10 ans !

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Merde ! J’ai laissé passer la date. J’ai démarré mon blog le 3 janvier 2004. Ça veut dire qu’il est même plus vieux que Facebook.

Quand j’ai mis en ligne mes premiers articles, le mot blog n’existait même pas. Toujours le nez au vent, j’avais supposé que poster une sorte de journal sur la toile était un moyen de témoigner de la réalité de mon boulot de comédien, d’inscrire cette réalité au quotidien. Faire naître une existence numérique, extension de la vraie vie, accessible.

C’était aussi un moyen de laisser la liberté aux autres de prendre des nouvelles. Fraichement parisien, j’avais pris l’habitude d’envoyer des sortes de newsletters (qui n’existaient pas non plus), histoire que le cercle large de mes relations soit informé de mon activité professionnelle. J’avais envie que mes amis sachent ce que je devenais après ce choix risqué  d’avoir quitté mon sud-ouest pour gagner la capitale. Justifier aux yeux des autres que j’avais fait un choix difficile mais qu’il n’était pas complètement mauvais. Évidemment, il y avait du moi à moi, dans cette démarche.

Et puis un jour, une copine m’a écrit un mail incendiaire pour me dire qu’elle en avait rien à foutre de mes nouvelles collectives et que si je voulais lui écrire, je n’avais qu’à lui envoyer un mail perso. Ce fût là le déclic pour le blog. Ne plus emmerder les gens dans leur boîte aux lettres. Qui m’aime vienne chercher l’info. Et voilà comment est né « le journal d’un comédien ».

J’y démarre en faisant du jogging pour perdre du poids puis me voir offrir le rôle de Raymond dans Cache-cache, passer des castings miteux, recevoir une palme à Cannes, m’énerver contre Sarkozy, devenir sourcier, écrire des livres, faire des films, me battre pour une convention collective, ramener ma fraise pour des conneries, friser la galère, friser le surmenage, friser la bêtise, friser des salades…

Aujourd’hui encore, certains proches s’interrogent sur cette étrange position de blogueur. Moi aussi je me suis interrogé. Mais je continue, vaille que vaille cette étrange série. Merci aux lecteurs dont le nombre quotidien varie entre 50 et 2000. Plus souvent entre 50 et 100.

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19 commentaires pour 10 ans !

  1. Samuel Marès dit :

    moi je ne t’en tiens pas rigueur d’avoir oublié la date. Moi même je n’y ai pas pensé.

  2. LN dit :

    Il n’est pas « étrange » ton blog, il est necessaire ! !! Bon anniversaire so(u)rcier …Continue à entretenir la flamme..  

  3. joël dit :

    Punaise, le même jour que « Charm el-Cheik » ! 3 Janvier 2004 – Antenne 2 le journal de 20 heures

  4. hetre dit :

    Ce qui est sur c’est que tu as couru jusqu’à la palme puis tu as eu le sentiment de tourner en rond. En fait c’est normal car il faut deux palmes pour aller droit au but…ce n’est pas comme le canoé sur lequel tu peux alterner côté droit côté gauche. Mai je suis ridicule tu dois le savoir toi qui as cotoyé Moby Dick. Plaisanterie mise à part, félicitations pour ta constence. Félicitations pour ton (ou même tes) parcours.

  5. J2L dit :

    blog anniversaire ! merci de nous faire partager tout ça … et le reste !

  6. serge barande dit :

