Tous à Contis !

landes-_affiche.jpg

Vous connaissez le festival de Contis ? Évidemment. Festival international de courts dans un petit village très Far West en bord d’Océan. Dans les Landes ! J’y serai à l’ouverture, le 20 juin car François-Xavier Vives y voit projeté, en avant-première mondiale, à 21:00, son premier long-métrage : Landes, avec Marie Gillain, Jalil Lespert et Miou Miou. Très surprenant, j’y joue un syndicaliste. Vrai rôle de composition…

François, Contis, c’est une très vieille histoire. J’avais été du premier festival, accueilli d’emblée avec une amitié chaleureuse par Betty et Rainer, les inventeurs du festival. C’était… il y a très longtemps. Et figurez-vous que j’avais gagné le prix avec mon premier court de la vie, Lartigue expose, un petit burlesque tatiesque, keatonien et etaixien. Depuis, j’en ai raté peu, des Contis ! L’année suivante, j’y réalisais Chiche !, une autre années je venais jouer un spectacle, une autre j’étais au jury, une autre je poussais la chansonnette… bref, tout est bon pour entretenir l’amitié, en voir naître de nouvelles, au fil des ans. Seuls Betty, Rainer et l’océan ne bougent pas. Et une de ces années, j’ai rencontré François-Xavier qui avait été primé avec Noli Me Tangere. Une amitié naissait qui n’était pas liée au fait que nous eussions été primés chacun. Des gars du sud-ouest, quoi, qui aiment bien parler du pays, du ciné, de l’océan. C’est là que Betty et Rainer nous embarquent avec eux au Brésil pour un festival jumelé à celui de Contis. Nous voilà tous les quatre copains de voyage. Une expérience exceptionnelle et vivifiante, une plongée dans le court-métrage brésilien très libre et inventif. Voilà comment, je me suis retrouvé à jouer le syndicaliste dans Landes. Le cinéma, c’est aussi souvent des histoires d’amitiés. Le film sortira le 31 juillet sur une centaine de copies.

Mais je serai à Contis pour une autre bonne raison (il n’y a pas que le plaisir des copains, des verres et terrasse et de la plage). Ogres Niais, mon dernier né, petit burlesque tatiesque, keatonien et etaixien, a été sélectionné. Par piston ? Peut-être. Mais Betty et Rainer étaient à l’avant-première, eux.

Contis, le festival, c’est du 20 au 23 juin. Une salle de projection historique, belle image, beau son, public nombreux et mélangé (du bobo ciné parisien au pompier bénévole).

Et voilà, mon pauvre article s’envole dans la toile…

Sans déconner… plus de 2700 visiteurs en 3 jours ! Mon petit blog n’est pas habitué. Voilà même que Première cite mon article ! Mazette.

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/La-polemique-Kechiche-le-prix-a-payer-pour-la-Palme-d-or-3763390

On m’avait dit, méfie-toi, on ne peut pas tout dire dans un blog… Et, en effet, comment le journaliste (Gaël Golhen) utilise mes propos ? Il parle de rancœur à mon encontre. Je sais. C’est toujours le risque quand on dénonce un truc. Pourtant, je pourrais faire la liste des films dans lesquels je n’ai pas été pris. Ça ne me pose aucun problème sinon, il y a longtemps que j’aurais arrêté ce métier. Pour mon article, évoquer mes essais était une façon de me lier à l’histoire pour donner une opinion. Et je l’invite à lire « Journal d’un comédien, du footing aux palmes » qui reprend mon blog de 2004 à 2006. C’est du témoignage, le blog, d’un acteur qui galère par moments, qui fait mille autre choses (réalise entre autre), a des moments de gloire, raconte son boulot dans l’espoir que le lecteur finira bien par se faire une idée un peu plus précise de ce qu’est ce boulot, avec (je l’espère) distance, humour, amour, passion, sans illusion ni amertume.

Il résume ensuite ma carrière par « croisé dans Indigènes ». Alors, je lui rappelle quand même que j’ai reçu avec ce film un prix d’interprétation avec Jamel Debbouze, Sami Boujila, Roschdy Zem et Samy Nacéri. J’ai ma palme planquée à la maison. Et s’il ne fréquente que Cannes, il aurait pu aussi me « croiser » dans Hors la Loi, Résistance aux tremblements de Olivier Hems, pour ce qui est de la compétition officielle. Il y avait eu le remarquable Léger tremblement du paysage de Fernandez dans la sélection de l’ACID, Cache-cache de Caumon à la Quinzaine pour ne parler que des films dans lesquels on peut davantage que me « croiser ».

