1er Juillet !

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Demain, direction Bagnères de Bigorre pour aller présenter Retour aux sources et Ogres niais. Invité par Rémy Riflade qui jouait l’espèce de garde du corps de madame le maire dans les ogres.

Aujourd’hui, 1er Juillet, rien d’officiel concernant la convention collective. Sapin était à Marmande. Néanmoins elle « aurait » été étendue en ce jour, avec entrée en vigueur au 1eroctobre. Le temps pour les partenaires sociaux de se mettre autour de la table et de négocier la clause dérogatoire (films à petit budget). Ils vont décider du niveau de départ de cette clause, mais aussi les règles applicables dans ce cas. Cette partie n’était pas totalement bouclée, contenait des zones de flou, notamment sur la composition de la commission qui attribuera ces dérogations. Mais l’essentiel est là. Il existe désormais une convention collective applicable. La variable ne sera plus la rémunération des équipes.

Petit rappel. Aucune équipe minimum n’est définie par la convention. Si quelqu’un veut faire un film en équipe réduite, il pourra le faire. Les salaires définis représentent un salaire minimum. Ce qui veut dire que l’on peut payer au-dessus de ce minimum, évidemment, comme avec n’importe quelle convention collective. Un débutant ne pourra prétendre à être payé davantage, contrairement à une personne expérimentée. Comme ailleurs, quoi.

Cette prise de position par rapport à la convention collective aura été révélatrice de deux visions opposées. L’une met l’humain en avant, au-dessus de l’art, son droit à être rémunéré en rapport avec son travail réel. L’autre suppose que tout technicien peut comprendre qu’il peut être moins payé parce que l’ambition du film n’a pas obtenu le budget nécessaire à sa réalisation. Les uns et les autres ne placent pas les priorités au même endroit. Si un technicien accepte de mettre une partie de son salaire en participation (ce qui se passera), il existera une référence pour le retour de participation.

Il me semble qu’il y a plein d’autres moyens pour faire entrer un film dans des cases budgétaires. Des moyens matériels, d’une part. On peut faire de la belle lumière sans nécessairement remplir le camion. Des façons d’écrire et d’imaginer des histoires et la façon de les mettre en scène. Des tas de variables peuvent être prises en compte sans sacrifier à l’œuvre de création ni au salaire de ceux qui travaillent. Un tel casse-tête, au lieu d’inhiber peut au contraire obliger à des solutions inventives finalement enrichissantes. Heureusement que pour Ogres Niais nous ne parvenions pas à trouver un bus tel que je l’imaginais. Ça m’a permis de demander au personnage du chauffeur de se contenter de tenir un volant. C’est une des scènes du film qui marque le plus et qui vient affirmer le parti pris burlesque. Bref, jeune, tu veux faire un film ? Tu y arriveras ! Même avec la convention collective. Si tu veux faire du cinéma à papa, là, il faudra attendre d’avoir le budget. Comme aujourd’hui.

Maintenant, un vrai travail va pouvoir commencer autour du financement, de la distribution des films, du régime des intermittents, du système de participation…

Tiens, je viens d’avoir une bonne nouvelle pour Ogres Niais. Un festival. Mais j’attends que ce soit officiel pour dire duquel il s’agit.

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14 commentaires pour 1er Juillet !

  1. serge barande dit :

    Mettre en Conte la Belle Histoire… Je vais y réfléchir nocturnément, afin de réaliser ce dont il s’agit. Avec, bien sûr, un tout petit budget sommeil. Mais on peut rêver…

  2. Lydie dit :

    …heureusement qu’il sera possible de faire un film avec une équipe réduite ! … mais… ce n’était pas possible avant ??

  3. Lydie dit :

    Tiens, puisque tu nous rappelles qu’on est en juillet : Est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi j’ai reçu un papier « congés spectacles – demande de congé 2013″… alors que je n’en ai jamais reçu depuis que je fais de la figuration (de manière très ponctuelle) ??? …faut faire quoi ??   

  4. Sarro Philippe dit :

    Connais tu le crowdfunding  pour participer au financement de projets ? C’est de la finance participative (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_participative) ou co-working , ce que l’on appelle la société du « CO »  ou bien l’économie de la contribution. Par exemple il y a la plateforme KissKisBankBank.

  5. Sarro Philippe dit :

    Il y a aussi la communauté collaborative OuiShare qui est un réseau social moins toxique que facebook Tous ça n’est pas sans lien avec les réflexions sur le statut des intermittents d’un Maurizio Lazzarato

  6. Sarro Philippe dit :

    Désolé pour le spam, mais pour compléter on peut écouter (à partir de 1h04) cet interview du philosophe André Gorz à propos du Travail immatériel et du salariat  ci-dessous http://www.youtube.com/watch?v=zKZO-38HQ04

  7. Bernard Blancan dit :

    voilà bien résumée la chose.

  8. Bernard Blancan dit :

    Si, si, mais certains craignaient que ça ne le soit plus.

  9. Bernard Blancan dit :

    Faut remplir avec tes bulletins salaire. Tu as cotisé, tu as droit.

  10. Bernard Blancan dit :

    Bien sûr que je connais.

  11. Bernard Blancan dit :

    Putain, il assure, le secrétaire du parti des sans parti !

  12. Bernard Blancan dit :

    Bon, là, j’ai pas le temps…

  13. Lydie dit :

    … bon, là, il n’a pas le temps voyons !!!

  14. Bernard Blancan dit :

    Pas le temps, pas le temps…

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