Vive la comédie !

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Une composition de Hêtre, en clin d’oeil à Joël…

 

Aujourd’hui, je jouais Kroll, David Kroll, Le Détective qui entre dans le Panthéon des personnages de Josée Dayan. Je pensais que j’allais m’amuser. Ça a été bien mieux que ça. Un régal de me glisser dans la peau de ce petit rôle qui se remarque. Un vrai personnage de comédie. Un baltringue de chez baltringue. C’est clair. Je suis fait pour ça. La comédie. Jouer de mon corps bancal. Comprendre tout de travers. On n’est pas loin du burlesque. Et j’adore jouer comme ça. Jouer, quoi ! Réalisateurs, donnez-moi du comique à bouffer, merde !

 

Cette belle journée a commencé par une bonne nouvelle. Retour aux sources est sélectionné dans un festival dont j’entends parler depuis des lustres et pour lequel je rêvais une sélection, je dois dire. Comme ce n’est pas encore annoncé officiellement, je ne dis pas de quel festival il s’agit. Quelques indices : un festival rural populaire et cinéphile, bon enfant…

Une journée TGV

Hier soir, ils étaient une petite trentaine de spectateurs de Retour aux sources, au cinéma de Bourg-Argental. Parmi eux, Gael du festival d’Annonay, qui, m’invitant il y a quelques années, me fit rencontrer Jean-Paul qui, à son tour a organisé cette projection. Le déplacement valait le coup. Un accueil impeccable et sympathique et un débat très nourri après le film. Même si l’on m’a beaucoup interrogé sur le magnétisme, d’autres interventions ont ramené du cinéma dans le débat. Bref, une rencontre avec des gens très différents. Un vrai public, quoi. Très heureux de ce moment.

 

Ce matin, il m’a fallu prendre le train avec une heure d’avance par rapport à ce qui était prévu. J’avais rendez-vous chez moi pour une coupe de cheveux par la coiffeuse du Village Français. À peine le sac fait, je changeais de gare pour me rendre à Bordeaux. À la descente du train, j’étais attendu pour être conduit au Régent pour un nouvel essayage costume. Accueil VIP à la réception. Chambre de ministre. Mon détective s’annonce complètement décalé, voire comique. J’adore. Visiblement, tout comme moi, Josée Dayan a envie de s’amuser avec ce personnage. Demain, départ 7:30 pour une longue journée de tournage qui devrait beaucoup m’amuser.

Retour aux sources à Bourg-Argental !

Nous avons fait hier, de bien belles et étranges images pour le film de Jean-Charles Fitoussi. Tournage en japonais. Comme je ne maîtrise pas très bien la langue encore, j’avais une interprète. On a tourné une bonne partie de la journée dans un golf, accompagnés d’oies bernaches.

 

Ce soir, je serai à Bourg Argental (dans le 42) pour une projection de Retour aux sources. Je vous y attends nombreux !

Dans le cosmos

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Pour ceux qui se demandent ce qu’est Cosmodrama, Joël a eu la bonne idée de composer cette image. Rien à voir avec le film, mais c’est la tenue que je vais mettre pour passer cette semaine.

 

Ce soir, fin des Limiers. Le réalisateur a souhaité que j’en fasse un brin des caisses. J’ai essayé de lui faire plaisir. Et j’avoue que je me suis fait plaisir aussi.

 

Demain, dans la peau d’un kamikaze. Le matin au golf (pas pour y jouer), l’après-midi en caserne (pas pour m’engager).

 

La dernière version du dossier Ogres niais est partie ce soir.

C’est ouf…

Il y a des semaines où je frise la schizophrénie. Celle qui vient sera de celles-là. Lundi, je tourne mon dernier jour en commissaire Baudrillard. Mardi, je me glisse dans la peau d’un kamikaze pour l’ami Fitoussi. Mercredi je pars du côté de Vienne pour une projection de Retour aux sources. Retour le lendemain à 13:30 Gare de Lyon. À 14:00, la coiffeuse du Village Français vient me faire la coupe de mon paysan. À 16:20, je suis à Montparnasse, direction Bordeaux, pour aller tourner mon détective pour Josée Dayan. Le lendemain, je suis de mariage. Je ne pourrai pas m’éterniser car, lundi matin, pour Enquêtes Extraordinaires, on vient me filmer en train de faire une recherche de veine d’eau sur plan.

 

Entre temps, il faut que je finalise le dossier Ogres niais pour une demande de financement complémentaire. Il ne me reste que ce week-end mais j’ai déjà un pique-nique autour de Cosmodrama, le prochain film de Philippe Fernandez qui me verra tourner dans un vaisseau spatial. Pour ce qui est du roman, on verra la semaine suivante, peut-être…

Papi danse !

