On inaugure !

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Ça y est ! Ils ont enfin pris mon dossier à la SACEM ! Je comprends pourquoi certains cherchaient immédiatement la petite bête : une fois le dossier complet, il faut bosser un petit moment avant que le candidat reparte. Quand on le renvoie, on peut passer pépère au suivant. Mais bon, tout ça reste humain…

Bien. Changeons de sujet. Vous n’avez pas été sans remarquer que je prends souvent la défense des causes perdues, des mal-aimés, prenant souvent le contre-pied de l’opinion dominante, venant la titiller ici ou là. Je me prends souvent d’affection pour ceux qui sont montrés du doigt, offerts à la vindicte du grand nombre. C’est dans cet état d’esprit que j’ai décidé de consacrer le plus souvent possible un paragraphe de coaching présidentiel. En effet, sa côte de popularité n’est pas loin d’avoisiner celle de la LCR ou encore celle des roms. Ne t’inquiète pas, Président, je vais te donner un coup de main par des remarques, analyses et conseils qui devraient t’aider à retrouver les sommets de la popularité. J’inaugure donc aujourd’hui, sans ruban tricolore, ni première pierre ni ciseau la rubrique :

 

Président coaching

Bon, on va commencer par s’appeler par notre prénom et se tutoyer, hein. On laisse tomber les postures un peu empruntées qui, au passage, sont un défaut auquel tu n’échappes pas.

Alors, voyons voir. François, je te rappelles que tu as été élu sous le slogan « le changement, c’est maintenant ! ». Regarde-moi dans les yeux. Tu crois vraiment que tu as changé quelque-chose ? Ok, ok, le mariage pour tous. Mais bon, la population dans son ensemble attend aussi des changements, tu ne crois pas ? Quoi ? Un rendez-vous urgent ? Non, reste un peu, s’il te plaît. Alors, j’écoute. Les changements ?… Hum… Je vois…

Bon mais, s’il te plaît, au moins, arrête d’imaginer que, parce que tu auras diminué la dette ou fait baisser un peu le chômage fin 2013, les gens vont t’aimer davantage. Ils n’ont pas élu un comptable, je te le rappelle. Mais un président. Il faut reprendre courage et oser deux ou trois trucs destinés au plus grand nombre. Du bien visible, du palpable, du concret, juste pour redonner un élan à l’espoir.

Heu, François, il faut que je te dise que tu as été très mauvais sur le coup de la petite. Tu savais bien que, si tu faisais revenir tout le monde, tu te mettais à dos la droite, le FN et les vallsiens de gauche. Et validant la décision d’explusion, tu te mettais à dos la gauche. Ce qu’il fallait donc faire, c’est juste te taire et envoyer un ministre au charbon. C’est leur boulot. Là, avec ta mesure entre deux, mi chèvre mi chou sans les parents ni les frères et sœurs, tu as réussi à te mettre à dos… tout le monde.

Conseil numéro un : change de chargé de communication. Tu peux le tester une dernière fois : qu’il trouve le moyen de rendre ta décision cohérente. S’il y parvient, c’est un surdoué. Ne pas le lâcher. Allez, c’est tout pour aujourd’hui.

Heu, avant de partir. Tu pourras réfléchir à ton application à satisfaire les patrons et la finance ? Tu sais pourtant que la droite ne te soutiendra jamais. Autant que ton électorat en profite un peu, non ?

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11 commentaires pour On inaugure !

  1. mano dit :

    ouf! me voilà rassurée! je me demandais quand tu allais intervenir pour conseiller notre pauvre président! bon, les choses devraient s’arranger très vite…

  2. Le Guy dit :

    Que veux-tu que je te dise mon pote ? J’ai soutenu Hollande un an et demi avant l’élection. Contre ceux qui disaient c’est un mou. Contre Aubry qui fut battue. Alors tu imagines la longueur de la carotte…

  3. Lydie dit :

    ah, il serait peut-être temps qu’il t’écoute, notre cher président, suffit de lui faire passer le lien du blog !

  4. Bernard Blancan dit :

    On rit sous béret… ?

  5. Bernard Blancan dit :

    Les carottes sont longues. Je répète. Les carottes sont longues !

  6. Bernard Blancan dit :

    Il a des RG, non ?

  7. mano dit :

    pas besoin des RG! il me semble que tu as déjà une relation épistolaire avec lui, non? D’ailleurs, on va désormais se poser la question à chaque fois que le président prendra une décision « y a t-il du BB là-dessous? »

  8. Bernard Blancan dit :

    Mouais, je ne pense pas être pour grand-chose dans tout ça.  Juste un petit souffle de vent contraire vite emporté.

  9. Le Guy dit :

    Ton texte fut envoyé direct au bureau du PS… en précisant que ça venait d’un ancien coco donc pas très sérieux… lol

  10. Bernard Blancan dit :
  11. serge barande dit :

    Je le savais qu’il y avait en toi un côté maternel. Une vraie louve pour notre agneau présidentiel! Un Seigneur des agneaux.

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