Coïncidences ferroviaires

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S’ils ne connaissaient pas Blancan, à Terrasson, je crains l’overdose ! Retour aux sources, Ogres Niais, No Pasaran, Landes… Merci le Ciné Roc !

Ben oui, à peine rentré de Marseille que je repartais pour Terrasson.

Hier, je me la suis joué, « les vacances continuent ». Déposé au gîte, j’ai marché un peu dans les bois environnants, posé un peu dans la chambre tip top, suis descendu à la ville à pied en suivant le chemin de randonnée indiqué par la propriétaire. Arrivé par la ville haute avec pas mal d’avance sur le rendez-vous apéro, j’ai posé mes fesses à la terrasse d’un café en bord de Vézère pour un temps lecture. Et puis, apéro discutaille avec les spectateurs convives du pique-nique cinématographique, présentation des films en quelques mots en salle, direction Les Agapes pour de gentils magrets en compagnie de Marie de l’équipe du Roc. Pas trop le temps de se perdre dans les desserts, l’heure du débat est vite là (je n’ai qu’à faire des long-métrages sir je veux me faire des repas complets !).

Le débat est intéressant et très sympathique, même si l’on aurait aimé davantage de questions. Mais c’est intimidant de prendre la parole dans une salle de cinéma. Dernier petit verre et papoti papota, puis c’est le retour au gîte. Merveille. Un ciel d’été sans lune ni nuage. Je fume ma dernière cigarette plongé dans la Voie Lactée traversée par quelques étoiles filantes. Il suffit de leur donner le temps d’être vues.

En fin de matinée, du micro-tourisme à Saint-Amand-de-Coly et son abbatiale du XII ème, puis direction Brive pour le train retour. Attablé pour un déjeuner rapide avant le 13h14, un petit groupe vient prendre place à la table d’à côté. C’est un copain de Bordeaux qui est fait une courte halte à Brive sur la route qui le ramène chez lui après avoir récupéré sa fille à Bourges. Le hasard.

L’après-midi ferroviaire aura été plus longue qu’annoncée pour cause de débarquement d’une ado rebelle qui fouttait le bordel en première après avoir pris une amende pour défaut de billet. Elle insultait à peu près tout le monde, tenait des propos racistes à l’encontre du contrôleur qui s’appelait David (elle était beurette), menaçant ici, disant qu’elle allait à Paris parce qu’elle avait rendez-vous avec la police des polices. Bref, des passagers en ont eu assez et ce sont deux gendarmes en civil qui ont fini par la débarquer en route. Train bloqué aux Aubrais en attendant que la police vienne la chercher. Paris n’est plus très loin. La campagne, si. Demain, c’est encore du train. Pour Marseille, cette fois.

J’essaie de mettre à profit ce temps de transports pour me remettre à l’écriture du roman que j’avais arrêté il y a six mois. Dans la première scène du roman, il y a un gendarme assis à côté d’un mec qui écrit sur un ordi. Il observe une jeune fille assise à deux rangées en essayant de deviner qui elle est. Mais dans ma fiction, tout est beaucoup plus calme que dans la vraie vie.

N’empêche que, le copain qui vient s’asseoir à côté de moi à Brive, il est comédien de théâtre de rue, comme le personnage de la dernière scène écrite de mon roman. Aujourd’hui, le réel semblait vouloir entrer tout entier dans ma fiction.

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38 commentaires pour Coïncidences ferroviaires

  1. LN dit :

    « Aujourd’hui, le réel semblait vouloir entrer tout entier dans ma fiction.  » Hé, hé….Comme quoi, les » coucous du hasard », parfois…. Tu auras du beau temps pour la French, du moins, pendant quelques jours, et des cigales dans le decor..

  2. mano dit :

    oh! peuchère! j’espère que tu n’écris pas un thriller! et bonjour LN, tu as passé de bonnes vacances ? 🙂

  3. Bernard Blancan dit :

    Il suffit qu’il fasse beau jusqu’à jeudi. Vendredi je tourne pas.

  4. Bernard Blancan dit :

    Si, si, un thriller ésotérique soft.

