Cherche volontaire(s) pour expérience…

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Depuis mon retour de tournage, j’ai assisté une semaine de travaux et j’en ai profité pour réparer tout ce qui ne fonctionnait plus ou mal, mettre en place ce qui manquait, me débarrasser de toutes choses matérielles qui encombrent l’esprit une bonne fois pour toutes. J’ai fini de penser (pour un temps) tiens, un jour il faudra que je fasse ceci ou cela. C’est fait. Au prix de listes barrées sur mon cahier bleu. L’esprit libéré, et avant le prochain tournage de début mars pour le Village Français, me voilà en disposition pour aller au ciné pour mes séances de rattrapage et surtout me replonger dans mes écritures diverses.

Le premier dossier en cours, ce sera « des salades » (qui est en passe de devenir une court-métrage documentaire, une comédie métapsychique).

Pour ce petit film, j’aurais besoin d’au moins un volontaire parmi vous, cher lecteurs lambda. Vous avez vu que j’ai reproduit une expérience sur l’exposition de graines germées au wifi. Il y aura une séquence du film sur le sujet. Le (ou les) volontaire(s) devra reproduire l’expérience chez lui ou chez elle. Deux conditions à cela : posséder une livebox Orange et être intimement convaincu de la nuisance du wifi sur le vivant. Pour ce qui est du détail de cette expérience très facile à réaliser, il sera fourni en privé. Pour ce même documentaire, mais un petit peu plus tard, je solliciterai encore les lecteurs pour d’autres expériences qui, elles, ne nécessitent aucun matériel particulier. On s’en reparlera.

Cavanna est mort. Pas que…

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Cavanna est mort. La France d’aujourd’hui, celle qui fait du bruit, c’est celle des rumeurs pourries des intégristes religieux de tous bords qui voient dans l’école « la théorie du genre », militants de l’inégalité hommes-femmes, de l’inégalité tout court, fantasmant une école où l’on enseignerait la masturbation. C’est aussi celle de « jour de colère » qui rassemble les fachos, des racistes du FN aux antisémites colorés de Dieudonné et Soral et autres théoriciens paranoïaques du complot, les homophobes, anti-IVG, les anti-impôts… La France poujadiste dont les idées ont grosso modo été appliquées par les nazis. Mais visiblement, la France a la mémoire courte. Cavanna est mort. Aujourd’hui les révolutions se font par internet, boostées par les réseaux sociaux. Il y a du monde, sur internet. Et un paquet de rétrogrades hargneux à la pensée pétrie de haine de l’autre, binaire, facile, stérile, nocive, liberticide. Cavanna est mort.

Résultat de l’expérience germination et wifi

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Et voici le résultat du test germination avec wifi. Non, pas l’image du dessus. Celle du dessous. Il n’est pas utile de préciser quelle des deux coupelles contient les graines soumises au wifi. Il n’y a pas à dire, on dirait que ce n’est pas très bon pour la germination. Celles sous wifi, c’est un peu comme une manif « jour de colère ». Pas joli-joli. Pas bio, tout ça.

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Bon, c’était le dernier jour de la série des graines. Demain, on passe à autre chose.

Wifi et pas, ça pousse…

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À vous de dire quel est l’échantillon de graines soumises au wifi. C’est comme ça, dans les expériences. C’est un tiers qui juge les résultats.


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Pendant ce temps, dans mon germoir, pousse une belle perspective de salade à la luzerne. S’il fallait prouver que ça pousse mieux dans un univers contrôlé que sur un comptoir de bois ou sur un haut-parleur…

Nocivité du wifi, suite…

Désolé de revenir sur le sujet d’hier, mais Gaspard Cresp m’a apporté des éléments nouveaux sur cette expérience, venant de l’université de Poitiers. Il se trouve que cette photo qui illustre la recherche n’est en rien représentative des véritables résultats. Les vrais résultats, par exemple, c’est ce tableau. En bleu, le nombre de graines qui ont germé en zone neutre et en rouge, le nombre de celles qui ont germé sous wifi.

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Il y a certes une différence entre les deux zones, mais elle n’a rien à voir avec la seule image qui est communiquée partout, relayée d’abord par leur prof qui est un militant anti ondes. Résultat, je fais germer mes graines pour rien. Enfin, au moins, on verra quelle différence il y a entre mes graines wifi et mes graines comptoir.

À propos de la méthode.

