je passais…

Rodriguez, Sugar Man. Le docu sort aujourd’hui. Une star trop vite éteinte qui renaît.

Une Estonnienne à Paris sort aussi aujourd’hui : L’occasion de voir Jeanne Moreau se régaler à jouer dans un rôle fait pour elle. Une star qui ne se départit pas du plaisir.

Bonnes fêtes !

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Ça sent un peu les vacances de partout. Alors, vu que l’activité n’a pas de raison de s’amplifier dans les jours qui viennent, il me reste à vous souhaiter de bonnes fêtes.

Je ne dis pas que je ne viendrai pas poster quelque ânerie ici ou là…

Drôle de fin

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Ils avaient raison, les Mayas. C’est bien la fin du monde. La preuve : le concierge de l’immeuble a chargé ses cartons dans le petit fourgon blanc et prend sa retraite après trente ans de bons et loyaux services. La veille, j’étais allé voir une pièce de théâtre contemporaine socio-dépressive en Croate sur-titré. La fin d’une ère. Une nouvelle commence.

 

Tiens, à propos. Pour l’avant première d’Ogres Niais, le 19 janvier à 11:30 au Max Linder Paris, les réservations sont ouvertes à cette adresse : cloiseau@tsproductions.net

 

Pour en finir avec la fin du monde, je trouve que la dramaturgie est tout de même un peu faible et que la fin n’est pas trouvée. Je suis mûr pour siéger à une commission du CNC, moi.

Pause

Se remettre à bosser ! Mais je suis con, ou quoi ? Je viens à peine de terminer mon petit « presque-film » que je commence à m’ennuyer. Non mais je sais. J’ai prévu de me replonger dans l’écriture du roman et je tergiverse avant de m’y remettre. Il y a tant et tant de personnes qui écrivent un roman qui ne verra jamais l’ombre d’une édition que ce n’est pas une activité qui sonne sérieux. On regarde souvent ceux qui disent écrire comme des personnes ayant besoin de s’occuper pour combler le vide. Et si je me lançais dans un vrai film ? Il y a toujours ce projet de documentaire sur les figurants, par exemple… Et si je faisais vacances, tiens ! Sauf que je crois que je sais pas bien faire ce type de chose.

Voilà bien un article qui ne sert à rien.

Place de l’étoile… un presque film

 

Voici donc un « presque-film ».

Quand on a l’idée vague d’un film à faire, autant commencer par tourner pour voir ce que ça peut donner. C’est ce que j’ai fait.

J’en suis arrivé à la conclusion que ça resterait un « presque-film ». Trop compliqué de demander les autorisations à chaque personne tandis qu’il faut filmer en commando. Et puis, pour sortir de l’anecdotique sympathique, il faudrait détourner l’image, manipuler, forcer un discours avec une voix-off prétencieuse ou faisant la maligne.

Bref, de l’idée ne restera que Place de l’Étoile, un presque-film…

Place de l’Étoile (un petit film)

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Je suis allé filmer Place de l’Étoile. L’idée est de faire un film court sur les gens qui se font prendre en photo. L’image qu’ils offrent volontairement à l’objectif. Il me faudra y aller pas mal pour faire apparaître quelque-chose de vraiment intéressant. Mais, en peu de temps, j’ai quand même ramené quelques plans. C’est étrange de se trouver à filmer seul, voleur d’images. À deux reprises, des gens m’ont demandé des les prendre en photo.

Merci, l’Apollo !

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Alain Bouly et son équipe, c’est le cinéma militant. Le Hobbit côtoie Tabou. Et le vendredi, le public vient rencontrer des réalisateurs, découvrir parfois des films qui n’ont jamais trouvé de distributeur. On partage ce qu’on aime, sans se soucier de la mode, du marketing, du chiffre. Un petit cercle de fidèles s’est formé en confiance, venant découvrir l’inattendu.

Un gamin est venu me parler tandis que je fumais une cigarette. Il voulait m’interroger dans le cadre d’une enquête qu’il réalisait pour un travail de terminale. Le marketing… Mais comment on fait, pour Retour aux sources, par exemple ? Moi, quand j’ai vu le sujet, lu les quelques lignes, vu la bande annonce, je n’avais pas vraiment envie de voir le film. Pourtant, en le voyant, j’ai aimé. Ben oui, c’est ça l’envie, le marketing. L’envie, elle va vers ce qu’on connaît, ce qui nous flatte, ce qui nous assure à l’avance qu’on va passer un bon moment. Et le marketing, il a découpé à l’avance notre cerveau en petites cases, en catégories faciles. Pour faire découvrir des choses différentes, créer des surprises, il faut prendre des risques, laisser parler l’intuition, sortir des cases. C’est bien là le plus compliqué. Pourtant, si l’on se donne la peine, on peut s’apercevoir que le public n’est pas un entonnoir à produits ciblés. Chacun prend plaisir à se faire surprendre. Maintenant, comment trainer quelqu’un vers l’inconnu ? Ben, c’est le travail que fait l’Apollo, par exemple.

 

Ogres niais et Retour aux sources ont été, hier soir, super bien accueillis. S’en est suivi un débat très agréable, nourri de questions intéressantes qui permettaient des réponses intéressantes. Bref, des projections comme celle-là, c’est quand vous voulez !

Ouf !

Avant d’écrire ces quelques lignes, je me suis dit que ça n’intéressait personne de savoir que j’avais reçu une bonne nouvelle du Pôle Emploi. Ça peut même faire un peu minable. Pour l’image, mieux vaut donner l’illusion que tout est succès facile. Et puis je me suis souvenu que j’ai commencé ce blog en 2004 pour témoigner de la réalité de ce métier. Autant continuer à jouer le jeu.

Depuis le 2 juillet, j’avais perdu mes droits d’intermittent. Non pas que je ne fasse rien de mes journées (vous en êtes témoin), mais que les acteurs peinent à comptabiliser les cachets nécessaires dans une période de dix mois et demie. Cette fois-ci, c’est passé à une heure près, comme un cadeau de Noël. Sinon, j’aurais dû attendre sans doute le mois de mars pour espérer rouvrir des droits. À la lecture du blog, on se dit que je n’arrête pas, que je ne dois avoir aucun souci de ce côté là. Ben si. C’est aussi trivial que ça, la vie d’artiste, parfois. Certains vendent leur hôtel particulier pour fuir les impôts en Belgique, d’autres comptent leurs heures. C’est plus facile. Mais moins confortable.