Deux jours sous la casquette de sourcier

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Hier, projection de Retour aux sources à Annonay. Petit public, mais super débat. Très centré, finalement sur la question sourcière. Beaucoup de sympathie chez les spectateurs, une envie de dialogue. S’en est suivi un dîner avec Gaël, l’organisateur. On a davantage parlé cinéma.

Ce matin, lever six heures, sauté dans la petite voiture de loc, direction Valence TGV. À 10:30, j’étais à l’Institut Métapsychique pour y animer un atelier « perception sensible, le signal sourcier ». Dans un autre atelier, les gens mimaient des postures de combat, un des deux combattants avait les yeux bandés et devait parer les coups de l’adversaire. Bizarrement, ça fonctionnait. Comme si, sans les yeux, le corps percevait les mouvements. Les néophytes qui se prêtaient au jeu réussissaient. Étonnant. Un autre atelier abordait le reiki. Pour ma part, j’ai eu le plaisir de faire découvrir à chacun (presque) le mouvement du pendule de la baguette ou du tenseur. La plupart de ces débutants volontaires ont trouvé la profondeur de la veine d’eau qui était au fond de la cour à 5,50 mètres. J’étais assez bluffé parce que, c’était la première fois qu’ils se livraient à l’exercice et aucun ne savait à l’avance ce qu’avaient trouvé les autres. Et pour finir le jeu, j’avais proposé le plan d’un étang avec la consigne de trouver deux points d’entrée d’eau et deux points de sortie. Ils n’avaient jamais touché un pendule et tous ont trouvé au moins un point, et plusieurs en ont trouvé trois. Le même exercice avait été proposé sur le forum des sourciers avec des résultats bien moins significatifs. Et puis, rechercher de l’eau sur un plan, c’est quand même une chose qui fait généralement tomber les bras de ceux à qui je raconte que ça se fait.

La leçon que je retire de cette journée est que quand on conditionne un groupe à l’ouverture sur des possibles, ça devient réalité. Pour les prochaines élections, plutôt que le changement c’est maintenant (on voit bien que c’est pas maintenant), ils devraient choisir, le changement, c’est possible. C’est finalement beaucoup plus ambitieux que la simple affirmation d’un état faux.

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10 commentaires pour Deux jours sous la casquette de sourcier

  1. serge barande dit :

    En écologie (la science, pas les nouilles eh…), l’effet de groupe est un concept qui apporte des bénéfices aux populations animales qui s’y adonnent, alors que l’effet de masse a des rendements contraires aux buts recherchés. Là, tu t’es adonné à la culture de l’effet de groupe sur une population humaine, alors qu’ailleurs, en la société où l’on évolue habituellement, c’est davantage l’effet de masse qui reigne. « Votez massivement ». Les « masses populaires ». Et, par opposition, ‘un groupe de réflexion’ et (populaire) ‘restons groupés’. Tout ceci peut paraître très con, mais si l’on y réfléchit un tantinet, on voit bien vers quelles positivités on tend, ou pas. Et si peu que les personnes à qui tu t’adresses soient d’un fond bienveillant, c’est encore mieux. Un esprit de confiance s’établit et tout devient plus saint et simple. Y a des jours comme ça, où même enrhumé, on respire pas si mal que ça finalement. La Drome, Terre de Respiration!

  2. Joël dit :

    Punaise , il va bien falloir que j’essaye la baguette un jour !

  3. Joël dit :

    Oui, Serge à raison, restons groupés, on a moins froid !

  4. LN dit :

    Un jour, j’ai prêté les baguettes de sourcier à quelqu’un qui était très cartesien, sceptique, etc…et je lui ai dit  » vas y, trouve l’eau »..Et quand il a vu les baguettes se croiser, tu aurais vu ses yeux, son expression…Il était redevenu un enfant émerveillé..  

  5. Bernard Blancan dit :

    C’est bien ce que je disais, mystique, le Serge (« tout devient plus saint »)…

  6. Bernard Blancan dit :

    Quand tu veux !

  7. Bernard Blancan dit :

    En cas de canicule, je pourrai retourner dans ma grotte ?

  8. Bernard Blancan dit :

    C’est un peu magique, oui. Je pense à cette dame qui ne pouvait s’arrêter de rire en constatant que le tenseur tournait comme un malade dès qu’elle était sur une veine d’eau. Imaginaire, enfance, tous ces ingrédients sont des facilitants de magie et de bonheur.

  9. serge barande dit :

    L’abus de « T » nuit à la sans « T »…

  10. Bernard Blancan dit :

    Encore une pirouette…

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