Un Village, saison VI, épisode 1

Thierry Godard, Martin Loizillon, Robin Renucci

Thierry Godard, Martin Loizillon, Robin Renucci

Ce n’est qu’un bout-à-bout de ce premier épisode que nous avons projeté hier. Pour un travail inachevé, je peux déjà vous dire que c’est un grand Village que vous allez voir encore. Quand une série démarre une nouvelle saison, le premier épisode est souvent nécessairement un peu lent. On y expose et installe  les situations, comme on chauffe un moteur. Cette année, les pneus vont crisser au démarrage. Les situations s’enchainent avec une force incroyable. Collé au siège, le spectateur ! Une trame narrative forte, de la vraie mise en scène, de beaux personnages complexes, une direction d’acteur incroyable.

Hier aussi, nous tournions deux séquences du sixième épisode. J’ai ramé comme un débutant, accrochant les mots. Heureusement que l’équipe est on ne peut plus bienveillante, sinon j’aurais inscrit cette page dans ce que j’appelle dans ce blog « les grands moments de solitude ». Quand ça accroche, mon esprit analytique qui décortique explique sans tactique les raisons de ces plantades. Par exemple, ici, dans une situation où, les armes à la main on va aller se frotter à ces enfoirés de miliciens de merde, je comprends mal que mon personnage puisse dire « il faut que j’appelle le délégué militaire régional pour qu’il nous envoie un préfet suppléant ». Dans cette situation, je dirais le délégué militaire, ou le DMR, ou le délégué régional. Sans compter que dans ma petite tête à béret, le délégué militaire régional, je vois même pas la tête qu’il a.

Lors du déjeuner, j’ai compris que, pour mon amie la script, en disant cela, je ne fais que rejeter sur l’extérieur la responsabilité de mes limites. J’ai médité.

Comme dirait Michel, le perchman, chacun porte sa part d’ombre. Sa part d’ombre. L’ombre de la perche. Putain, vous n’êtes pas vifs, ce matin !

Pour continuer avec mon esprit analytique, pour ma part, faire l’acteur, c’est comme faire le sourcier : se connecter au fil de l’intuition. Dès que le mental prend le dessus, c’est mort.

Bon, aujourd’hui, c’est le dernier jour d’Anselme pour le tournage de la première moitié de la saison. Vivement la reprise !

Je ne peux m’empêcher de me réjouir au passage de la disparition politique de Copé. Sur Facebook, il y a peu encore, je demandais si quelqu’un savait comment le faire taire. Ben, c’est fait !

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6 commentaires pour Un Village, saison VI, épisode 1

  1. Pavard Alain dit :

    J’ai pensé à toi pour Copé … La saison 6 passe quand ?

  2. hetre dit :

    Plus de magouilles. Tout s’arrange avec l’arrivée de la trilogie de l’UMP qui a à sa tête l’irréprochable Juppé, condamné il y a à peine 10 ans à 1 an de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs. Bernard, tu peux continuer tranquillement ton tournage tout baigne au niveau du politique mais tu as quand même raison de réviser Maréchal nous voilà.

  3. serge barande dit :

    … Copé va avoir du temps pour aller à la pêche aux perches, dans l’ombre. Et c’est Fillon qui a la pêche! Il en inspire des conneries Michel… Pour l’UMP, ça va occuper les journalistes pendant un petit moment. Ben oui, mam’ Balka et m’Sieur Gué-gué, les keufs les ont viré dehors. Même eux n’en voulaient pas. Alors à part Roland Garros et l’approche du mondial, ils commençaient à s’angoisser, surtout que le fn baisse dans les éditos. Bon Village tè!

  4. Bernard Blancan dit :

    La saison 6, ça sera janvier 2015…

  5. Bernard Blancan dit :

    Ouais, c’est pas jojo, cette histoire…

  6. Bernard Blancan dit :

    Le clown est allé se faire photographier avec l’équipe de France. Il est plus nul, il est… pfff, y a même pas de mots.

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