    Ben… C’est bien impec tout ça! Déjà, tu « parlais anglais » avant que les autres ne consacrent certains termes, « Blog de Book » ! (Cap’tain Hadock, livret VII, verset XIV). Puis, c’est à la fois un espace de découverte, d’info, de râleries de tout poil, et de belles déconnantes ! En somme, un espace d’intelligence. Avec, à la base, un métier (qui n’en est pas un, je te le rappelle : « Comédien!?… Euh… Mais sinon, qu’est-ce que tu veux faire comme vrai métier ?… ») qui interpelle, parce que l’image est devenue Reine du Monde. D’aucuns s’y brûlent les ailes. Mais contrecarrant cela, tu as l’art de tout relativiser. L’exemple encore de l’article de ce soir (tu as d’ailleurs omis ton « rôle prépondérant » de conseiller pour rien envers le François) où tu traites en dérision le footing qui t’as permis de maigrir « vers Raymond », jusqu’à te faire atteindre Les Marches empalmées des retraités de la Côte azuréenne.   Et ce que j’apprécie, et ne suis certainement pas le seul, c’est ce grand mélange, constant chez toi depuis dix ans : celui de la dérision – jusqu’à largement l’autodérision –, du recul, de l’humilité mais aussi en bien des domaines, d’une vraie pertinence vis-à-vis du milieu professionnel dans lequel tu évolues.   Il pourrait être question en l’occasion de ces dix ans de Blancan’s blog, d’opérer en la création d’une soupe, relative. Une bonne soupe, bien solide, qui tient le corps pour le bonheur du cœur, comme on les connaît chez nous. Où quand c’est cuit, la louche tient debout : –         Au départ, faire rissoler dans de la graisse de conards parfois croisés, quelques désillusions, finement castées, ail puis oignons et échalotes larmoyantes –         Jeter nonchalamment les dés de jambon, ça rassure l’âme et c’est bon, odeurs d’enfance… –         Rajouter quelques poireaux ciselés, pour l’attente tant consacrée –         Puis quelques carottes, coupées en fins dés, pour la fermeté, la rançon, la résistance au mal –         Couvrir le tout avec de l’eau, mais attention, juste à niveau, pour ne pas tout noyer… –         Plonger le chou : c’est rond, rassurant et goûtu –         Eviter les tomates, parfois trop acides y compris sur scène –         Ne pas omettre les haricots de maïs, ces grains au pouvoir « maléfique » –         Ni les quelques patates, pour leur amidon, leur liant en toute situation –         Faire looooonnnnnnguement mijoter, à feu très doux, 8 à 10 ans. Que ça prenne !   Et déguster tout cela, se disant que ça, au moins, personne ne te le chipera ! Allez, bouge rien surtout! Et bouge tout surtout!!!   Bises anniversaireuses!

  7. serge barande dit :

    Ah… J’avais oublié pour mettre en lumière mes propos sur le fait que le blog est aussi un espace d’intelligence. Cette citation du Maréchal Félix Potain : « Travail, Famille, Poterie ». Ah… la mise en lumière, quand même, c’est essentiel.

  8. Guy Gauthier dit :

    Ba moi mon BB, c’était le 4 avril 2006 que je suis arrivé sur ce coup là. Après la démarche googelesque d’aller voir ce que produisait l’ami Olivier Berlemont. Celui-ci m’avait favorablement retenu le scénar Mob Story, ça sentait bon la prod de pro après un intérêt de Besson pour le même film… et pis j’ai vu la présence de BB que je ne connaissais pas du tout (Indigènes n’était pas sorti et Cannes non plus). Depuis nous nous sommes retrouvés une demi-douzaine de fois. Bon anniversaire mon grand !

  9. Bernard Blancan dit :

    Quelle fidélité ! Bravo ! (et merci )

  10. Bernard Blancan dit :

    Merci LN ! 

  11. Bernard Blancan dit :

    Je te jure que j’y suis pour rien !!!!

  12. Bernard Blancan dit :

    Merci bien  Je vais voir ce que je peux faire pour la seconde palme. Aujourd’hui, ça peut servir. Les puits ne vont pas manquer d’eau…

  13. Bernard Blancan dit :

    Merci camarade !

  14. Bernard Blancan dit :

    Merci pour la soupe et pour tes mots imagés à la sauce sud-ouest qui viennent donner de belles saveurs aux papilles intelligentes des lecteurs 

  15. Bernard Blancan dit :

    Merci ma Guytounette . Jamais 6 sans 7 !

  16. Pascale dit :

    Le mien n’aura que 8 ans en mars. Il y a parfois des bas : à quoi bon ? Et puis surtout des hauts : et des rencontres, des rencontres… J’ai plus d’amis sincères depuis ce blog que depuis toutes les années passées sans !

  17. Bernard Blancan dit :

    Comme quoi, le virtuel peut parfois se transformer en réalité…

  18. Pascale dit :

    Absolument ! et comme on apprend à se connaître avant, je n’ai eu que de bonnes surprises !

  19. Bernard Blancan dit :

    T’en as vu passer, des mecs, toi… 

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