lente reprise

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Ça y est, je suis en France. J’ai mis un certain temps avant de me reconnecter à la vie domestique. Comme à chaque fois que je m’absente, je me retrouve assailli par tous ces papiers chiants à faire, ces chèques, ces mails auxquels il faut répondre avec pièce jointe à scanner… La priorité est donnée aux demandes faites à ma casquette de magnétiseur. Il me faut bien deux jours avant de trouver le moment propice d’un travail concentré. Quand j’ai enfin trouvé ce temps, c’est au tour de l’administratif de rester un peu en souffrance. Et puis un jour, il faut bien se lancer et raboter la montagne. Voilà qui est fait. Je vais pouvoir commencer à bosser.

J’ai entamé un travail de conseil en écriture sur un scénario pyrénéen écrit par quelqu’un que j’ai rencontré il y a peu. Un film fantastique. Je comptais sur l’Irlande pour me mettre à l’ouvrage les jours de pluie mais, comme je l’ai dit, le soleil m’a imposé de vraies vacances. Il y a aussi cet autre scénario qu’on écrit à quatre mains avec un copain bordelais. Il a fourni son épreuve et je dois me mettre à mon tour au boulot. Et puis je continue mes expériences farfelues pour mon documentaire. J’ai saisi d’autres personnages à filmer. Mes salades, pour l’instant, poussent mieux que les salades témoins, là-bas, dans les champs béarnais. Dès qu’elles auront atteint leur maturité commerciale, je retournerai les filmer.

Terminées les vacances, mais le travail est trop agréable pour singer une quelconque bouderie.

Landes

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Après l’Irlande, Landes de François-Xavier Vives. Sortie en salle le 31 juillet. Il y avait une avant-première hier soir à l’Arlequin. Philippe Sarro l’avait signalé. Moi, je n’en avais pas parlé par ce que sais que ces avant-premières sont très courues. Et de fait, la salle était comble. Tellement comble, qu’une partie de l’équipe a dû laisser sa place car, au-delà des invités, pas mal de spectateurs avaient préacheté leurs places sur Allociné. Du coup, le Philippe, tout comme pas mal de personnes, il a pas pu rentrer. Dommage car j’aurais finalement pu intercéder, même si je répugne aux privilèges.

En tout cas, cette sortie s’annonce assez prometteuse. À chaque avant-première on refuse du monde et l’indice de satisfaction des spectateurs est élevé pour cette fresque historique qui nous plonge dans les Landes au tout début de l’industrialisation et de l’électricité domestique. Un destin de femme (Marie Gillain) à la tête d’une exploitation forestière. Très belle image et forte direction d’acteur. Un scénario tout en finesse qui évite toujours le manichéisme.

J’y joue un syndicaliste dans une posture qui n’est pas très éloignée de celle que j’ai tenue autour de la convention collective (rôle de composition ?). Je venais d’ailleurs d’interpréter Piaget, le leader dans le conflit social de LIP. On n’est pas choisi par hasard pour un rôle.

Merci François et bravo !

Allez, je raconte un peu…

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Alors, ben, c’était super l’Irlande. Il a fait tellement beau, que c’en était presque dommage par rapport à l’image d’Épinal. Mais je ne me plains surtout pas. Si je me fie à ma propre expérience, la Suède, la Normandie, la Bretagne, l’Irlande sont des destinations ensoleillées, de toute façon. Jusqu’à 33° à Galway, aux portes du Connemara ! En revanche, à peine le bateau larguait-il les amarres qu’un grain s’abattait sur le port de Rosslare. Les touristes suivants connaîtront une Irlande plus fidèle à ce que l’on sait.

Le top du top aura été une semaine à Cahersiveen (photo depuis le gîte), dans le Kerry. Ville de bord de mer peu fréquentée par les touristes qui leur préfèrent Dingle. Population hyper accueillante. Vous croisez quelqu’un, il vous dit bonjour et vous demande comment vous allez, comme si vous faisiez partie des meubles depuis toujours. En voiture, les gens se font des petits signes de remerciement et de salut à la moindre occasion. Comme si tout le monde s’appliquait à être le plus gentil possible. Tant de politesse peut paraître suspect au regard moins naïf. Ça cache forcément quelque-chose. Je ne suis pas certain que les chieurs inciviques soient traités avec beaucoup de tolérance. Il y a du catho hyper démonstratif qui cache vraisemblablement une violence plus sourde.

Au pub, le vendredi soir, c’est musique traditionnelle. Tout le village est là. Le voisin éleveur, le marin-pêcheur qui semble avoir croisé Moby Dick, des jeunes, des vieux, des riches, des pauvres et beaucoup de bière. Ceux qui jouent sont souvent très jeunes. Mais dans la clientèle, un vieux joue de son tambour, l’autre de son fifre ou de son violon et le concert déborde de la scène, se propage. Dès lors que quelqu’un entame un chant, un silence religieux fait taire le brouhaha alcoolisé. Un immense respect pour ceux qui jouent et chantent, qu’ils soient sous les lumières ou dans un coin sombre. Bien dépaysant tout ça, tient.

