Quelle horreur !

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Cette caméra, celle-là, pas sa petite soeur, a servi à tourner La Grande Vadrouille, La Folie des Grandeurs,

Borsalino, l’Armée des Ombres, Pierrot le Fou, R.A.S (qui ne veut pas dire Retour Aux Sources)…

 

Mais qu’est-ce que je suis allé me foutre dans cette galère ?! Je commence à me connaître un peu, pourtant. Dès que je me lance dans quelque-chose, c’est le quelque-chose qui s’empare de moi. C’est le propre des obsessionnels. Un long-métrage…

Quand on sait le calvaire que ça représente, un long-métrage. Le temps de l’écriture, celui de la production, de la recherche de financement, les atermoiements des uns, les renoncements soudains d’autres, les faux espoirs, les bonnes nouvelles, les très mauvaises, tout cela en quête du point de faisabilité qui fait dire : ok, on commence le 24 avril !

Une fois le film parti, c’est une autre affaire. Celle-là, je m’en accommode, elle ne me fait pas peur. Quand la machine est lancée, je sais faire le capitaine qui brave les tempêtes, décide la route, contourne les obstacles. On est dans la phase de maîtrise et d’agissement. Ça, je connais. Mais tout le reste, ce qui précède, cette attente suspendue au bon vouloir de ceux qui vont décider et rendre possible, c’est tout ce qui ronge, angoisse, noue, oppresse. Bref, comme quelqu’un qui a décidé qu’il avait un projet de long-métrage.

Tout cela s’applique à un mec à peu près normal qui veut faire un film facilement identifiable. Mais quand il s’agit encore d’un truc bizarre qui, de surcroît, dépend d’abord d’éditeurs et d’ayants-droit, autant dire que c’est un peu l’Himalaya, cette affaire.

J’ai déjà pris une décision : ne plus aller voir de films français au cinéma. Pourquoi ? La parano ! Quand vous avez un projet de film qui vous habite, dès que vous en voyez un, soit vous aimez et vous pensez que votre projet est extrêmement mauvais, soit vous détestez avec de bonnes raisons et vous pensez alors que vous êtes totalement en décalage avec ce qui circule dans les salles. Tout ça n’est pas très raisonnable, évidemment. Pourtant…

C’était l’humeur bloggeuse du jour.

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10 commentaires pour Quelle horreur !

  1. Pascale dit :

    Tu fais bien pour certains cas… car oui « Un beau dimanche », ‘Mea Culpa » et « La belle et la bête » (pour citer deux derniers récent) sont des CAS… des exemples de tout ce qu’il ne faut pas faire et de ce qu’il y a de plus moche ! Mais bon parfois y’a du bon : « Les rayures du zèbre » (belge) ou « Lulu femme nue »…

  2. serge barande dit :

    Bah… c’est dommage car en ce moment y a un petit film français, court mais très bien, qui circule à droite à gauche. Le pitch est pas facile, mais en gros, y a une grotte pas loin d’un lac et deux gugusses qui la squatent, un gros et un petit. Y a un arrêt de bus aussi. Et de tous, y en a pas un qui a terminé sa mue. Drôles d’oiseaux ma fois!

  3. J2L dit :

    il te reste à voir tous les films étrangers, voir même étranges !!!  

  4. françois ravail dit :

    beau   soir tu as toujours été un peu angoissé; décompresse Bernard, ton travail est admirable, continue. 

  5. Bernard Blancan dit :

    T’inquiète, je vais voir les bons, aussi…

  6. Bernard Blancan dit :

    J’ai vu ! Et j’aime 

  7. Bernard Blancan dit :

    Là, je me régale…

  8. Bernard Blancan dit :

    Zeeeeennnnnn…

  9. Lydie dit :

    T’as raison… va plutôt voir des films belges !! 

  10. Bernard Blancan dit :

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