Le French Village de Cosmodrama

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Trois premiers jours de Cosmodrama. Notre capsule spatiale s’est posée sur une planète mystérieuse, au large d’une île de rocailles aux formes étranges. Début très prometteur d’une aventure artistique ovniesque et fauchée. Chaque image est fascinante. Le casting de l’équipage de sept personnes et deux animaux crée une alchimie très réussie, chacun apportant sa singularité. Pas de doublon. Comme 7 facettes kaléidoscopiques de l’humanité. Je ne peux pas vous dire que Cosmodrama ressemble à ceci ou cela. On y reconnaîtra sans doute des esthétiques du cinéma de science fiction des années 60/70, mais ça restera une création fernandézienne, baignant dans un univers philosophico burlesque, prolongement de Légers Tremblements du Paysage. Caroline n’a pas fait le voyage car son papa craignait que la température de cette planète soit hostile à sa bonne santé. Qu’à cela ne tienne, le cinéma permet aujourd’hui toutes les téléportations qui la feront figurer parmi nous à l’écran.

Hier, retour sans halte vers Paris dans mon scénic spatial. Je ne voulais pas rater la projection des deux derniers épisodes du Village Français. Le temps d’entrer dans Paris et de trouver une place de stationnement légal à deux stations du cinéma, je n’ai manqué qu’un épisode.

Ce que j’ai vu m’a embarqué. La haute tenue de cette série n’est pas une légende. L’écriture est osée et affirmée, tout comme la réalisation. Les acteurs ont un espace idéal pour qu’émerge leur talent : un scénario, des dialogues intelligents, des situations, un filmage au plus près.

Pour ce qui est de mon Anselme, j’en suis très heureux. Je dois bien avouer que de tels rôles sont rares au cinéma (pour moi, en tout cas). Ça devient un de mes terrains de jeu favoris, un espace privilégié dans lequel j’ai l’impression d’exercer pleinement mon boulot d’acteur. Bref, je ne vais pas faire du cirage de pompes, mais ça ressemble au bonheur.

Me voilà naviguant sans interruption de La French à Cosmodrama, jusqu’au Village. Acteur à plein temps jusqu’au printemps. Mais on ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Lundi, c’est casting.

L’inconvénient, c’est évidemment que mes propres films, mon roman, mes interventions de magnétiseur en pâtissent un peu. Mais je sais bien comment fonctionne ce boulot : pendant six mois, il vous emporte et peut vous laisser sur la grève pendant de longs mois. Donc je ne m’inquiète nullement pour mes projets. Le temps a toujours été très sympa avec moi. Il m’a donné travail et pépètes au moment où j’en avais le plus besoin, quand j’étais prêt à tout lâcher, me permettant de mener de front mes activités de toutes natures, laissant à chacune sa place.

Ce soir, sur la 2, vous me verrez sans doute dans Les Limiers, tiens…

 

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20 commentaires pour Le French Village de Cosmodrama

  1. Pascale dit :

    Il est toujours vivant Fernandel ?

  2. Bernard Blancan dit :

    Comment lui dire… Heu, Pascale… heu… non, rien !

  3. Pascale dit :

    Merci, c’est gentil, je me demandais ! Au fait, t’as eu mon sms vital ?

  4. serge barande dit :

    La 55ème qui s’est achevée s’est finalement bien déroulée. Et la 56ème qui débute ne me paraît pas dégueu non plus. J’attends avec impatience le Village. Tu as rarement dis autant de bien d’un film, mâme pour ceux que tu as réalisés, c’est tout dire. Et Cosmodrama s’annonce aussi comme… plaisant, et certainement très surprenant. S’il est dans la lignée de Léger Tremblement, ça promet. Dommage quand même que tu tournes en Bretagne. La Normandie, à l’automne, au moment de l’épandage du lisier dans les prés, c’est quand même autre chose! Mais craché-juré, dès que ça sort, je fais entrer le chien et la mouette dans la salle. Avant, je me serai levé pour payer trois entrées. Verrai peut-être des pubs de merde du coup! Je sens déjà le bonheur m’envahir… Un beso pour Caro, quand tu la croiseras…

