On a gagné !

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Francfort, la Banque Centrale Européenne

J’ai pas vu s’il y avait le résultat pour les élections municipales. Dans mon village du XXème, Ménilmontant, c’est le PS qui a gagné avec plus de 55%. Le Front de Gauche qui s’était maintenu a fait plus de 13 et la droite 31. Ça va. Mais je ne suis pas certain qu’il en soit de même partout…

C’est marrant. Le mois dernier, j’étais à Bologne avec mes ogres. Au Moyen-Âge, les notables de la ville faisaient construire des tours immenses pour montrer leur puissance. Les hommes… Et ce weekend, à Francfort, c’est la même. Des tours. Maintenant, ce sont celles de la finance qu’on érige. On n’est plus au Moyen-Âge. Au moment de l’industrialisation, on nous a mis la Tour Eiffel. Toujours des tours.

En tout cas, si ça continue comme ça, les tours de la finance, le popolo y va y mett’ le feu…

Manuscrit corrigé, je vais passer à la phase où je vais me demander ce que j’en fais.

Pour l’heure, faire sa déclaration au Pôle emploi et attendre de voir si le premier ministre sera tendance Valls ou Aubry. De toute façon, le problème, c’est pas la droite ou la gauche, c’est le système économique auquel les deux s’appliquent de la même façon. Les directives de Bruxelles et le dictat des marchés financiers. Si tu joues au comptable, t’es mort. T’es Hollande.

Mode d’emploi

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Souvent on me voit aller à toute vitesse, me précipiter, me sur activer. À peine le roman écrit, po po po, le faire lire et corriger et l’envoyer aux éditeurs ! On dirait qu’il n’y a plus que ça qui compte et qu’il est d’une urgence impérieuse de le faire.

Tout ça est en fait dicté par des agendas. À partir de la semaine prochaine, je repars en tournage pour le Village Français. Limoges. En avril encore, je vais tourner dans un court-métrage au Pays Basque. Bref, si je ne me bouge pas maintenant pour le roman, je recule de deux mois au moins. Voilà comment, en fonction des activités planifiées, j’ai l’air d’un agité obsessionnel. Mais si je ne fais pas comme ça, les projets se délitent, s’évaporent et disparaissent complètement au fond d’un tiroir.

J’ai l’air d’être speed. En fait, je suis très pausé. J’essaie juste de déployer l’énergie nécessaire au bon moment plutôt que de l’étaler au risque de la perdre. Et puis, je ne sais pas faire 36 trucs à la fois. Mais comme j’aime faire 36 trucs quand même, je suis obligé de boucler au plus vite l’un pour me jeter sur l’autre. Quand je sature, une bonne glandouille et c’est reparti !

Départ tout à l’heure pour Francfort. Grand beau temps annoncé autour de 20°. Oui, j’amène le roman pour le train. Faire les dernières corrections. Une fois sur place, je profite.

Votre avis m’intéresse…

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J’éprouvais une certaine lassitude à jouer dans les spectacles de théââââtre. Je trouvais que ça se prenait au sérieux, que c’était un brin hautain, grave et élitiste. C’est ainsi qu’au début des années 90, j’embarquais Martine Pont dans un duo de café-théâtre. Je voulais juste exprimer que l’on pouvait dire des choses intéressantes dans des formes moins sacralisées. Ainsi naquit Ça va péter, j’te dis !, spectacle que j’ai sans doute le plus tourné de toute ma carrière de théâtreux.

Aujourd’hui, en dehors de quelques corrections et retouches, mon premier roman est terminé. J’avais annoncé clairement mon ambition : écrire un roman de gare ! Cela veut-il dire s’asseoir sur toute ambition littéraire ? À votre avis… Pour moi, un roman de gare est un roman court, plaisant, distrayant, facile à lire, qui ne donne pas envie de le quitter avant d’en connaître la suite, qui se lit dans le train ou à la plage. Voilà pour la forme. Pour ce qui est du fond, je fais partie de cette génération qui, quand elle choisit de s’exprimer, préfère que ce soit pour dire quelque-chose, aborder des thèmes sérieux ou qui tiennent à cœur. Il n’est pas utile pour cela de se la péter. Surtout quand on a conscience qu’on n’en a pas les moyens.