  5. LN dit :

    Coucou Mano, je suis « toujours  » en vacances puisque j’habite en Provence…Et les cigales chantent toujours..

  6. mano dit :

    Ben pourtant LN tu n’as pas d’accent! Bernard! fais gaffe quand même à ce que tu écris dans ton thriller!!!! dans le doute pas d’action irréversible!!!

  7. LN dit :

    Damned!  Fais gaffe à Mano, Bernard…C’est un(e) voyant(e)….

  8. Bernard Blancan dit :

    feignasse, va ! 

  9. Bernard Blancan dit :

    Tu veux dire, pas de morts ? Merde alors…

  10. Bernard Blancan dit :

    un(e) sorcièr(e), oui(e) !

  11. mano dit :

    Zut! me voilà démasquée! vous êtes trop forts tous les deux!

  12. Samuel Marès dit :

    apparement ton article sur Kechiche était pertinent, au mois de mai dernier, je viens de voir un article où les 2 actrices décrivent les conditions du tournage.

  13. Lydie dit :

    je vois l’affiche sur la photo que tu as mise, alors… BLAM, voilà :  » à noter, séance en présence du réalisateur François-Xavier VIVES pour son film LANDES le DIMANCHE 22 SEPTEMBRE à 18H00.

  14. serge barande dit :

    Je ne sais pas ce qui s’est passé, ce qui s’est dit durant ce mois dernier, ce qui s’est tramé dans la vie de l’Artiste… Je rattraperai le temps qui passe… le temps venu. Les grandes vagues de la vie rattraperont celles de l’âme. Les lunes rousses surviendront, pleines et voilées dans les nuits de fin d’été. No pasaran les Ogres Niais. Léger, Léger tremblement de coeur de bête à l’orée de la forêt, qui font si peur que l’on se cache, se cache au fond des puits, de peur des bêtes, de peur des hommes. D’ici qu’une belle Ambre ait disparu… Oui, j’aime à me souvenir des toiles tendues sous l’oeil du spectateur, mon cinéma paradisio, désuet, jauni et si beau. Un facteur italien, de noir et blanc filmé, pour contrarier les années qui défilent, faire fi des films qui passent. Décalé. Autre temps. Temps d’avant. L’arrêter ce temps qui défile. Quelques vieux cow-boys transpercent ainsi la poussière du désert dans un souffle italien. Sergio passe aux manettes. Ursula pointe… son talent. Et Gary n’est pas bien loin dans cette rue ensoleillée, sans fin, où la misère flirte avec les rêves, l’espoir d’être et de faire. Le grand miracle du cinoche, c’est de foutre en une heure et demie une grande claque dans la gueule du spectateur. Et il existe quelques crapauds de la belle engeance qui en sont capables lors d’un court, en moins de temps qu’il le faut pour le dire. LES SALAUDS !!! Et pour cela, aucunement besoin d’être niais, ogres, exposer, père unijambiste ou je ne sais quoi encore… Non-non. Suffit juste d’être créatif, imaginatif, innovent, malin, un peu diablotin, savoir se ressourcer auprès des siens et d’autrui. Savoir attraper le bon arc, pétri de belles cordes et les user jusqu’à elles-mêmes – tout en en protégeant une partie si l’on veut ensuite encore un peu tirer dessus. Mais notre homme ne fait pas dans l’usure, l’a trop la tête qui fulmine pour ressasser les vieux sujets Je crois qu’apprendre aux autres… permet d’apprendre soi-même, être à l’école est en soi une Ecole. Et quelques-uns y retournent, pour la voie, pour les jeunes voix (ta gueule Maurice !), mais pas si niaisement qu’il apparaît… L’impression d’une renaissance et d’un renouveau sans fin. Serait-il inépuisable et jamais lassé, telle l’absence de chaussure ou la monte à cru qui rend le pied et le corps si légers dans la blonde prairie ? Je n’en crois rien. J’ai lu quelques articles, par inadvertance…, où turpitudes rimaient avec inquiétudes (et tu te fais bien chier avec les rimes en « ude »), où certitudes (et de trois) n’avaient de mise aucunement. Le doute et la peur de réussir sont certainement salvateurs, mais c’est à lui qu’il faut le demander… Perso, j’ai vu le jeune gypaète né mi-juillet, tout noir, fendre l’azur au-dessus de moi. C’est ça aussi mon joli cinéma. Et puis je suis descendu de la montagne, et y a plein de brouhaha ici en bas. Et aucun tapis rouge, du bruit, juste du bruit. Pourquoi ?  On ne sait pas. On vit comme ça. Oui, j’aime à me souvenir des toiles tendues sous l’oeil du spectateur, mon cinéma paradisio, désuet, jauni et si beau. Un facteur italien, de noir et blanc filmé, pour contrarier les années qui défilent, faire fi des films qui passent. Décalé. Autre temps. Temps d’avant. L’arrêter ce temps qui défile. Quelques vieux cow-boys transpercent la poussière du désert dans un souffle italien. Sergio passe aux manettes. Ursula pointe… son talent