Mais restons dans le cadre d’expérimentation scientifique. Comment comparer deux lots de graines germées ? Les filles ont fait le choix de compter le nombre de pousses. L’idée que sous-tend ce choix de mesure laisse entendre que les graines poussent ou ne poussent pas. Or, le fait que les graines germent ou pas comme facteur de comparaison nécessiterait qu’elles soient réparties rigoureusement de la même façon, soumises aux strictes conditions d’hydratation, de température, de lumière et qu’elles aient la même provenance, le même âge, etc… Ben, si l’on veut comparer, comparons sur des bases solides, surtout quand il s’agit d’organismes vivants ! Une autre façon de comparer consisterait à utiliser moins de graines et à mesurer ensuite chaque pousse. Il est alors facile de faire une moyenne par lot. Là, déjà, on travaille sur l’idée de telles graines soumises à telle condition poussent mieux que soumises à telle autre condition. Une autre consisterait à comparer des poids. On pèse les graines, puis, en fin d’expérience, on pèse les pousses. On compare ainsi la croissance. C’est le choix que j’ai fait pour ma part. On pourrait aussi comparer la taille ou le volume de façon visuelle. C’est moins précis. Sauf quand on balance une photo comme celle qui est utilisée pour communiquer sur l’expérience danoise.

Pour ce qui concerne mes propres expériences, je travaille avec des graines de soja, dans un germoir automatique qui brumise les graines toutes les 4 heures, le tout placé sur un plateau tournant automatique lui aussi, l’ensemble dans une petite serre plexiglas chauffée avec un chauffage soufflant céramique branché sur prise thermostat, ce qui permet d’avoir une température constante entre 19°6 et 20°1. Et malgré ces conditions destinées à éliminer les biais environnementaux, il y a encore des différences entre deux lots de graines. Avant de lancer une expérience valable, je suis obligé de travailler à créer les conditions qui génèrent la différence la plus faible possible entre deux lots. Et, rien que ça, ça demande des mois et des mois de travail et des kilos de salades de graines germées (qui sont par ailleurs délicieuses).

Bref, quand on veut faire de la science, il faut se donner le temps et les moyens et avoir une rigueur pathologique. Et les résultats sont beaucoup moins impressionnants que ceux annoncés par la photo de l’expérience danoise.

À propos de la communication.

Toutes les images sensationnelles, incroyables sont quasiment toutes fausses ou truquées. Elles sont destinées à attirer l’attention et à produire une adhésion idéologique. Le principe de la publicité. Il suffit de regarde le teaser (bande annonce) de la manif anti-Hollande pour voir comment se construit la propagande. On ne fait plus appel à la pensée mais à l’émotion. Quand ces techniques sont employées par la science, ça fait un peu mal.

L’article de l’université de Poitiers est visible ici : http://blogs.univ-poitiers.fr/n-yeganefar/2013/06/02/wifi-et-cresson-ne-maltraitons-pas-la-science/

Et, pour le fun, je posterai les photos de mes germinations wifi dans quelques jours.

Preuve de la nocivité du wifi ?

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L’an dernier, le Danemark a attribué le prix « jeunes chercheurs » à un groupe de lycéennes qui a prouvé que le wifi nuisait à la germination de graines de cresson (leur photo ci-dessus). Une assiette près du wifi, une autre dans une autre pièce soumise aux mêmes conditions de température et de lumière, mais sans wifi. Et ça donne l’image que vous voyez. Leur expérience ayant été diffusée sur le web, des chercheurs anglais et suédois s’y sont intéressés.

Mais. Car il y a un mais. Pour les besoins de mes recherches personnelles et mon documentaire « des salades », je m’intéresse de près et depuis plusieurs mois à la germination. Et en voyant ce résultat, je me dis qu’il y a embrouille. Je pourrais soupçonner les lycéennes d’avoir triché, tant le résultat est caricatural. Cependant, je préfère leur faire une confiance aveugle et avancer une toute autre hypothèse : elles étaient tellement persuadées que le wifi était mauvais, qu’elles ont transmis inconsciemment cette donnée aux graines. Et les graines, elles ont bien écouté et ont été agressées par les ondes. Farfelu, comme idée ?

Pour nous départager, je viens de lancer une expérience identique avec le souci de démontrer que le wifi n’a que peu d’incidence sur la germination de graines. Pour se faire, j’ai placé un lot de graines sur un haut-parleur (très grosse perturbation électromagnétique), à moins de 30 cm de la boite wifi et de l’ensemble chaine hifi, lecteur DVD, téléviseur. Bref, tout ce qui est connu pour générer des ondes « nocives ». L’autre lot, je l’ai placé bien gentiment sur un comptoir de bois, entre deux plantes qui surplombent la table de la cuisine. Même pièce, même température, lumière qui avantage légèrement les plantes du comptoir.

Au bout de deux jours, je ne note pas de différences notoires. Les deux lots sont très contents et germent très bien. Haut-parleur pourri = joli comptoir fleuri (photo ci-dessous)

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Je donnerai le résultat définitif dans quelques jours.

La leçon que je tire de cette expérience, c’est que les chercheurs, dans une approche scientifique, peuvent produire de la bio-psychokinèse, action de l’intention sur le vivant, sans le savoir. Ce n’est pas l’apanage des parapsychologues. Par ailleurs, ce serait la preuve que les idées reçues peuvent avoir des effets dévastateurs sur le réel.