C’est sous ces auspices qu’est en train de naître Catapulte. Un polar métaphysique. Un roman de gare. Une approche fictionnelle des thèmes abordés dans Retour aux sources (mon docu), Secrets de sourcier et Si j’étais guérisseur. Une façon de boucler la boucle en allant plus loin, plus profond dans l’âme humaine, en interrogeant croyance et pathologie, imaginaire et réalité (d’où métaphysique), à partir d’univers que je connais bien, avec de l’amour et une enquête policière (d’où polar). Le héros est une fille. Un héroïne, donc. Une cartésienne qui se trouve chamboulée dans ses visions du réel.

Votre avis m’intéresse pour le titre d’abord : Catapulte ? Les preuves ? Les preuves de Marivaux (nom du capitaine de gendarmerie) ? Lapsus (titre trouvé par Pascale) ? Une autre idée ?

Par ailleurs, je m’interroge sur la signature : Mon nom ? Goup ?

Demain, j’ai quatre heures de train pour faire les corrections. Je vais à Francfort pour le festival de court-métrage dans lequel passe Ogres Niais (merci encore à Betty et Rainer de Contis !). Je ne rentre que dimanche soir. Ce qui veut dire que, comme moi aussi j’ai envie de donner mon avis, j’ai fait une procuration pour le deuxième tour des municipales. Je ne suis pas de ces gens de gauche qui s’abstiennent par… heu… je sais pas par quoi.

Si j’étais guérisseur, le livre…

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Le voilà !

Alors, c’est quoi, ce bouquin ? Ben, dans mon aventure de sourcier, j’ai rencontré des guérisseurs. L’un d’entre eux m’a soigné un genou à distance, avant que je le rencontre. Puis je suis allé le voir. Il m’a raconté comment il faisait. Il m’a appris à « barrer » le feu. Et puis, petit à petit, je me suis mis à faire le guérisseur pour les uns et les autres, avec plus ou moins de succès.

Ce sont ces succès, parfois impressionnants qui m’ont questionné. Qu’est-ce qui marche avec ce binz ? L’effet placebo ? Sans doute. C’est un phénomène d’auto-guérison extraordinaire qui mérite à lui seul d’être considéré comme primordial dans la guérison.

Ma grande question a été ensuite de savoir s’il y avait autre chose. C’est pour cela que je me suis lancé dans des expériences sur citrons, graines à germer, tomates, etc… Je n’en suis pas ressorti bétonné de certitudes, mais avec de forts indices me permettant d’affirmer qu’il y a, en effet, autre chose que l’effet placebo.

J’ai ensuite recherché ce qui, dans la science, pourrait me donner des clés pour comprendre sur quoi reposait ce petit plus.

Enfin, comme je suis de gauche, je suis convaincu que chacun possède ce fameux don des guérisseurs.

Ce livre est donc à la fois un témoignage de mes questionnements et recherches, une transmission, en quelque sorte. Il donne au lecteur un outil d’initiation.

Les plus sceptiques pourront se contenter d’y voir une divagation poétique. C’est important, aussi, la poésie.

On peut le commander chez son libraire. Sinon, sur les sites de la FNAC, AMAZON, etc…

Ma vie, mon oeuvre…

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Ça vaut le coup de regarder Ogres Niais sur Histoires Courtes de France2. Je m’y livre après le film à un petit entretien qui peut éclairer le film sous un certain angle. C’est bien réalisé, avec extraits et tout et tout. Rediffusion le 31 mars. Je ferai un rappel. Il est facile d’enregistrer. Pour les distraits, il y aura ensuite un replay.

Un petit message de mon éditrice (Eyrolles) m’annonce que « Si j’étais guérisseur » est chez l’imprimeur et qu’il sera livré dans les prochains jours. Là aussi, je ferai un rappel.

Ça y est, j’ai filé « Catapulte », mon premier roman, dans les griffes rouges de Pascale. LN a déjà lu mais a le gros avantage de n’avoir pas eu à faire les corrections puisqu’elles incombaient à la seule Pascale.