  15. serge barande dit :

    Et Gary n’est pas bien loin dans cette rue ensoleillée, sans fin, où la misère flirte avec les rêves, l’espoir d’être et de faire. Le grand miracle du cinoche, c’est de foutre en une heure et demie une grande claque dans la gueule du spectateur. Et il existe quelques crapauds de la belle engeance qui en sont capables lors d’un court, en moins de temps qu’il le faut pour le dire. LES SALAUDS !!! Et pour cela, aucunement besoin d’être niais, ogres, exposer, père unijambiste ou je ne sais quoi encore… Non-non. Suffit juste d’être créatif, imaginatif, innovent, malin, un peu diablotin, savoir se ressourcer auprès des siens et d’autrui. Savoir attraper le bon arc, pétri de belles cordes et les user jusqu’à elles-mêmes – tout en en protégeant une partie si l’on veut ensuite encore un peu tirer dessus. Mais notre homme ne fait pas dans l’usure, l’a trop la tête qui fulmine pour ressasser les vieux sujets Je crois qu’apprendre aux autres… permet d’apprendre soi-même, être à l’école est en soi une Ecole. Et quelques-uns y retournent, pour la voie, pour les jeunes voix (ta gueule Maurice !), mais pas si niaisement qu’il apparaît… L’impression d’une renaissance et d’un renouveau sans fin. Serait-il inépuisable et jamais lassé, telle l’absence de chaussure ou la monte à cru qui rend le pied et le corps si légers dans la blonde prairie ? Je n’en crois rien. J’ai lu quelques articles, par inadvertance…, où turpitudes rimaient avec inquiétudes (et tu te fais bien chier avec les rimes en « ude »), où certitudes (et de trois) n’avaient de mise aucunement. Le doute et la peur de réussir sont certainement salvateurs, mais c’est à lui qu’il faut le demander… Perso, j’ai vu le jeune gypaète né mi-juillet, tout noir, fendre l’azur au-dessus de moi. C’est ça aussi mon joli cinéma. Et puis je suis descendu de la montagne, et y a plein de brouhaha ici en bas. Et aucun tapis rouge, du bruit, juste du bruit. Pourquoi ?  On ne sait pas. On vit comme ça.  

  16. serge barande dit :

    Ben.. désolé, C’est un grand foutoir dans ce texte, bien coordonné au départ, mais après ch’é l’brin! Dieu reconnaîtra les siens, et comme d’hab’, il en chiera sa race!!! C’est sa rentrée à lui! Triez les phrases!

  17. serge barande dit :

    Tè, dernier point: à ce qu’il paraîtrait, y aurait un problème avec la scierie ??? C’est encore le film LANDES qui fout sa merde! Tu refiles un prix à un jeune du coin, et y t’en fait des caisses! Putain de jeune, tu te mines le poignet pour qu’il s’asseoit au premier rang (sucre d’orge et cacolac sous la fesse) et y te bouffe le bras et fout le bouzin à l’Orient pas très loin, Proche qu’il est dit… J’attends le réalisateur couillus sur ce sujet, un gonze qui en ait dans la caméra, un bousculeur des vents mauvais. J’aurais toujours espoir que l’intelligence bouscule l’ignorence, le crasse intégrisme. Permettez-moi de rêver……

  18. LN dit :

    Serge, le retour!  ( Avec le jeune Gypaète en pleine forme, ça, c’est une bonne nouvelle! )

  19. Bernard Blancan dit :

    Gnarf gnarf gnarf….