 

 
 

Sur mon chemin, en début d’après-midi, un papi dansait, du côté des Halles.

 

J’ai quitté mon chez-moi à 08:30. Petit café rituel avec Samir Guesmi. Cette fois-ci, on devait parler de Ogres-Niais, dans lequel il va jouer un rôle central.

À 10:00, réunion de travail à Vidéo de Poche, dans le 20ème. On devait parler co-production, toujours pour Ogres Niais. Pas question de trop traîner car, à 12:30, j’avais rendez-vous dans le Sentier pour l’essayage costume de mon détective.

J’ai eu ensuite un peu de temps à flâner dans les rues car ce n’est qu’à 15:30 que j’avais rendez-vous dans le 15ème pour une visite médicale avec le médecin des assurances (on ne rit pas) pour Un Village Français. Tout va bien. Je connais ma tension : 12/6.

Pas le temps de baguenoder parce que j’ai rendez-vous à 16:45 chez mon agent, dans le 9ème. Nous avons à arroser les tournages, comme nous le faisons à chaque fois. Et puis il nous reste quelques questions de moustaches, cheveux et barbichette car je tournerai en même temps dans la peau d’un paysan dans les années 40 et un détective contemporain. Il faut que tout le monde soit d’accord. Option choisie : barbichette !

Je vais pas m’éterniser car j’ai rendez-vous à 18:00 dans le 19ème pour un thé à la menthe avec Younès. Retour à la maison, 20:00, dans le 20ème. Le roman, bizarrement, n’avance pas vraiment.

Heu…, par rapport à mon petit mensonge d’hier, en fait, la dame plaisantait. J’étais tellement merdeux que je n’avais pas saisi l’humour…

 

J’ai menti

  Voilà que les règlements de la production télévisuelles inventent une nouvelle règle. Après les visites au médecin des assurances, voilà que, maintenant, il faut la carte de la médecine du travail à jour. Cela paraît simple et sain. Sauf que, par expérience, je sais que je sors de ce genre de visite avec ma tension artérielle et son poids. Point.

 

Là où ça se corse (et non plus ce Corse…), c’est qu’il faut déjà prendre rendez-vous. Vous êtes assurés de devoir appeler quatre ou cinq fois avant que vous parveniez à entendre la voix d’un être humain. À chaque appel précédant votre réussite, vous aurez passé plusieurs minutes en communication avec un répondeur distillant sa soupe musicale qui se termine irrémédiablement par « désolé, votre correspondant est en ligne, veuillez rappeler ultérieurement ».

 

Vous me direz que c’est pareil dans bien des administrations. C’est vrai. Mais là, une fois que vous avez eu la personne, vous obtenez un rendez-vous pour, minimum, un mois après. Vous savez alors que votre vie, un mois plus tard, tournera autour de ce rendez-vous pendant lequel vous pisserez au mieux dans un bocal et où l’on vous demandera quel sport vous faites, dans quel film vous tournez, que votre tension est bonne et que votre poids a légèrement augmenté depuis la dernière visite.

 

J’avais donc rendez-vous le 5 juin. Ça tombait très mal. En effet, cette date se situait entre le festival de Contis et mes repérages dans les Pyrénées. Il aurait été tellement plus simple pour la planète que je reste dans le Sud-Ouest. Mais, qu’à cela tienne, on fera un aller/retour supplémentaire puisqu’il faut le faire pour les besoins impérieux des nouvelles règles.

 

Le 5 juin arrivé, entre le bonheur du festival et celui des repérages, les derniers réglages de mon fiston débarquant à Paris, j’ai juste oublié qu’à 10 heures, j’avais un rendez-vous, pris un mois auparavant. C’est con.

 

En débarquant sur le tournage, une dame me demande si j’ai bien fait ma visite. Oh merde, c’est si important ? Heu… oui, oui, je l’ai faite le 5 juin ! Bon, alors, il faudra que tu m’apportes la carte de la médecine du travail. Merde… Heu, oui, bien sûr, je te la scanne ! Qu’est-ce qui m’a pris de mentir. C’était plus simple. Trop stressé par ma journée de tournage (vous savez, l’épisode du bottin téléphonique que j’ai raconté ici), je n’avais aucune envie de déployer une quelconque énergie à expliquer le pourquoi du comment. Lundi, je tourne pas, j’appellerai la médecine du travail et j’essaierai d’obtenir un rendez-vous express, en expliquant la situation. Bref, on en reste là et je vis ma journée de tournage bien stressante, telle que je vous l’ai racontée.

