Premier bon film de l’année !

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J’aime bien le cinéma foutraque, qui invente, bouscule, se fait avec des bouts de ficelle. Tabou de Miguel Gomez avait été, l’an dernier, un bel exemple de cette liberté, cette façon sensuelle d’aborder le cinéma.

Hier soir, c’est un film qui résume à peu près le contraire dans sa conception qui m’a fait bien commencer 2014 : Tel père, tel fils, du Japonais Hirokazu Kore-Eda. Dans une mise-en-scène classique et incroyablement maîtrisée, l’histoire simple (on s’aperçoit que 2 enfants ont été échangés à leur naissance) nous interroge avec finesse et justesse sur notre place de père. Quand l’émotion est accompagnée de pensée et de réflexion, ça devient magistral. Même si le film a reçu le prix du jury à Cannes, il semble ne pas faire l’unanimité chez les spectateurs. Les trentenaires de la rangée de derrière, par exemple, étaient déçus. Ils faisaient partie de ceux qui ne retiennent d’un film que les gros traits narratifs, la thématique, moins sensibles à la mise-en-scène, au jeu et aux discours d’arrière-plan. Mais ce regard de surface n’est-il pas celui qui domine, y compris au sein des instances décisionnaires ?

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10 commentaires pour Premier bon film de l’année !

  1. Pascale dit :

    Tout à fait d’accord. Il est un de ceux qui m’ont bien fait terminer l’année (cinématographique…) http://www.surlarouteducinema.com/archive/2013/12/27/tel-pere-tel-fils-de-hirokazu-kore-eda-5256694.html#comments As tu vu les autres Kore-Eda (Nobody Knows : un crève coeur), ils sont tous de ce niveau. Quelle délicatesse et sans moralisme. J’adore ce réalisateur.

  2. Bernard Blancan dit :

    Super article, Pascale ! T’écris pas avé les pieds, toi !

  3. Pascale dit :

    et bé non, avé les coudes ! Essaie !

  4. serge barande dit :

    C’est moignon Pascale! Ça m’étonne ce que tu dis là, Bernard, car sur ce « Tel Père Tels Fils », je ne suis tombé que sur des critiques élogieuses. Mais je sais aussi que les critiques et les spectateurs font deux. Après, dans ces critiques émises, il n’y avait pas le détail des classes d’âge à qui elles s’offraient. Et comme je ne suis plus « trentenaire », peut-être les ai-je adoubées tout de go. (Faudrait que je bosse un peu sur moi, non ?!…). Peut-être que ces trentenaires-là avaient en fond d’esprit un problème de Famille Groseille, et la fameuse réplique de Daniel Gélin… Faut se méfier parfois des souvenirs, et aller voir une toile avec la fraîcheur du moineau tombé du nid. Sinon, y a Bunuel et Renoir, sinon pour certains Max Pecas, qui viennent klaxonner à tes méninges sans que l’on ne s’en aperçoive. Et là, le pauvre gars de talent, le réalisateur, d’emblée il est niqué. Les spectateurs, ils arrivent parfois avec leurs valises pleines des films d’avant. Plus de place pour la découverte et l’apréciation de l’originalité. « Oh bé l’autre, il était mieux ». Tè! Vais me faire une soirée diapo, moi! Sur la fondue de Tati (pas Jacques, ma tata), le soir de mes huit ans. Novateur, créatif, et contemporain. D’ici que des palmes tombent dedans… Ça changerait du fil dentaire ! Non-non, aucune allusion à un film ancien. Frais comme un moineau, moi!

  5. Bernard Blancan dit :

    a y é    avé  lé  coude s 

  6. Bernard Blancan dit :

    Tu veux dire que je suis, comme un mouton, l’avis des tikcri ? Bouffon, va ! Ton chien à la piscine ! 

  7. serge barande dit :

    Euh… je parlais des trentenaires. T’es trentenaire toi ? Veinard!

  8. Bernard Blancan dit :

    Pas encrore. 28. Ça va pas tarder…

  9. Guy Gauthier dit :

    On peut pas faire de cinéma contre la populasse… la nouvelle vague l’a fait et alors, ont-ils vraiment fait changer le public depuis 50 ans ?

  10. Bernard Blancan dit :

    Ben, c’est pas du ciné contre la populasse…

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