Sixto Rodriguez !

Hier soir, séance de rattrapage de Sugar Man. Il a fallu qu’il ait un Oscar pour que je me décide enfin (j’avais envisagé de le voir à sa sortie sans être passé à l’acte). C’est le type d’histoire qui vous fait ressortir de la salle obscure en ayant la certitude que tout est possible, que le monde est juste et beau, que personne n’est finalement oublié sur le bord du chemin. Un euphorisant aussi puissant que les demoiselles de Rochefort.

Quand on voit Sixto Rodriguez faire son premier concert en Afrique du Sud en 97, devant des milliers de fans, comment empêcher cette putain de larme de couler. Il incarne nos rêves de reconnaissance enfantins. Tout est construit pour que le documentaire nous emporte sur le mode conte de fées, à l’américaine. Mais ce que contient de vrai cette histoire (vraisemblablement très partielle dans le docu) suffit à déclencher notre adhésion aveugle.

 

M’est revenu le souvenir de ce dimanche soir de mai 2006 où je me suis retrouvé sur la scène du palais des festivals, devant un parterre de pingouins honorables. Je n’avais plus peur de rien, ni des falaises, ni de personne. Le ciel pouvait bien tomber, ce soir-là ! Et mon portable qui n’en finissait pas de dingdonguer des textos. Des messages à en saturer la boîte. En un soir, j’avais plus d’amis qu’une douzaine de comptes Facebook. Que dis-je, une douzaine…

Qu’on me pardonne de réveiller ce souvenir.

 

Sixto Rodriguez, il sera le 4 juin au Zénith. Pas impossible que j’y sois, tiens.

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30 commentaires pour Sixto Rodriguez !

  1. Samuel Marès dit :

    il n’y a aucun mal à réveiller les bons souvenirs  

  2. LN dit :

    Wouaww!  Envie de prendre ma guitare, ça pulse bien..Quel son! Il a la pêche Sixto..

  3. Lydie dit :

    J’ai écouté des morceaux de lui lorsqu’il était plus jeune : j’y préfère à la fois sa voix et la musique qui l’accompagnait ! Là…  … ça me plaît bof, j’trouve pas original. Par-contre, son parcours en tant qu’homme est intéressant.

  4. Le Guy dit :

    Mai 2006, j’étais là tiens, mais ai pas envoyé de textos…

  5. Bernard Blancan dit :

    alors…

  6. Bernard Blancan dit :

    J’ai chargé ses albums et j’écoute en boucle, comme un bobo…

  7. J2L dit :

    merci Bernard de partager des « trucs » comme ça !!!

  8. Bernard Blancan dit :

    Ben moi, j’ai téléchargé ses albums (jeune) et j’édore. Mais il faut avoir vu le film pour apprécier mieux. Et puis j’ai choisi de mettre un blues très classique. Il y en a d’autres sur le net.

  9. Bernard Blancan dit :

    Normal, t’avais pas de portable !

  10. Bernard Blancan dit :

    Pardi ! Fouine un peu et tu vas voir qu’il vaut le détour, le père Rodriguez.

  11. LN dit :

    http://www.youtube.com/watch?v=RNTFgcNBwbI   42 ans de moins, c’est sur que la voix est plus puissante….

  12. J2L dit :

    j’ai fouiné, effectivement il vaut le détour ! je fais toujours confiance à un mec qui se réfère aux demoiselles de rochefort … pardi !!!

  13. serge barande dit :

    Ah la vache!!! Du Vrai, du Roots! Il y a des intonnations à la Dylan, du Sang sur les Pistes, qui roulent dans la voix. Ça nous change des pisseurs et pisseuses, qui se revendiquent du R&B, en caguant de la soupe, en veux-tu-en-voilà, du potage musical si piètre qu’on en change de station de radio. Comment ceux-là ne se rendent-ils pas compte qu’ils (trahissent) produisent de la merde!? Là, le Sixto, au-delà de la qualité musicale, y a toute la mise en oeuvre politico-sociétale. Le champs de coton d’avant, l’Appartheid d’avant. Là où tout le sens de la musique prend son importance : « Music is the weapon » clamait Fela Anikulapo Kuti, le Grand. Heureusement qu’il y a eu et qu’il y a encore des types de cette veine pour rendre la musique non seulement poétique et merveilleuse, mais essentielle. Du coup, ce sont nous les veinards. Alors, OUI, comme toi, je me permets, un instant, sans plus d’analyse, d’être « aveugle » et bien ému de cette musique engagée. Mes élans militants d’une jeunesse quelque peu lointaine, se ravivent ainsi, me faisant forcément penser à une époque nostalgique où l’engagement, sinon de mise, était de rigueur. Je ne cesserai de me plaindre d’une société actuelle où je ne trouve que du mou dans la corde à noeuds, où bien des Nôtres courbent l’échine sans relever la tête. Où rien n’est jamais suffisamment effronté pour réveiller de manière notoire la conscience des hommes. Alors, OUI, de fait, j’ai une sensibilité toute particulière envers l’Afrique du Sud et Nelson Mandela, envers l’histoire de l’esclavage et de la ségrégation raciale, envers toute forme d’injustice. Certes quelque peu banal de dire ceci, mais le disons-nous suffisamment, du fait que le bien-pensant le considère ainsi, « banal »? D’où mon affetc personnel pour divers films où tu étais : Louise Michel (qui repasse cette semaine, d’ailleurs) ou les LIP, ou même pour le Retour de la Veuve où bien des choses étaient dites, et ce ne sont que quelques exemples. Et pour en ajouter un autre, Indigènes, où là aussi, tout était dit. Comme chez Sixto, où les valeurs qui sont miennes, sont exprimées avec force. Je te souhaite un bon 4 juin!!! Tu parlais de réveiller ma plume… Forcément – et j’ y faisais imminamment référence – quand tes articles sont de cette teneur, et sur des sujets tels, comment y échapperai-je?… Tout autre domaine. Aujourd’hui, nous avons eu ici la poursuite de la balade des Grandes Dames grises. De beaux points de suspension en le ciel bleu de notre dimanche, plusieurs vols de grues en V ont surligné la victoire du printemps. Et ceux-là, je les ai vus… et comptés. Un beau dimanche en soi, pour moi!