 

Lundi (avant-hier, donc), j’appelle ce foutu centre de médecine du travail. Même répétition d’appels vains et relation étroite avec un répondeur téléphonique. Quand je finis par les avoir, j’obtiens un rendez-vous pour le 18 juillet. À peine raccroché, je réalise que ça tombe dans ma semaine de vacances. Merde ! Je rappelle. Répondeur. Je rappelle. Répondeur. Je rappelle. Je retombe sur la même personne. Je lui demande de repousser le rendez-vous à la semaine suivante. Non Monsieur, ça n’est pas possible. On ne peut prendre les rendez-vous que le mois suivant, dans la même semaine. Il vous faudra rappeler lundi prochain pour prendre un rendez-vous la semaine du 23 juillet.

 

Entre temps, j’avais été prévenu par l’assistante de mon agent que la production avait appelé le centre de médecine du travail pour vérifier que j’avais bien fait ma visite le 5 juin. Merde ! Ça rigole pas, dis donc !

 

Un peu minable, je me fends d’un long mail pour avouer que j’avais menti et pour résumer la situation. La réponse je l’ai eue aujourd’hui : « Je suis décçue, je croyais que t’étais un mec bien, clean… Tu ne seras payé que quand j’aurai reçu la carte de la médecine du travail ».

 

Ben voilà, ma semaine de vacances, c’est pas avec mon salaire que je vais me la payer… Je vais faire ma déclaration aux congés spectacles. Merde, il est où mon code ?

 

Tiens, voici un nouvel article qui parle du festival de Contis et de mon documentaire, Retour aux sources. À lire ICI

 

Confirmation ce matin aussi que je tournerai dans Le Village Français. J’espère qu’on ne me demandera pas une contre-visite de la médecine du travail…

Finalement, ça tourne…

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Hier soir, soirée des prix de la SACD. Cocktail, petits fours, l’occasion de croiser Claude Lucas que j’incarnais dans Suerte. Suerte… D’autres copains étaient primés : Olivier Langlois et Jamel. Lui, il n’était pas là.

 

Quand une semaine libre se dessine, on croit toujours que ça va ressembler à des vacances, que l’on va enfin pouvoir enfin travailler ses écritures. Tu parles ! L’agenda se remplit, se remplit…

 

Comme le dessin l’illustre, on croit que tout s’arrête, mais, à bien y regarder, ça continue à tourner. J’ai eu confirmation que j’allais jouer un détective dans une saga familiale pour France télévision. Peut-être bien que j’enchaînerai dans la peau d’un paysan années 40. Deux beaux personnages. Un détective, j’en rêve depuis longtemps. Petit privé de province. Les paysans, j’adore. C’est pas nouveau.

 

Je devrais aussi figurer dans un prochain volet d’Enquêtes Extraordinaires consacré aux sourciers. Mais là, je ne jouerai pas un rôle. Sourcier, c’est pourtant un beau personnage aussi…

Une nouvelle série

Seconde journée sur les Limiers. Le réalisateur est un Québécois qui  fait le tour du monde comme réalisateur de séries, pouvant travailler en Chine, en Australie, aux Etats-Unis. Pour lui, la série n’est pas un genre mineur. Il semblerait qu’en France, cette idée fasse son chemin.

Comme je n’avais pas de texte, hier, j’ai eu tout le loisir de voir l’homme au travail. J’ai rarement vu un plateau mené par un mec aussi jovial, rigolard et efficace. Il s’agissait de la dernière séquence d’un épisode, très dense, en extérieur, avec plein de monde, des arrivées de voitures, de multiples scènes de jeu. Ben, chapeau l’artiste ! Le découpage s’est fait sur le plateau, sans rien négliger. Le résultat devrait être vif, riche et enlevé. J’en ai oublié mon épisode peu agréable « bottin téléphonique ».

 

Comme je suis sur la préparation de mon court, la gestion de projections de Retour aux sources, de mes relations sourcières et parapsychologiques, j’ai du retard de mails. Quand je tourne comme acteur, je suis incapable de faire autre chose. Même sans texte. C’est un truc qui vous mobilise totalement. Donc, quand vous êtes multi cartes comme je le suis, forcément, à ces moments-là, le retard s’accumule sous les autres casquettes et le week-end s’annonce chargé.

Bzzzzzz zzz zzzz

 

Ces butineuses s’activaient, hier, à Montreuil. De même que l’équipe des Limiers. Je commençais à tourner avec une première phrase semblant extraite du bottin téléphonique : « Commandant Vander Sar ? Commissaire Baudrillard ! (désignant mon collègue) Commandant Laveine du groupe stup, auquel appartenait le Lieutenant Mangin. ». Ça paraît tout simple, comme ça. Mais essayez déjà de lire à haute voix ! Cette petite phrase m’a valu une bonne dose de stress avant de tourner. Un peu comme si je tournais pour la première fois. C’est le boulot, après tout.

 

Aujourd’hui, j’y retourne. Mais je me tais.