrément vite, quand même.

  7. Bernard Blancan dit :

    Les ASSEDIC, mon pauvre. Pffff… Et avec le Gégé, rien ne dit que j’en serai. Il n’y a pas de distribution automatique, dans ce métier, tu sais.

  8. Bernard Blancan dit :

    Bon ben, bonne lecture, alors, camarade !

  9. lydie dit :

    Le temps qui passe ? « Sujet trop vaste trop large » (citation de…voir au20/05 !) pour en parler. Tant qu’on a des projets et qu’on est jeune au fond de soi : les années se démultiplient ! Le temps ? Du soleil aujourd’hui, tu as vu ou… tu écris ?

  10. Sylvie dit :

    Avancer masqué dérriére les personnages d’un « roman », là est toute la difficulté! Je pense que la fonction d’auteur a beaucoup de similitudes avec la fonction d’acteur: On ne peut donner à ses personnages que ce que l’on a à l’intérieur de soi, meme si on pense etre dans la pure fiction et meme si on pense que nos personnages sont fondalement différents de soi…  

  11. Bernard Blancan dit :

    Pas eu le temps d’écrire, non…

  12. Bernard Blancan dit :

    Très juste

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