Paris gris, nation

Il suffit que je rentre à Paris pour que le ciel vire au gris, l’air au froid et qu’on annonce même la neige. Parfois, je me demande s’ils ne font pas exprès.

Pour rester sur les oiseaux des jours passés, pigeons et corbeaux, parfois mouettes, passent en frôlant le balcon. Tiens, un vol d’autruches !

C’est bien beau de faire l’andouille (je ne sais pas si vous connaissez l’andouille de chez Loge), mais il va falloir que je songe sérieusement à me remettre au travail. J’ai un roman à terminer, mais je le trouve très moyen pour l’instant. Je bute sur une scène sentimentale clé, craignant de faire du Musso de mes deux ou du Levy. En terme de vente, ça serait bien, mais pour ce qui est de la littérature… Quand on porte sur soi un regard trop critique, on en perd la plume. Peut-être vaut-il mieux ça que de répendre des pages de vulgarité.

Le projet Patates est au point mort.

Et puis il y a un projet d’écriture avec un copain bordelais. Un film de science-fiction bricolé. Je suis descendu à Blaye pour qu’on remette la machine en route. Ça peut déboucher sur quelque-chose. Qui sait. Peut-être bien la fameuse fiction en long-métrage.

Moins drôle, je dois enfin faire les démarches nécessaires à mon inscription à la SACEM. J’ai fait la musique de 6 films mais ne me suis jamais inscrit. C’est assez idiot.

Je me sens un peu albatros au décollage, aujourd’hui. Je vole en V.

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10 commentaires pour Paris gris, nation

  1. serge barande dit :

    Ben tu vois, j’étais persuadé que t’avais déposé tes ziques. Le grand dilemne… Ecrire sans perdre la plume. Jolie formule, ma fois. Mais sur le fond, être critique (parfois trop) ne nuit pas, je pense. Il s’agit juste de « dosage ». L’être sans trop l’être. Exiger sans trop s’exiger. Et s’il y a encore « débat interne », soumettre à des gens de confiance, mais des sans-pitié, qui n’adouberont pas sans y mettre du leur. Mais ce chemin-là ne doit pas t’être étranger… Sinon, je loge des andouilles (mon chien et moi) mais ne connais pas « l’andouille de Loge ». Hum… Encore un coup des Francs-Maçons! (PS: ce sont des corneilles qui rasent ton blacon, bec noir… Bon présage…)

  2. Sarro Philippe dit :

    Un film de science fiction ?  Tu risque d’être concurrencé par Stephen Spielberg qui prépare Robocalypse sur la Singularité technologique.

  3. Le Guy dit :

    suis à la SACEM depuis 1976, moi  ! mais ça veut pas dire du talent depuis 37 ans !

  4. Bernard Blancan dit :

    Mais bien sûr… les corneilles ! Je suis nul en animaux volants.

  5. Bernard Blancan dit :

    heu, j’ai dit, bricolé, le film…

  6. Bernard Blancan dit :

    N’empêche que tu fais aussi la zique de tous tes films.

  7. LN dit :

    Un vol d’autruches, ttttssss………  

  8. Bernard Blancan dit :

    Tu me crois pas ?

  9. LN dit :

    Eh bé non, je te crois pas…..Serge n’a rien dit, chuttt…

  10. Bernard Blancan dit :

    À Paris, il y a une race d’autruches particulières, qui volent en A.

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