Mais bon, je ne vais pas faire ici un carnet de voyage. Il y a tant et tant de belles choses, en Irlande.

À peine rentré donc, ce matin j’ai post-synchronisé avec plaisir quelques bouts de séquences du Village Français et un morceau de la bande annonce. Une monteuse son me racontait qu’elle adorait écouter les micros HF des acteurs hors champ, histoire de se fendre la poire. À part ça, elle est « super fan » de cette saison que vous découvrirez en septembre.

Cet après-midi, je faisais dans le médecin des assurances pour La French.

De retour…

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Croisé un goupil dans le parc de l’université de Dublin. Je ferai un petit compte-rendu de vacances irlandaises dès que j’en aurai davantage le temps. Demain, pour commencer, j’ai une post-synchro pour le Village Français.

Le film dans lequel je vais tourner, c’est la French…

Cow-boy médusé…

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Le cow-boy est médusé par l’Irlande. Temps idéal. Un été de bord de mer, ni trop chaud, ni trop chaud, juste comme il faut. Des paysages grandioses, de mer et de terre verte et rocheuse. Prairies à moutons et à vaches. Ici et là, les pierres levées témoignent des vieilles cultures celtiques.

Pour un intolérant au gluten, bière interdite. Heureusement, les pubs servent le meilleur cidre irlandais.

On a beau être dépaysé, on n’en reste pas moins connecté à nos téléphones (pour Internet, c’est beaucoup plus compliqué). C’est ainsi que j’ai appris une rediff du sujet sourcier pour Télématin le 19 juillet à 06:25, je crois. J’ai aussi appris que j’étais retenu pour le beau rôle dans un gros film. Je dirai tout quand tout sera signé. Ça va se tourner en même temps que Cosmodrama mais vu que les deux tournages s’étalent d’août à décembre, on pourra facilement jongler.

On aura compris que je resterai discret et peu présent jusqu’à mon retour le 24.

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Chien noir by chien blanc (blancan)

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Y a pas à dire. L’Irlande, c’est beau. Les gens sont sympas. Tout le monde parle à tout le monde, rend service. À peine arrivé, déjà sous le charme.

Un hic toutefois. Quand on va en Irlande, c’est qu’on espère un peu de douceur, parfois une petite bruine. Pour l’instant, ça serait plutôt l’Espagne avec 28°.

V’la les valises !

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Hier matin, casquette réalisateur : visionnage des rushes au bureau de ma productrice. Casquette acteur ensuite pour une troisième série d’essais pour gros film. Je dirais que ça sent bon…

Ce jour, préparatifs pour le départ de demain.

Signatures à Orléans

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On ne peut pas dire que j’ai beaucoup vendu, ce samedi, à Orléans. Mais j’y ai croisé Alain Pavard (photographe) avec qui nous avions tourné à Orléans, justement, dans Suerte. Et une copine de J2L. Ce fût aussi l’occasion de sympathiser avec un auteur paysagiste.

Confirmation que le prochain bouquin sur la pensée guérisseuse sortira au printemps prochain.

Pour l’heure, l’urgence est aux urgences avant départ pour l’Irlande.

Castings

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Ce matin, j’ai tourné l’interview d’un monsieur de l’INRA très très sympathique. Il m’a même permis de filmer un ancêtre de la laitue qui pousse à l’état sauvage sur les quais de la scène. Dommage que nous n’ayons eu qu’à parler de salade car les chercheurs vous embarquent dans des histoires de plantes et d’hommes à vous scotcher des journées entières. Encore merci à Serge qui m’a aiguillé vers ce sacré personnage. Bon casting !

Hier, j’ai passé le casting pour le film qui se passe dans un bar. Je n’en connais pas l’issue, évidemment, mais je le classerais très haut dans le top ten des meilleurs castings que j’ai passé. Je ne parle pas spécialement de ma performance mais de la façon dont il était organisé.

1 – un plan sans rien faire, sans rien dire.

2 – un plan dans lequel je raconte un souvenir à partir d’un thème imposé

3 – un plan dans lequel je joue un texte avec le casting qui donne la réplique. Je découvre le texte.

Sans doute une excellente façon de faire connaissance avec l’acteur et de composer une « famille ».

 

Pour rester dans le casting, je passe un troisième essai pour le gros bio-pic lundi. Intérêt d’assurer…

Le film dans lequel je devais jouer un gendarme cet été est repoussé. Qui a dit que c’était à cause de la convention collective ? Non, non. C’est juste le CNC qui oblige à repasser.

La mauvaise nouvelle, c’est que Sarkozy a démissionné du Conseil Constitutionnel et qu’il ne va plus se gêner pour ouvrir sa bouche pleine de fiel. On était bien tranquilles. Maintenant, on va l’entendre aboyer jusqu’en 17. J’espère qu’il ne sera pas pris au grand casting.