  20. Bernard Blancan dit :

    Je fais souvent des articles impertinents ?

  21. Bernard Blancan dit :

    Chacun son tour !

  22. Bernard Blancan dit :

    Revla le grand Serge ! C’est la rentrée… 

  23. Bernard Blancan dit :

    Au fait, tu lui a tiré dessus, au gypaète ?  Je déconne…

  24. Bernard Blancan dit :

    Je les ai classées par ordre alphbétique. Ça donne un truc pas très compréhensible mais assez sympa.

  25. Bernard Blancan dit :

    J’étais pas eu courant, pour la scierie. 

  26. Bernard Blancan dit :

    y vont encore nous caguer dessus, ces bigornots !

  27. serge barande dit :

    Tu sais ce qu’ils te disent les bigs groneaux….!!!!! Aaaahhh…………., que des choses douces, t’as du bol va! Je me magne grave la coquillette, suis à la bourre en cuisine. Et c’est pas du tout cuit. Tu connais l’asticot…?! Et au fait… Et là, je déconne pas (heu…), le premier qui vise, ne serait-ce qu’en faisant semblant (saleté de gosses), le cul de mon petit gypa tout négro, y va entendre Pépère ronchonner dans sa cuisine!!! Faites gaffe, je vois tout…………. Bon… des fois, j’exagère, mon côté Gros Gégé. La bise et à plus tard, et l’on s’en fera du cinéma! Si vous saviez tout ce que j’ai vu………………………………………………………….. Le miracle existe, je le sais maintenant…

  28. mano dit :

    Ben dis donc Serge, c’est ton pote gypaète qui t’a donné une si belle plume? Quel régal tes commentaires!

  29. Bernard Blancan dit :

    Ça fait du bien, une bonne rasade de Barande. L’ami Racle.

  30. Bernard Blancan dit :

    Mano découvre Serge… Je rêve.

  31. mano dit :

    non mais reconnais, les vacances ça lui réussit à Serge. Et puis je suis une sorcière pas une lumière  

  32. Bernard Blancan dit :

    Déjà avant les vacances, il était en verve, alors après…

  33. serge barande dit :

    Au-delà du noir, point la lumière. C’est pas sorcier! La preuve… Tant de semaines après, LANDES est encore à l’affiche au cinoche de Mérignac, Saint-Médard-en-Jalles, une salle (ou deux : Utopia ?) sur Bordeaux, passe ce soir à Gujan-Mestras. J’en passe… pas tout vu-tout lu. Partout y a des miracles…

  34. Pascale dit :

    ah ben merdalors, un festival Blancan !!!

  35. serge barande dit :

    Ben ouais, apparemment, le film résiste aux congés payés. Il est vrai que la thématique même de LANDES laisse un peu augurer de cela. On sent le vent venir. En fin d’été, la nonchalance de la programmation permet aux « Petits » de durer un peu, de s’offrir aux vacanciers revenant des plages bondées, histoire qu’enfin, au sortir d’un été vide d’esprit, ils se le remplissent un tantinet. Et ainsi, chacun a sa chance, un soir nouveau de s’endormir moins truffe. Et comme je le suis, truffe, je m’en mets une rasade, bien volontiers ! L’automne vient. La Molinie jaunit. Le sol fleurit de ses cèpes promis. On entre en la saison requise pour voir et revoir ce film, fait de vent, de soleil, d’odeurs, de tempêtes humaines et d’horizons incertains. Bonsoir Mademoiselle, je voudrais deux places pour…

  36. Bernard Blancan dit :

    Qu’est-ce qu’elles viennent faire, les Landes ?

  37. Bernard Blancan dit :

    Ouais… et t’es même pas venue !

  38. Bernard Blancan dit :

    Tu vas voir qu’il va dépasser les 100.000 !

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