Allez, tiens, je mets ma bande des mots, comme ça il y aura aussi ma gueule, histoire de rafraichir la mémoire

Bande démo Blancan 2 from BB75 on Vimeo.

Mais bon. J’ai balancé cet article, on en parle, et c’est tant mieux. J’y parle d’ailleurs des possibles conséquences négatives qu’il pourrait avoir. C’est est une. Mais lundi matin, ça m’a plu de l’écrire. Avec ce temps de merde, il faut bien décompresser un peu.

 

Tiens, si un journaliste passait par là, je lui propose de regarder mon dernier court. Ogres Niais. Normalement, je n’ai pas vraiment le droit de le mettre en ligne, car il n’a pas encore été diffusé sur France2… Alors, les autres, ne le regardez pas, compris !

 

J’ai fait une couleur (suite à mon article sur Adèle)

neorural.jpg

On écrit un article pour les 50 lecteurs quotidiens et je vois qu’hier, j’en avais 680. Je m’aperçois qu’il a été relayé dans des forums. Je vais finir par me faire mal voir, moi, à force de dire ce que je pense. D’autant que je parle d’un film que je n’ai même pas vu. Et puis un blog, ça vaut à chaud. Le jour où l’on écrit l’article, il y a une nécessité à l’écrire. Mais le lendemain, déjà, l’humeur est différente, d’autres choses se sont dites ailleurs et on trouve qu’on n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, finalement. Quand il n’y avait que des louanges, il fallait un contrepoids. Maintenant qu’il se dit partout qu’un tournage avec Kéchiche, c’est pas tout rose, je peux bien enlever un peu de lest du panier de la mongolfière…

Village Français, saison 5 bouclée !

wallpaper-escalade-1468.jpg

On y est arrivé ! La saison 5 du Village Français est bouclée et bien bouclée. Le tournage se terminait par une de nos plus importantes scènes de jeu avec Antoine, le jeune chef du maquis. Des auteurs avaient fait le voyage. À en croire les réactions du réalisateur et du staff script, on a assuré. Mon avis n’a aucun intérêt. Et comme il se trouve que c’était notre dernière scène en fin de dernier épisode, il s’agissait d’être à la hauteur du désir qu’il convient de générer pour la saison suivante. Si le spectateur a envie de connaître la suite, c’est mieux que s’il pousse un long soupir.

 

Les fêtes de fin de tournage à l’issue d’une dernière longue journée ont toujours quelque chose de fatigué. Chacun a fait son boulot et aspire profondément à, tout simplement, se reposer, se retrouver. Les retrouvailles de projection seront plus chaleureuses. Je me suis éclipsé à l’anglaise, épuisé. Ce matin, je reprenais la voiture pour rentrer à la maison.

 

J’avais dans les mains les ingrédients d’un beau « second rôle ». Symboliquement, la scène d’escalade résumait bien les enjeux d’une telle incarnation. Grimper à sa façon, dépasser ses peurs, en donnant l’impression que c’est facile.

Boite J-2

tournage.JPG

Bien longue et éprouvante journée. Quatre séquences ! Le tournage est, selon la conjoncture météorologique, un tournage largement mouillé. Jusqu’à aujourd’hui, je me vantais d’être passé entre les gouttes. Aux plus crédules, je pouvais me prévaloir, en toute immodestie et témoignant de ma légendaire mégalomanie spiritualiste, d’avoir une action sur le temps qu’il fait. Ce matin, ça passait encore, mais cet après-midi on n’a pas coupé au sort commun des escargots et autres grenouilles. Fatigue, boue, pluie, rien n’est fait pour faciliter la tache. Mais on s’en est sortis (moi, un peu à la rame, quand même).

Encore deux jours avec épreuve d’escalade, cette fois. Et c’en sera terminé de la saison 5 du Village Français. Vous pourrez juger à loisir dès le mois d’octobre.

J’allais oublier. En rentrant à l’hôtel, sur le long chemin qui nous éloigne du décor, j’ai écouté un À voix nue dont André Wims était l’invité. Si un jour je fais mon film, je veux qu’il soit dedans !

Seul, un samedi à Limoges

Olympe.jpg

Chez moi, je ne regarde pas la télé. Pas en direct, en tout cas. Ou si peu. Ce soir, esseulé dans mon hôtel limougeaud, quand j’ai allumé la télé, fatigué de ma séance d’escalade qui, finalement, s’est effectuée en intérieur, sur un mur (et bien passée), elle s’est allumée, la télé, comme dans tous les hôtels, sur TF1. Sur The Voice pour donner un indice de l’heure à laquelle je l’ai allumée. Je n’avais jamais vu The Voice, d’ailleurs. Tout le monde en parle, pourtant.