  14. serge barande dit :

    « Comme une Image », ce soir, à la téloche, où tu interviens…. Bonne toile à voir.

  15. Bernard Blancan dit :

    Bon, c’est pas très clair, mais, Sixto, il est de Détroit. Son second disque a fait un bide absolu aux USA, en 72. Mais, un amerloque qui est allé vivre en Afrique du Sud a trimballé le disque. Et puis des potes à lui ont adoré, puis d’autres, puis d’autres du coup, il s’en est vendu des tonnes des disques. Sauf que l’éditeur a oublié de le payer et de le prévenir qu’il était une star là-bas. C’est con. Alors lui, il a arrêté et il a bossé dans le bâtiment. Et puis, un jour, il y a un gugusse qui se met à rechercher ce fameux chanteur. Une rumeur raconte qu’il s’est suicidé sur scène. Finalement, on finit par retrouver sa trace à Détroit. Et voilà qu’à 70 balais, sixto retrouve le public qu’il n’aurait jamais dû perdre…

  16. Bernard Blancan dit :

    J’ai téléchargé 12 morceaux sur les 12 albums. Super agréable de voir réssuciter des souvenirs qui n’ont jaùais existé (Je sais… mais je me comprends)

  17. Bernard Blancan dit :

    J’ai vu mais j’avais oublié que j’avais joué dedans…

  18. Bernard Blancan dit :

    C’était son tube en Afrique du Sud et en Australie (sans qu’il le sache)

  19. Lydie dit :

    Entre… et…                                                                                                                                      « Louise Michel est une femme, une révoltée, une communarde. Tout le monde connaît son nom : nul ne sait rien d’elle. Condamnée pour avoir porté les armes contre les troupes de Bismarck puis celles de Versailles, après son incarcération dans la forteresse de Rochefort, Louise est déportée avec des milliers d’autres révolutionnaires sur la lointaine… Nouvelle-Calédonie, alors qu’à Paris, infatigable mais isolé, le jeune parlementaire Georges Clemenceau se bat pour arracher l’amnistie des Communards. Institutrice, proche de Victor Hugo, Louise va se révéler en déportation, une incroyable animatrice, une résistante exemplaire. Tous les hommes l’admirent. Non seulement elle raffermit le courage de ses camarades de détention, mais encore elle se lie aux habitants de l’île, les Kanaks. Elle leur enseigne le Français, découvre leurs coutumes, leur identité et se solidarise activement avec eux lorsqu’ils se révoltent contre l’ordre colonial… » … quel régal !   

  20. Bernard Blancan dit :

    Tu n’évoques pas le Marquis de Rochefort dont j’endossais le costume…

  21. Lydie dit :

    … exact !!! Voici Henri Rochefort ! Mais pourquoi tu danses pas avec un parapluie ??

  22. J2L dit :

    parce que les parapluies c’est à Cherbourg ! pardit !!!  

  23. serge barande dit :

    Purée! avec tous ces pépins, d’ici que nous arrive la flotte… PS: BB, C’est pas le Ray Cooder, au moins, qui a été recherché le Sixto? Sinon, le Compay va râler (quoique le pauvre, il l’a déjà fait)

  24. LN dit :

    ça y est, Serge! la flotte, on l’a!!  

  25. Bernard Blancan dit :

    Tu vois, quand tu veux…

  26. Bernard Blancan dit :

    Cher bourg…

  27. Bernard Blancan dit :

    Parasols ?

  28. Bernard Blancan dit :

    J’ai vu passer un très beau vol de hiboux… 683.

  29. Bernard Blancan dit :

    Quand je dis qu’il y a plusieurs suds…

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