J’ai tendance à rougir…

l-huma.JPG

J’ai dû me coucher à près de deux heures du mat. Pas que je sois allé faire la fête ou traîner dans les bars. Non. J’avais écrit un long article autour du grand show médiatique  Valls/Dieudonné. Les médias télévisés ne font pas leur boulot, dans cette affaire. On survole les choses, on est scotché au sensationnel, aucune analyse. Le gros barbu facho d’un côté et l’excité-comme-Sarko de l’autre. Il y a tant à dire, à propos de cette partie importante de la population qui glisse avec une confusion extrême dans les abysses du vide cérébral, négacionisant, victime imaginaire d’imaginaires complots, haineuse de « l’autre »,  perdue dans une attitude de rejet d’un système dont elle ne comprend rien. Fruit de l’excès de pétards et des jeux vidéos, c’est une partie de la jeunesse qui est emportée dans une espèce de paranoïa collective, teintée de la schizophrénie des immersions addictives dans le virtuel d’Internet et des jeux en ligne.

Que nous disent les politiques de cet état inquiétant qui voit les pires ordures tendre les filets de la toile pour embarquer les paumés dans d’immondes fausses révolutions ? Quelle analyse en fait la presse ? Il est où le regard sur les choses, sur les gens ? Où est-il, le constat ? Elles sont où la pensée, l’analyse ?

Profitant d’une matinée libre à La Rochelle, j’ai voulu me faire un café-Libé en terrasse. Et puis, j’ai présumé que je ne lirai rien de passionnant dans ce canard. J’ai pris l’Huma, comme dans le temps. Eh bien, j’y ai trouvé plein d’articles intéressants sur tous ces sujets. Je me suis senti moins seul, tout à coup. À l’heure où Hollande nous a lâchés complètement, où Valls imite l’autre excité, où les sénateurs empêchent la justice de travailler sur les enflures, où la confusion idéologique réveille le pire, où la surdité des élites est tonitruante, ben moi, je rougis.

 

Bon, à part ça, Cosmodrama redémarre doucement pour moi. J’attends de tourner mon unique plan de la journée. Pour patienter, la déco m’a offert un stage d’enduit. Je bricole pas mal, mais l’enduit, ça m’a toujours fait peur. J’aurai appris quelque-chose, aujourd’hui !

Cet article a été publié dans blancan. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour J’ai tendance à rougir…

  1. serge barande dit :

    Ça fait bien un quart de siècle que je n’ai pas bouffé de quenelles. En plus, je déteste les jeux vidéos. L’impression de perdre mon temps. Pour ta ressource, profite, profite donc de ce stage opportun. Enduire les cons devrait être une institution, un acte humanitaire même. A ce propos, pensée pour l’avionneur! Putain ! La Fontaine, ressuscite et écrit nous « le facho et l’avionneur ». Allez, je t’aide et t’en livre le début : En l’Humanité tout encore naissante, Fermement savonneuse reste la pente. En théâtre, en certains lieux si maladroits, L’Humanité y égare le fonds des droits.   Non loin, un avionneur passe au travers des lois, Il compte ses abatis, si âgé qu’il soit.     Bon… Mon Jeannot, je fatigue un peu, là… T’as le nombre de pieds requis. Je t’ai fait le bouzin en alexandrins. Vérifie, mais t’en a bien douze. T’as plus qu’à poursuivre. Démerde-toi pour finir. T’es grand. T’es le chef de la « morale », alors tu devrais bien pouvoir nous en dégager une sur les instants présents, style le Lion et le Rat…   Hein ? Non ! Pas le Chêne et le Roseau. M’enfin, qu’est-ce que tu me racontes ! N’importe quoi… le Chêne et le Roseau ! Pourquoi pas le Renard et la Cigogne.   Puis arrête un peu avec ton « Arche de Noé ». Y en a que pour les bestioles. Écolo, va !   Enfin, je ne veux pas t’influencer non plus, hein. Débrouille-toi !    

  2. Lydie dit :

    ils sont forts sur ton blog… je clique sur « commentaire »… et vlà qu’au dessus de Serge une pub s’affiche « Façadier… Crépi… » j’ai pas eu le temps de tout lire ! t’es de mêche avec eux ??  

  3. Lydie dit :

    PS : écrire un long article… c’est aussi une fête !   😉  

  4. Bernard Blancan dit :

    Ok, je vais essayer…  

  5. Bernard Blancan dit :

    Putain, ils sont forts !

Les commentaires sont fermés.