Si j’étais guérisseur

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Deux nouvelles. Une bonne et une mauvaise. Je commence par la quelle ? Pour finir par la bonne, je vais commencer par la mauvaise. 

La mauvaise :

Des salades, ça va pas le faire du tout. Le projet n’avait pas la force d’une vraie suite de Retour aux sources. En tout cas, il ne reposait pas sur les mêmes ressorts. Dans le premier, malgré la première personne omniprésente, j’avais la place humble de celui qui est dépassé par les événements assez énormes : la rencontre du père biologique et toutes les incidences familiales, de même que la découverte de ce curieux phénomène qui voit des baguettes révéler la présence d’eau souterraine sous les pieds du sourcier. Mon personnage était tout petit, un hibou d’albâtre, les yeux écarquillés, le bec fermé.

Dans des salades, mon personnage a grandi. Il s’émancipe de la question familiale et de la question sourcière. S’il s’appuie sur des expériences bizarres de l’ordre de celles des citrons dans retour aux sources. Dans ce volet, il singe et dénonce l’approche rationnelle de l’irrationnel pour s’en libérer et assumer sa part de croyance. Du coup, ce personnage-là, il intéresse moins. Qui est-il pour venir nous parler ? Ce qu’il dit intéresse qui ?

Avec mes histoires de graines wifi et non wifi, pourtant, je racontais l’incidence de la conviction dans le résultat physique d’expériences. Croyance. Idéologie. Jour de colère, manif pour tous, Hollande qui fait allégeance aux croyances capitalistes, racismes. Le wifi d’aujourd’hui n’est pas très bon pour les petites graines que nous sommes.


La bonne :

L’autre nouvelle, la bonne, c’est que j’ai reçu mon bouquin corrigé. Il sort fin mars et il est déjà en ligne sur les sites marchands. 110 pages. Prix raisonnable (moins de 8 euros).

Son titre a changé : Si j’étais guérisseur, aux éditions Eyrolles.  Il me convient bien, ce titre (le titre est proposé par l’éditeur). Il me plait parce qu’il est incertain, qu’il laisse la place au doute, mais aussi au lecteur. Il est porteur de liberté.

J’y raconte comment il m’arrive de faire le guérisseur avec parfois des résultats impressionnants. Parfois pas. Grosso modo, je vous donne toutes les clés que j’ai trouvées sur mon chemin, vous prenez celles que vous voulez et vous vous lancez. Inutile de venir me chercher puisque vous aurez désormais les moyens d’agir sur la guérison, la vôtre et celle de votre entourage. Aucune incitation à se soustraire au corps médical. Aucune explication scientifique du phénomène. Juste la certitude que ça marche dans certains cas de façon radicale. À la fois des éléments d’initiation et une sorte de conte fantastique quand je relate mon parcours. Voyage aux limites de la science fiction quand j’évoque les recherches de scientifiques farfelus sur l’espace, le temps, les incidences de la pensée. Bref, un truc sans prétention. Le désir de partager quelque-chose qui pourrait s’avérer utile.

Déjà sur le site de la FNAC http://livre.fnac.com/a6863436/Bernard-Blancan-Si-j-etais-guerisseur

Finalement, l’un dans l’autre, j’aurais quand même dit ce que j’avais à dire sur le sujet. Je peux bien passer à autre chose.

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19 commentaires pour Si j’étais guérisseur

  1. serge barande dit :

    Je regarderai avec grande attention la TdM pour repérer au plus vite le chapitre concernant le genou, les ligaments croisés et le cartilage rotulien… Ce, afin de te proposer une suite : « Si j’étais guéri (et que je galoperai comme un jeune lapin sur les chemins de cocagne après libellules et papillons) ». Précision : le titre peut être raccourci.

  2. Bernard Blancan dit :

    Bon, genou droit ou gauche ?…

  3. serge barande dit :

    Droit… malheureusement… A contrario de ma philo…! You see what I mean. Mais la « politique » en mon genou, ne rejoint pas celle de mon cerveau. Et c’est là où ça coince, au sens propre comme au sens figuré. Ah… si mon genou droit était gai…

  4. hetre dit :

    Tes salades ne sont forcément pas foutues. Pour leur redonner vie il te faut un bon scénario avec un personnage central plein de déboires qui s’accroche à une idée, sur des moyens non étudiés jusqu’ici, et la fait exploser par une merveileuse réussite. Un roman se bâtit aussi sur des faits réels ou plausibles, mais avec une sensibilité qui captive le lecteur ou le producteur. Alors ce ne serait ni la fin des salades, ni la fin des haricots. Enfin je n’y connais rien mais ton idée de départ était si captivante.  

  5. mano dit :

    oui, c’est un peu tôt pour déclarer tes salades périmées. Il suffirait de pas grand chose pour qu’elles redeviennent bankables les frisées! un autre angle peut être, enfin j’dis ça, je dis rien….Mais c’est quand je ne dis rien que je dis ce qu’il faut parait-il….

  6. LN dit :

    Tu donnes les clés que tu as trouvées sur ton chemin…C’est ça, la clé…Bien peu font ce geste..

  7. Guy Gauthier dit :

    J’étais pas dans le film, alors…

  8. Bernard Blancan dit :

    Pareil, c’est toujours la droite qui me fait chier…

  9. Bernard Blancan dit :

    La sagesse… C’est ce que je finis par me dire aussi. On va pas les enterrer trop profond…

  10. Bernard Blancan dit :

    Je ne suis pas loin d’écouter et d’être d’accord. Ça murit…

  11. Bernard Blancan dit :

    Ben, il est lourd, le trousseau…

  12. Bernard Blancan dit :

    Qu’est-ce t’en sais…

  13. serge barande dit :

    Ah bon… pas dans le film… Ben c’était qui alors, au second plan, en mob avé la tignasse grisonnante qui dépassait du casque ?… Arditi ???

  14. Bernard Blancan dit :

    Non mais; il parle de salades…

  15. Pascale dit :

    On est accros tu sais 🙂

  16. Bernard Blancan dit :

    Yes ! 

  17. roland dit :

    Bonjour J’ai acheté votre dernier livre ce matin et l’ai déja lu . Bien écrit , tres intéressant , sans prétentions…en un mot : EXCELLENT. Mais est il possible de vous joindre, par mail par exemple ? MERCI roland

  18. BB dit :

    Merci ! Je vous envoie un mail…

  19. Kazou dit :

    Bonjour Bernard Blancan je souhaite vous contacter pour vous faire part d’un prochain essai avec un catalyseur chargé suite à un article paru dans l’inexploré du mois de Juillet/Aout ; est il possible de se parler par tel ou mail svp ? et si oui, comment procéder ? en espérant que vous êtes quelqu’un de "joignable" de la France d’en bas ! ; ) je veux dire bien terre à terre…! bien sincèrement, Franck Cazenave

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