Vous pourrez suivre ici toutes les étapes qui conduiront ou non à une édition. La phase de re-travail, l’envoi aux éditeurs, les réponses et, peut-être l’accord, etc… J’ai fait le choix de dire sur le blog, même si je n’ai pas l’assurance que les choses finiront par exister. Pour Retour aux sources, les bouquins, Ogres Niais, ça n’a pas nuit à la réalisation de ces projets. Je sais que d’autres préfèrent rester secrets tant que rien n’est certain. Pour ma part, il me plait de témoigner du cheminement. La lutte pour une réalisation est à mes yeux aussi importante que la réalisation elle-même. C’est le mouvement qui m’importe. Dans le théâtre, c’est le cycle de répétitions et de recherche qui m’éclate le plus.

L’écriture, en tout cas, c’est un domaine que je ne vais pas quitter de si tôt. J’y prends un immense plaisir. Inventer des histoires, scanner des personnages, des situations…

L’idée d’un roman qui s’appellerait « convention collective » m’a traversé l’esprit. Mais là, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure idée…

À ceux qui se demandent comment je fais pour réaliser de multiples projets de front, dans des domaines différents, je répondrai que je suis né avec une soif d’expression peu commune. Peut-être pathologique. Chaque aventure artistique est une mise en danger. J’en aime la difficulté, la douleur et les plaisirs. J’y croise mes doutes et mes limites. J’apprends à m’y connaître et à y connaître les autres. J’essaie d’y comprendre le monde. Bref, c’est vital et passionnant. Je tire autant d’enseignements de mes échecs que des petites réussites. Ce sont les premiers qui génèrent d’autres aventures.

Tout ceci peut sembler manquer d’humilité, je le concède. Mais ceux qui lisent le blog savent aussi que je n’ai d’autre prétention que celle d’être un petit artisan bricoleur.

Paris, la ville la moins polluée de la tête !

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Au niveau pensée, c’est quand même mieux de vivre à Paris… Le FN y est très bas.

Hier soir sur France2 le journaliste demande au mec du FN élu au premier tour :

  ° Quelles sont les deux premières mesures que vous prendrez ?

°  Heu… d’abord on fera le budget.

Voyant que ça fait un peu François Hollande comme mesure, il continue. 

° Ben déjà, on va augmenter la police municipale et baisser les impôts.

Voilà en bref, le rêve français vu par le FN : des uniformes et moins d’impôts. Moins d’impôts + plus de police = forcément moins de pas mal de choses… Le plus triste, c’est que les imbéciles ne verront même pas que ces gens font des conneries, tellement heureux de voir le bon sens populaire au programme et la connerie en bannière. Comme sous Vichy.

Dans la même émission, un journaliste interroge Marine Lepen sur le faible taux du FN à Paris. Elle répond que la porte est entrouverte et qu’ils ont mis le pied.

Le rêve des Français : Ding dong… Tiens, on sonne. Je vais ouvrir la porte. Et là, plaf, un policier municipal met le pied. Baisé, le français. Le policier, il rentrera et viendra mettre de l’ordre. Quoi ? Des gauchistes ? Zou, par la fenêtre ! Des intellos ? Pareil ! Des homos, des noirs, des roms, des arabes ? Par la fenêtre !

Sacré rêve, dis donc…

Pour voir ce à quoi aboutit ce genre de bêtise, il fallait voir Ogres Niais. Mais c’était très tard. Rediff le 31 sur France2 et après, il y aura le replay.

Aux urnes !

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Pas encore voté, mais ça sera fait dès l’averse passée. Toujours présent pour un acte citoyen.

En revanche, je me désengage totalement des débats fratricides autour de la convention collective. J’ai dit ce que j’avais à dire. J’ai été on ne peut plus clair. Maintenant, je vais pas aller me faire un ulcère non plus. Qu’ils se démerdent. Ça sera sans moi. J’ai d’autres chats à fouetter. Déjà que le cinéma français ne me fait pas trop bosser, en continuant comme ça, je vais finir par me retrouver à la rue, moi.

Donc, chers amis réalisateurs, je suis à votre disposition pour jouer des rôles de syndicalistes, de méchants, de connards. Maintenant, si vous avez des rôles plus ouverts, je prends aussi. À vot’ bon cœur et au plaisir !