Cher lecteur, ne t’es-tu pas aperçu que quand tu es en compagnie de quelqu’un qui te prend pour un gros con, tu te comportes malgré toi comme un con ? Ben, c’est peut-être pareil. Ce sera la méditation dominicale.

Lien vers l’article sur l’expérience originale : en cliquant ICI

Un Village Français, saison 6, des tuyaux…

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Je ne peux pas tout vous raconter de la saison 6 du Village Français, mais j’avais donc rendez-vous hier soir avec Jean-Philippe, le réalisateur. L’an dernier, au même moment, on avait évoqué la scène d’escalade. Me voilà rassuré.

Anselme (mon personnage) apprend par Antoine que les Anglais vont bombarder un poste allemand proche d’une école. Que faire ? On ne peut pas risquer la vie des enfants. Anselme décide d’agir seul pour épargner les vies précieuses du maquis Antoine. Il traverse la Manche à la Nage, s’infiltre dans la base aérienne, se glisse dans la soute du bombardier, celle qui contient les bombes. L’avion décolle. Quand la bombe destinée au poste allemand doit être larguée, Anselme s’y accroche et tombe avec elle. Grace à des mouvements de bras, il parvient à dévier la trajectoire. Ce n’est qu’à 300 mètres du sol qu’il lâche sa prise, tel un cavalier désarçonné, il ouvre son parachute et atterrit sur un train, bolide de ferraille crachant sa fumée blanche dans un hurlement aigu de sifflet à vapeur, juste avant que celui-ci n’entre dans un tunnel. D’un bond, il quitte le toit du wagon et se réceptionne sur la cabine d’un char allemand qui roule à vive allure dans un infernal crissement de chenilles mal huilées. Il ouvre le couvercle, jette une grenade à l’intérieur (baoum) puis voltige dans le fossé, non sans emporter au passage un officier allemand qui marchait sur la route aux côtés d’un résistant fraichement arrêté. L’allemand sort son Luger, mais Anselme le poignarde vite fait. Il s’écroule. L’allemand, bien sûr. Le résistant tape sur l’épaule d’Anselme qui s’est légèrement blessé à la main en accrochant une ronce du fossé. Les deux gaillards disparaissent dans le maquis. Mais… Un lion les observe, prêt à bondir. Là, il y aura de la musique. Mais je ne peux pas tout vous dévoiler.

Début du tournage le 3 mars ! 

Qu’on se rassure, ce qu’on va tourner est bien plus intéressant que ce que je raconte.

(je précise au cas où le second degré…)

Des coups…

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Hier soir, j’étais à l’ouverture de la rétrospective Jean-Charles Fitoussi à la cinémathèque. Les parisiens pourront voir ses films.

Voici le programme : http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retrospectives/fiche-cycle/jean-charles-fitoussi,553.html

Jean-Charles a obtenu le prix Jean-Vigo 2013 pour l’Enclos du temps dans le quel je figure à Rome. C’est avec lui que je devrais incarner un candidat kamikaze au Japon. Cinéaste libre, inclassable, poésie cinématographique du hasard.

Tout à l’heure, je vais rencontrer un réalisateur qui part au Mexique tourner un documentaire sur un cultivateur de légumes géants. Il sera question de salades.

À l’heure de l’apéro, ce sera avec le réalisateur du Village Français saison 6 que je boirai un verre. Il sera question d’Anselme dans la résistance 1944. L’an dernier, on avait parlé scène d’escalade. Que va-t-il me demander cette année ?

Quand devient-on ringard ?

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Ce fût hier la remise des lutins du court-métrage. Soirée petits fours au CNC.

Les lutins, c’est une histoire qui remonte à 1998, née dans la tête de Stéphane Saint-Martin qui a souhaité que les courts-métrages aient leur équivalent César.

Je ne suis jamais très à l’aise dans ce type de soirée. Et de fait, je me suis senti un brin mis à l’écart par la jeune génération de court-métragistes. Aucun rire à ma blague sur scène, applaudissements polis… Un peu dans la catégorie « ringard » (en moins célèbre) que Bernard Ménez, Bernard Hinault et Christophe (le chanteur que j’adore) qui figuraient dans un des films projetés. D’ailleurs, un des convives s’est adressé à moi en me confondant visiblement avec Ménez.

Il n’en reste pas moins que je suis très fier d’avoir été récompensé pour Retour aux sources. Mon envie d’écrire la suite s’en est trouvée encore accrue. Heureusement que Céline, ma productrice, était là.

En vie

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Je commence à cogiter sérieux sur « des salades », mon prochain docu. Une approche différente de celle que j’avais envisagée jusqu’alors se dessine et me donne envie. N’est-ce pas l’essentiel, le désir ?

Ce soir, je vais chercher mon lutin pour « retour aux sources » et peut-être glaner le début d’une bonne nouvelle du côté d’Ogres Niais.

Bref, déjà immergé dans mes projets personnels. J’adore faire l’acteur. Mais quand je ne fais que ça, il me manque un truc.