Heureux villageois

Heureux villageois

Au Village Français, je profite des décors pour réviser les chansons du temps des fachos. Ça pourrait resservir. Maréchal, nous voilà…

Aujourd’hui, nous avons tourné une scène majeure de la saison. C’était pour moi une séquences des plus difficiles et des plus réjouissantes que j’ai eue à jouer (merci Fred !). Pas que dans le Village. Il ne s’agissait pas de se planter, de se vautrer. Et c’est là que tu vois quand t’as un réalisateur en face. En une phrase, il m’a mis sur les rails. Car oui, on a beau avoir beaucoup tourné, atteindre un âge respectable, on n’en est pas moins prompt à s’égarer, à ne pas trouver la bonne voie. Merci Jean-Philippe Amar !

L’ensemble ne s’est pas fait en une prise. Il a fallu y retourner encore et encore pour avoir le tout. Heureusement que ce n’est pas un boulot facile, sinon on s’ennuierait tous. Au final, si cette séquence ne vous fait pas pleurer (pas du seul fait d’Anselme, évidemment), je me remets au macramé. Mais une chose m’a rassuré définitivement : le perchman m’a dit « j’aime beaucoup ce que vous faites ».

La semaine prochaine, ce sont les deux derniers jours pour moi dans cette demi-saison. On y retourne en septembre pour la seconde moitié.

J’ai sans doute l’air de fayoter quand j’écris sur le Village. C’est juste que je suis heureux sur ce tournage, dans ce rôle, avec cette équipe. Quand je le suis moins, ce n’est pas écrit dans le blog. Pas question de faire croire, pas plus que de cracher dans la soupe. Plutôt se taire. C’est le parti que j’ai pris depuis longtemps. Bon, ok, de toute façon j’aime trop mon boulot pour ne pas y prendre du plaisir.

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9 commentaires pour Heureux villageois

  1. Lydie dit :

    Eventuellement, si Serge se trouve dans les parages, voilà 2 questions de mi hijo (cf LPO) : "rhalala comment ils font, à des km de distance, pr distinguer un pinson des arbres d’un pinson du nord ; ou un faucon hobereau d’un faucon émerillon ?" "Et je me demande aussi quel est le grossissement des jumelles et longues-vues ?" 🙂

  2. Lydie dit :

    ce que je trouve assez révoltant, c’est que les enfants étaient obligés d’apprendre cette marche, "Maréchal nous voilà", à l’école !!

  3. Lydie dit :

    oui oui, pour ne pas s’égarer quand on a atteint un âge respectable, les rails c’est l’idéal !

  4. Bernard Blancan dit :

    Non mais dites-donc, vous… 😉

  5. serge barande dit :

    Question naturelle de tu hijo. Ben la réponse est simple, un peu dans le ton donné par Bernard : c’est à force de travail, de l’œil et de l’ouïe, et de beaucoup de pratique, de temps passé à observer, écouter et observer encore la moindre attitude en vol pour en noter les infimes ou flagrantes différences et ce, de toujours plus loin. Mais malgré tout, c’est agréable de parfois se tromper, ça permet de ne pas trop se prendre pour le roi du monde et ça montre bien aux débutants que se tromper n’est pas si grave que ça. Qu’on doit même avoir ce droit, et que si cela arrive au débutant, personne ne se moquera de lui. Bien au contraire, on lui expliquera le pourquoi il s’est trompé, et le détail qui lui aurait permis de ne pas se tromper. Et comme ça, le débutant devient un beau jour plus sachant que le ou les sachants qui l’ont vu débuter et qui l’ont initié. Et le tour est joué ! C’est ça la transmission. Sinon, à quoi ils serviraient les grigous de mon espèce, hein ?… Les jumelles, grossissement 8 ou 10 ; les longues-vues : x20 ou x30 et parfois zoom 20 ou 30×60

  6. serge barande dit :

    Ça fait plaisir que tu en prennes à tourner. Et comme ça fait un moment que ça dure… doublement plaisir même! "Malheureusement", la guerre a été trop courte pour tourner X saisons! (Sont chiants ces nazis, aucune résistance au temps…) Pour "Maréchal nous voilà", rassure-moi, y a bien aucun rapport avec la nièce de l’autre ? Enfin… sur la filiation, le sang, je parle… Pas les idées, bien sûr, tu m’as compris, tu m’as. Non, parce que dimanche, Dame Europe risque de se gauler une bonne diarrhée démocratique. A force de bouffer des bulletins avariés, ça va lui arrivait. Et c’est nous qui boufferons du smecta, de l’ercefuryl 200, et autres pansements qui n’y suffiront pas. Si ce dimanche est pluvieux, peut-être que l’abstention sera moindre. S’il fait beau –> diarrhée! Voilà à quoi tient la démocratie, à la météo du jour ! Bernard, t’as un mouchoir ???

  7. serge barande dit :

    Ah oui, Lydie, j’oubliais… Au début, je n’avais pas de jumelles, alors j’identifiais les oiseaux… au goût ! La braconne… les mômes de mon époque, grandissant dans les marais, ils recherchaient sur le dico (en N&B) à quoi pouvait bien ressembler le "machin" qu’ils avaient gaulé, s’ils ne le connaissaient pas déjà, pour lui donner un nom. Mais à la fin de l’histoire, trouvé ou pas trouvé, on le mangeait quand même ! Comme les ogres croquaient les mioches. Enfin, dans la vraie vie des ogres, pas dans la vie des ogres des grottes qui meurent à la fin ! Faut pas déconner non plus.

  8. Lydie dit :

    T’as vu Bernard, mine de rien, il arrive à retomber sur ses pattes, Serge ! 😉

  9. LN dit :

    J’aime beaucoup ce que tu as écrit au sujet de la fameuse scène… Ce qui me vient, c’est " chapeau l’artiste" ! Bises ( non, tu ne te remettras pas au macramé) 😉

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