Comme c’était la finale et que l’émission était commencée depuis un bon moment, j’ai choisi de regarder qui serait le gagnant parmi ces jeunes chanteurs « à voix » que je découvrais pour l’occasion. Un bon moyen pour vérifier si mon goût est en adéquation avec celui du public. Pour juger, j’ai vu les seconds solos et les duos. Eh ben, mon goût, visiblement, n’est pas celui du public. Il était tellement évident pour moi que c’était ce jeune Olympe qui allait gagner, avec ses lunettes, que j’ai regardé la fin de très loin, m’occupant sur Internet à voir si ma commande de top-case pour ma moto avait été expédiée, ne jetant que quelques coups d’œil distraits jusqu’à l’annonce du résultat. En même temps, mon choix n’était pas immense puisqu’il portait sur seulement 4 finalistes dont tout de la sélection m’a échappé.

Ben, c’est pas Olympe qui a gagné, mais un mec que je trouvais frimeur, froid, technique, sans grand talent. J’en ai pour quelques mois avant d’allumer mon poste. Je vais retourner à mon polar suédois, tiens.

Au moins, ce soir, j’aurai parlé d’un sujet populaire.

Dans trois jours, c’est dans la boîte !

Un-village-francais.png

Hier soir, au Village Français, c’était le pot des garçons (les mecs qui organisent le pot). Ça a été l’occasion de projeter une grosse séquence qu’on a tournée (les jours de l’arrivée des martinets). Un premier montage qui nous a déjà procuré frissons, rires et larmes. Mes collègues sont supers et mon Anselme n’est pas en reste. On nous annonce une cuvée grand cru de cette saison du Village. On en a eu de lourds indices hier soir. La petite histoire et ses personnages fonctionne à merveille et vient réveiller notre regard sur la grande, celle avec un H. Ma foi, quand c’est comme ça, je suis content et assez fier de faire ce boulot.

 

Plus que trois jours et c’est dans la boîte. Cet après-midi, on a un entraînement à l’escalade. Mais vu le temps pourri, je ne sais pas trop ce qui va en rester.

L’écume des soirs

vague.jpg

Comment tuer une soirée à Limoges quand certains collègues sont repartis chez eux et que d’autres sont encore en train de tourner ? Un petit cinéma, tiens ! Sur Facebook, la semaine dernière, un copain a publié sur son mur que l’écume des jours était un putain de bon film, qu’il faudrait que le cinéma français ait plus souvent le courage de tels chef-d’œuvres, et patati et patata. Donc, seul, je vais profiter de mon exil pour me faire cette toile (que j’avais délaissée par je ne sais quel snobisme intello à deux balles).

Je prends une place et la caissière me dit : « cinq euros ». J’ai bien vu que le tarif normal est quasiment le double et, craignant d’avoir mal compris ou bien que son cinq euros s’adressait peut-être à un moins de 26 ans au chômage qui prenait son ticket en même temps, je planque mon billet de cinq et je tends 10 euros. Et la caissière m’en rend cinq. C’est donc bien cinq euros. Mais pourquoi ? Il y a bien des affichettes qui signalent un tarif réduit aux séances de 10 heures 30 le mardi, mais rien ne vient justifier que ce film soit à un prix aussi bas. Bref, je ne me pose plus la question et vais prendre place en salle 9, parmi la petite dizaine de spectateurs. Et là, s’enchaîne une longue série de pubs limougeaudes avec toujours la même voix. J’ai une pensée pour un copain bordelais qui faisait toutes les pubs radio de la Gironde. Enfin, le film commence. Non content de commencer, il continue. Et non content de continuer, il m’ennuie au plus haut point. Une série d’images se voulant poétiques, de stars se voulant belles et gentilles, un bougliboulga se voulant surréaliste d’un tel ennui que j’ai quitté la salle au bout d’une heure d’un film qui en faisait deux. J’ai enfin compris pourquoi j’ai payé moitié prix !

En y repensant, la profession du copain qui a adoré n’est sans doute pas étrangère à son goût circonstancié. Il est accessoiriste. Le film, lui, est une sorte d’accessoire catalogue d’accessoires.

Il va falloir grimper !

Sticker-escalade_FICHE14664_reduit326px.jpg 

Aujourd’hui, petite séquence de jeu et d’enjeux. Mon Anselme fumait la pipe. Pendant ce temps, le Président tenait sa conférence de presse.

Bien que ne tournant pas demain, je reste sur place car samedi, j’ai un entraînement à l’escalade. Ben oui, la fameuse séquence qui donne le vertige, c’est pour mardi et mercredi. Ce sera aussi le dernier jour d’une belle saison du Village Français.