  5. serge barande dit :

    Tè! En hommage à la « clavite » pascalienne.   Ce soir, je pense qu’avec « mon air con et ma vue basse », selon l’expression requise, je serai certainement « Limier ». Je vais ainsi relever toutes les empreintes, analyser chaque indice (tous chiens, toutes mouettes suspects et assis n’importe où, surtout en façade de cinoche, le seront donc ainsi, suspectés), et passer au crible et au Carbonne 14 « Le Blancan », pour qu’enfin l’on sache… Car jusqu’alors, le mystère demeure quand même (fais pas gaffe BB, je joue…). Finalement, d’où vient cet homme ? D’une Galaxie militante ou de la Gauche institutrice ? [Pourquoi, tu dis « ou » ? C’est pas pareil ?… Ah Bon…!]   L’on serait amenés à le penser. Mais méfions-nous de nos certitudes. Ne serait-il pas agent du Court, face au Long ? L’on sait ses engagements passés. Alors qu’au fond de lui-même il ose penser à y accéder – au Long. Et pour ce faire, il documente en moyen mêtrage…Perso, suis pour! Pas sur le Court ou le Moyen,… mais le Long! Mais comme disait Confucius (enfin, je me démerde avec lui) : « Prends du 35mm, fiscelle-le sur ton mobile perfectionné, et tu les niques ». Pas bien sûr de la traduction. J’ai le Mandarin un poil en cage, mais tout reste donc versé dans le pur domaine de l’interrogation. Mais s’apercevoir si d’un Léger Tremblement d’Acteurs, cela peut devenir de manière efficiente, un Cosmodrame. That is the question! A étudier.   « Thézardes, thézards, sortez vos stylo-plumes, je confisque les I-Phones (et les revends = couilles en or), vous avez trois heures ! » Ça, c’est réglé! Ben oui, faut poser des bases, autrement on s’en sort plus!   Hé… quand je te le dis que cette putain de vie n’est pas facile… surtout l’âge venant… (Ça, c’est ta faute !…) Confraternelles couillonnades!  

  6. Bernard Blancan dit :

    Le sms, oui ! La pub, pas encore…

  7. Bernard Blancan dit :

    Caro tu fait dire qu’elle veut ta mouette !

  8. Bernard Blancan dit :

    Dis, je peux garder mon I Phone ?

  9. Pascale dit :

    euh…. tu comprends tout c’qu’il dit le Baba ???

  10. serge barande dit :

    Une mouette, c’est perso, non mais! Comme un tracteur ou une brosse à dents, ça ne se prête pas. Désolé pour Caro. Devra faire dans le moineau. Et y’en a pléthore qui pépient dans Paris, et en campagne. Après réflexion partagée avec le Comité des Sages, pour l’I-phone, c’est ok. Faut bien qu’il y en ait qui trichouille(nt) un poil. On est en France quand même! Et tant que t’y es, filme donc la scène puisque l’on peut le faire avec ce systus. Et j’espère bien que le BB y saisit! C’est de la jocke allusionniste sur « l’histoire d’un mec » [Lui] et d’anciens articles de ce blog (Passé pro, Filmo, interrogations, tendances, doutes mais Actions!). De la magie blanche !

  11. Bernard Blancan dit :

    Pas tout. Mais un peu, quand même.

  12. Bernard Blancan dit :

    La magie blanche, ça, je comprends.

  13. Pascale dit :

    putain, c’est vraiment ésotérique !

  14. Lydie dit :

    mon parrain m’appelait « Pépette » quand j’étais ptite… euh… les sous n’ont pas suivi !

  15. Lydie dit :

    Serge, à part la mouette et le chien, moi je déconnecte un peu dans c’que tu racontes cette fois !

  16. serge barande dit :

    ouais…………………………… Tu dois bien comprendre le reste,, malin comme tu es!

  17. Bernard Blancan dit :

    ça veut dire quoi, ésotérique ?

  18. Bernard Blancan dit :

    Fallait un grand-père qui s’appelle lingot.

  19. Bernard Blancan dit :

    Bon…

  20. Bernard Blancan dit :

    Un vrai renard !

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