écritures

couv sourcier

Réunion au bureau de production à propos des Salades et des promenades de mes ogres. Il est vrai qu’avec mes déplacements récents, ma vie d’acteur, j’ai laissé le dossier de mon docu un peu sous la pile. J’arriverai donc sans avoir vraiment avancé.

Mon temps libre du moment, je le passe à retoucher les quatre-vingt premières pages de mon roman avant de m’atteler à la suite. Je me rends compte que les quelques pages où j’essaie d’écrire un peu, au sens noble, je deviens bavard, verbeux, confus, un peu faux. L’auteur qui se regarde écrire. Je prends donc acte que je ne peux qu’écrire le plus simplement possible et dois oublier toute réelle ambition littéraire. Se contenter de raconter une histoire qui tienne le lecteur en éveil jusqu’au bout. Ce serait déjà pas mal. Pour l’instant, c’est construit un peu comme un roman, un peu comme un polar. Le personnage principal est une nana. Il y a sourcier, magnétiseur, théâtreux de rue, gendarmes, chasseurs, webcams et le fond voudrait explorer la zone confuse qui mêle imaginaire et réalité.

Mon projet initial consistait à compléter Retour aux sources, le docu intimiste et Secrets de sourcier, le bouquin d’initiation pour rendre compte d’éléments psychologiques et humains plus fins, plus fragiles, plus complexes. La fiction permet d’entrer plus librement au cœur de la magie tout en envisageant la question de la croyance comme possible pathologie. Le tout, avec la plus grande légèreté possible. Je ne l’ai pas fini, tè, ce bouquin, c’est moi qui vous le dis !

En attendant, la réédition de secrets de sourcier, c’est demain, chez Eyrolles.

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12 commentaires pour écritures

  1. LN dit :

     Du coup, j’ai « liké », et j’ai même partagé!

  2. Bernard Blancan dit :

     Partager, en revanche, c’était pas forcément utile car c’est pas un article de promo et les gens qui ne me connaissent pas ne comprendront pas forcément. Ils se foutent que j’écrive un truc ou que j’ai rendez-vous avec ma productrice, par exemple… C’est vrai que c’est pas si simple, cette fonction « je partage ». Mais bon. C’est à chacun d’évaluer ce qui vaut la peine d’être partagé et je n’ai qu’à fermer ma…  Bises

  3. LN dit :

    Oui, voilà…;) De cette façon, ceux qui te connaissent déjà liront l’article, et ceux qui ne te connaissent pas liront le livre…

  4. Gauthier dit :

    Eyrolles la vie quoi ! (savais pas quoi dire) sinon que Hollande est chez nous ce jour…

  5. serge barande dit :

    « Oublier toute ambition littéraire »… Merde, déconne pas, et sans ambition « outrancière », mollis pas du plumeau!   La littérature… Y a quand même ‘rature’ dedans. Ça ouvre quelques portes…… Tu ratureras donc ton littré antérieur tant que tu le voudras, et remettras l’ouvrage sous ta plume tant qu’il te paraîtra nécessaire de le faire. Un roman ne se termine jamais vraiment. C’est l’histoire de celui qui l’écrit – biographie ou pas d’ailleurs. La petite expérience que je détiens en cette matière me le fait dire. Jamais satisfait. Deux jours, trois semaines, deux mois après, de ce que l’on a écrit à la base et que l’on pensait ‘à peu près’ nickel lors de la première mouture, s’effondre quelque peu lors d’une ultime relecture (doivent se faire chier l’esprit, les scénaristes…).   On reste insassiablement insatisfait. On revient sur la ponctuation, sur l’ordonnance même des phrases. On bouscule de nouveau les paragraphes, alors qu’on les avait cru bien agencés jusqu’alors. L’humeur aidant, on ne se lit plus pareil qu’avant. Il m’est par exemple arrivé de retravailler durant plusieurs journées la première page, sans au final (s’il en est) d’être satisfait des reprises effectuées. C’est un terrible bordel, un roman. On pourrait en faire X versions, sans pouvoir in fine faire le savant tri de la meilleure option. Courage, tè!!!

  6. serge barande dit :

    Et j’ai beaucoup réfléchi en ce domaine, durant environ trois décennies d’écrits. Et donc encore beaucoup d’éléments à évoquer. Mais vous allez me dire que j’ai encore gaulé une ‘claviérite’ digitale de la tête… Alors je reste dispo pour échanger, un poco mas tarde. No me importe. Tengo mucho tiempo. No hay urgencia. Ikuxi arte. Agur.

  7. Bernard Blancan dit :

    bref, tout le monde va lire, quoi !

  8. Bernard Blancan dit :

    Ben, il fallit que tu le dises…

  9. Bernard Blancan dit :

    Merci pour la leçon d’écriture, camarade. C’est vrai que c’est sans fin. Comme le montage d’un film.

  10. Bernard Blancan dit :

    Tu parles Bosniaque, toi, maintenant ?

  11. serge barande dit :

    Tu lis le Bosniaque, toi maintenant!!!?

  12. Bernard Blancan dit :

    Depuis quelques mois.

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